La finale de la Coupe d’Angleterre de football, l’un des événements sportifs majeurs outre-Manche, sera demain l’occasion d’un duel entre deux entraîneurs français, Arsène Wenger et Gérard Houllier. Wenger à Arsenal et Houllier à Liverpool ont tous deux à la fois transformé le jeu de leur équipe et ajouté au moins une ligne à leur palmarès. Wenger, arrivé à Arsenal en 1996, a conduit le club londonien au doublé Coupe-championnat en 1998 en faisant jouer son équipe dans un style plus fluide que celui, ultradéfensif, qui prévalait à l’époque du «Boring Arsenal». Même si George Graham avait permis au club de soulever en 1994 la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe, Wenger a bâti une équipe capable de bien figurer dans la prestigieuse Ligue des champions. Liverpool, qui faisait rêver dans les années 1970 et 1980, doit indéniablement beaucoup à Gérard Houllier, arrivé au club en 1998. Cette année, les Reds ont remporté la Coupe de la Ligue, et s’apprêtent à disputer la finale de la Cup et la finale de la Coupe de l’UEFA contre les Espagnols d’Alaves après avoir éliminé le FC Barcelone en demi-finale. Les hommes de Gérard Houllier sont la seule équipe à avoir battu deux fois cette année en championnat le champion d’Angleterre, Manchester United. Arsenal dans les espaces, les Reds dans la surface En dépit de certaines ressemblances, Houllier et Wenger n’ont pas construit leurs équipes de la même manière. Si Arsenal, avec dans ses rangs Thierry Henry, Robert Pirès, Patrick Vieira, Sylvain Wiltord et Gilles Grimandi fleure bon la France, le Liverpool de Gérard Houllier a une tonalité fortement anglo-saxonne. À la jeunesse d’une charnière anglaise composée de Michael Owen, Danny Murphy et Robbie Fowler, s’ajoute une pointe d’expérience avec la présence d’internationaux allemands comme Dietmar Hamann, Markus Babbel ou Christian Ziege. Certes, les deux équipes sont capables de modifier leur tactique en fonction des matches, mais des tendances se dégagent. Arsenal préfère jouer dans les espaces, misant sur la vivacité d’un Robert Pirès et la vitesse de Thierry Henry, alors que les Reds ne sont jamais aussi dangereux que dans la surface, lorsqu’ils peuvent compter sur la force d’Emile Heskey ou le sens du but de Robbie Fowler. Les deux formations sont créatives et développent un jeu tourné vers l’avant. Un point que Wenger s’est plu à souligner après la victoire en demi-finale de la Cup contre Tottenham. «Je suis fier de mon équipe et fier qu’elle se retrouve en finale de la Cup pour la deuxième fois en quatre ans. Nous nous sommes créés occasion sur occasion, mais nous les avons toutes manquées... jusque dans le dernier quart d’heure». Mais Gérard Houllier est convaincu que son équipe peut contrarier les Gunners de Wenger : «Ce sera ma première finale de la Cup en tant que manager de Liverpool (...). Ça ne sera pas facile parce qu’Arsenal est une équipe très forte, mais si nous jouons bien, nous sommes capables de battre n’importe qui».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La finale de la Coupe d’Angleterre de football, l’un des événements sportifs majeurs outre-Manche, sera demain l’occasion d’un duel entre deux entraîneurs français, Arsène Wenger et Gérard Houllier. Wenger à Arsenal et Houllier à Liverpool ont tous deux à la fois transformé le jeu de leur équipe et ajouté au moins une ligne à leur palmarès. Wenger, arrivé à Arsenal en 1996, a conduit le club londonien au doublé Coupe-championnat en 1998 en faisant jouer son équipe dans un style plus fluide que celui, ultradéfensif, qui prévalait à l’époque du «Boring Arsenal». Même si George Graham avait permis au club de soulever en 1994 la Coupe d’Europe des vainqueurs de coupe, Wenger a bâti une équipe capable de bien figurer dans la prestigieuse Ligue des champions. Liverpool, qui faisait rêver dans les années...