Le FPLP-CG (Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général) incarne l’aile ultra du mouvement palestinien contrôlée par Damas. Le FPLP-CG, qui n’est plus membre depuis 1984 de l’OLP, a son siège à Damas et s’est toujours placé aux côtés de la Syrie. L’organisation de Ahmad Jibril, qui prône l’anéantissement d’Israël, coordonne ses actions au Liban avec le Hezbollah chiite libanais. Opposé aux accords d’autonomie de 1993, le FPLP-CG bénéficie d’une liberté de mouvement au Liban, où la Syrie déploie 35 000 soldats, et dispose de bases notamment dans la localité côtière de Naamé, à 20 km au sud de Beyrouth. Son chef, Ahmad Jibril, est né en 1928 près de Jaffa, aujourd’hui en Israël, mais sa famille s’est installée en Syrie avant la création d’Israël en 1948. Il devient capitaine de l’armée syrienne, suit les cours de l’école militaire britannique de Sandhurst, avant de créer en 1959 une petite organisation : le Front de libération de la Palestine (FLP). Après l’échec d’une fusion avec le Fateh de Yasser Arafat, qui refuse de lui donner le commandement de l’aile militaire, al-Assifa, il participe à la création du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, de Georges Habache) en 1967. Obsédé par l’action, il quitte le FPLP et fonde en 1968 le FPLP-CG. À partir de 1973, il se joint au Front du refus, hostile à toute concession à Israël. Le FPLP-CG, qui dispose de combattants bien équipés et entraînés, s’est illustré par plusieurs opérations spectaculaires. Le 11 avril 1974, il lance une attaque suicide, la première dans l’histoire des Palestiniens : un commando de trois membres, ceinturés d’explosifs, se fait sauter avec des otages pris à Kiryat Shmona, dans le nord d’Israël. Bilan : 18 morts et 18 blessés. En novembre 1987, deux de ses combattants atterrissent près de Kiryat Shmona après avoir franchi la frontière en ULM (ultraléger motorisé). Ils tuent six militaires israéliens avant d’être tués à leur tour. Lors de la rupture entre Damas et Yasser Arafat en 1983, il se range du côté de la Syrie. Longtemps soutenu par la Libye, le FPLP-CG enlève et assassine plusieurs ressortissants britanniques à Beyrouth en représailles aux raids américains sur Tripoli en avril 1986. Après le retrait israélien en mai 2000 du Liban-Sud au terme de 22 ans d’occupation, le FPLP-CG perd deux hommes lors d’une opération militaire lancée dans le secteur contesté des fermes de Chebaa, occupé par Israël et que revendique le Liban.
Le FPLP-CG (Front populaire de libération de la Palestine-Commandement général) incarne l’aile ultra du mouvement palestinien contrôlée par Damas. Le FPLP-CG, qui n’est plus membre depuis 1984 de l’OLP, a son siège à Damas et s’est toujours placé aux côtés de la Syrie. L’organisation de Ahmad Jibril, qui prône l’anéantissement d’Israël, coordonne ses actions au Liban avec le Hezbollah chiite libanais. Opposé aux accords d’autonomie de 1993, le FPLP-CG bénéficie d’une liberté de mouvement au Liban, où la Syrie déploie 35 000 soldats, et dispose de bases notamment dans la localité côtière de Naamé, à 20 km au sud de Beyrouth. Son chef, Ahmad Jibril, est né en 1928 près de Jaffa, aujourd’hui en Israël, mais sa famille s’est installée en Syrie avant la création d’Israël en 1948. Il...
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