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Actualités - Chronologies

L’hypertension, un ennemi tapi dans l’ombre

La tension artérielle désigne la pression du sang sur les parois des artères. Elle s’exprime en deux chiffres : le premier, le plus élevé, exprime la pression maxima (ce qui correspond à la pression du sang quand le cœur se contracte) dite «systolique». La plus basse (dite minima) correspond à l’étape où le cœur se relâche («diastolique»). Les chiffres avancés correspondent à des valeurs, officiellement admises, exprimant en millimètres de mercure (mmHg) la densité de ces contractions. L’hypertension se définit comme une augmentation permanente de la pression du sang dans les artères. Elle est la conséquence de la perte d’élasticité des gros vaisseaux sanguins et, dans certains cas assez fréquents, d’une augmentation du débit cardiaque. Selon l’OMS, quand la pression artérielle fluctue, pour la pression systolique (ou maxima) entre 140 et 179 mmHg et pour la minima (ou «diastolique») entre 90 et 99 mmHg, on est confronté à une hypertension dite «légère». Au-dessus de ces paliers, l’hypertension devient «sévère». Compte tenu du fait que les risques cardio-vasculaires qu’entraînent ces états et la prise en charge douteuse ou insuffisante dont ils font souvent l’objet constituent un problème sérieux, leur surveillance et leur dépistage précoce revêtent une importance capitale.Les hypertendus qui s’ignorent sont légion... Pourtant un grand nombre de travaux scientifiques ont confirmé le lien existant entre espérance de vie et pression artérielle. Plus la pression est élevée, plus le risque de maladie cardio-vasculaire augmente. En fait, sur le plan médico-social, le problème grave est constitué non pas par les personnes présentant une hypertension sévère, généralement prise en charge et traitée convenablement, mais par les millions d’autres dont la tension est simplement «élevée» parfois sans qu’ils s’en rendent compte eux-mêmes. Traiter ou pas ? Faut-il instaurer un traitement même si la tension n’est que légèrement élevée ? Les seules valeurs de la pression artérielle peuvent-elles suffire comme fondement à la mise en œuvre d’un traitement ? Les dernières études épidémiologiques démontrent que seule cette donnée est insuffisante. Il est donc nécessaire de dresser un profil cardio-vasculaire global, en évaluant aussi d’autres critères : taux de cholestérol, tabagisme, sexe, âge. Selon les considérations actuelles, la prévention de l’accident vasculaire cérébral ainsi que celle de l’infarctus ne font plus l’objet d’un traitement standard, mais d’une prise en charge individualisée, évaluant, pour chaque sujet, ses facteurs de risque. La pression artérielle y fait évidemment partie. Un homme sur sept Le dépistage et le traitement de l’hypertension sont certes considérés, même par le grand public, des priorités de santé. Mais les carences sont flagrantes. On estime entre 25 % et 40 %, selon les milieux et les classes sociales, les hypertendus soumis à un traitement antihypertenseur adéquat ou cohérent. D’où le fait que dans une grande proportion, et ceci même dans la majorité des pays avancés, les personnes traitées ne voient pas leur tension revenir à la normale. À l’heure actuelle, on évalue à un homme sur sept les individus vivant avec une pression artérielle élevée et cela dans les pays industrialisés où le traitement de l’hypertension et le dépistage sont considérés comme des priorités de la santé publique. Lorsque l’hypertension est légère (de 140 à 179 maxima, de 90 à 99 minima) et en l’absence de tout autre facteur de risque cardio-vasculaire, un traitement spécifique ou une prise en charge précise ne sont généralement pas nécessaires. Le risque cardio-vasculaire est en effet quasi inexistant et une simple hygiène de vie élimine tout danger de récidive. En revanche, à un certain âge (entre 35 et 64 ans) et à pression artérielle identique pour un sujet fumeur, sédentaire, stressé, accusant un taux de cholestérol supérieur à 2,4 g/l, le risque grimpe de 18 %. Trois fois plus élevé que la moyenne... Le traitement chimique Quel que soit l’âge, une tension maxima supérieure ou égale à 180 et une minima à 110 justifient la mise en place rapide d’un traitement chimique (médicaments). Avec des valeurs plus basses et l’absence d’autres facteurs de risque cardio-vasculaire, le médecin évaluera à l’aide d’un électrocardiogramme, d’un examen de sang et du contrôle du poids si le cas relève d’un traitement pharmaceutique ou pas. Les conclusions de ces examens sont en effet essentielles pour savoir si un antihypertenseur est de mise. Heureusement, prendre à vie un médicament n’est pas la seule alternative. Il est tout à fait possible de faire fléchir le tensiomètre par d’autres moyens, moins astreignants. Une étude américaine a démontré que la réduction de la consommation en sel et la perte de poids (volume pondéral) ont permis à des personnes hypertendues une baisse, de l’ordre 50 %, du risque de faire un infarctus ultérieur ou un accident vasculaire cérébral. Le sel joue en effet un rôle essentiel dans l’équilibre entre l’eau et les sels minéraux qui composent l’intérieur du corps humain. Plus on mange salé, plus on boit, ce qui augmente le volume sanguin, entraînant une hausse transitoire de la pression artérielle. Si le fonctionnement des reins ou du système vasculaire est altéré, cette hypertension risque de devenir chronique. Malheureusement, 80 % du sel ingéré ne provient pas directement de notre salière. L’industrie agroalimentaire ajoute systématiquement du sel dans tous les aliments, y compris les sucrés. Le sel permet en effet de fixer l’eau dans les aliments. Il augmente ainsi leurs poids, stimule l’appétit, donne soif. Trois avantages majeurs pour les fabricants de produits agroalimentaires. Aucune interdiction légale ne vient combler le vide juridique qui menace indirectement la santé publique. Le seul moyen de défense reste l’information. Que les sujets intéressés tiennent donc compte de cet apport camouflé en surveillant leur consommation de denrées mises en conserves.
La tension artérielle désigne la pression du sang sur les parois des artères. Elle s’exprime en deux chiffres : le premier, le plus élevé, exprime la pression maxima (ce qui correspond à la pression du sang quand le cœur se contracte) dite «systolique». La plus basse (dite minima) correspond à l’étape où le cœur se relâche («diastolique»). Les chiffres avancés correspondent à des valeurs, officiellement admises, exprimant en millimètres de mercure (mmHg) la densité de ces contractions. L’hypertension se définit comme une augmentation permanente de la pression du sang dans les artères. Elle est la conséquence de la perte d’élasticité des gros vaisseaux sanguins et, dans certains cas assez fréquents, d’une augmentation du débit cardiaque. Selon l’OMS, quand la pression artérielle fluctue, pour la...