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Actualités - Biographies

Yuri Mrakadé, - un one-man-show

Nom : Mrakadé Prénom : Yuri Date de naissance : 17 décembre 1968 Signe particulier : Arabe et fier de l’être ! Les cheveux jaunes, épis de blé savamment désordonnés, la moustache fine, jaune également, des lunettes rouges, une montre rouge, des fauteuils en cuir rouge, rouge passion, Yuri M. Yuri Mrakadé cru 2001 est bien dans ses baskets, rouges bien sûr. La trentaine effleurée, mais pas abîmée, il prend bien soin de ces curieuses bottes de sept lieues qui l’ont embarqué d’aventures en aventures, professionnelle et personnelle. Aujourd’hui, le succès de son premier CD, Yuri Mrakadi et celui du single Arabyon Ana l’ont transporté au septième ciel ou presque. Au pays des bonheurs longtemps attendus. Le succès. Deux petits mois après son lancement, l’album de Yuri, distribué dans le monde sous le label de EMI, a été consacré «Golden Album» dans les pays arabes et a occupé le septième rang des meilleures ventes des albums arabes ; son vidéo-clip – entièrement produit par lui- même – est numéro un sur la chaîne musicale «Music Now». Yuri est invité dans de prestigieuses capitales arabes pour des concerts et des représentations privées à des non moins prestigieux personnages. Arabyon ana est même un hit... en Suède et au Bouddha Bar, à Paris. Pour certains, ce succès pourrait sembler soudain, rapide. Pour lui, «ce n’est pas venu aussi vite. Il y a dix ans que je me prépare.» Flash-back Dix ans plus tôt, Yuri, jeune homme timide, qui ne le cachait pas alors si bien, portait le rouge sur ses joues, lorsque l’émotion le rendait transparent. Apparemment sage comme une image, il commence par apprendre l’image, l’audiovisuel à l’USJ, avant de manipuler ladite image et la sienne d’abord. «J’ai toujours aimé changer de tête. Et puis un artiste est un tout. Une musique et un look». Il passe un an au London Film School et rentre au pays. Sachant déjà exactement où il voulait arriver, où il rêvait d’aller, il fonde sa propre maison de production, Yuri M Productions, pour faire «ce que j’avais étudié. J’ai commencé par écrire des musiques et des textes publicitaires, en arabe et en anglais». Le monde de la publicité lui ouvre plus largement les bras. Yuri pénètre en son sein. «La publicité m’a beaucoup appris. Elle m’a inculqué une grande discipline, quand rêver, quand et comment exécuter». Il conçoit, tourne et produit de nombreux films publicitaires, remporte le prix de la meilleure composition musicale et du meilleur texte anglais au London International Advertising Award en 1996 et le Laurier d’or pour le film publicitaire tourné pour JAD ( jeunesse antidrogue) au Francophonic Advertising Awards au Canada en 1998. Mais ce qui le touche, ce qui l’obsède, c’est la musique. « Arabyon Ana » «J’ai attendu dix ans pour sortir ce premier CD. Je savais que je devais être mûr, que quelque chose manquait, un troisième élément. Les paroles. Je ne voulais pas dire la même chose. Je devais patienter tout ce temps, dépasser les trente ans, aimer, quitter, aimer, être quitté, vivre des ruptures, un mariage, un enfant. J’ai écrit ma propre expérience. Et le plus étrange, c’est que je l’ai fait en arabe littéraire, alors que je n’avais jamais écrit dans cette langue, que je ne m’imaginais même pas capable de le faire. Les mots sont venus à moi, naturellement». Est-il étonné par le succès de ce premier CD ? «Très honnêtement, je sentais que j’avais fait quelque chose de différent, mais je n’aurais jamais cru que les choses iraient si loin ! Il était surtout temps qu’une nouvelle génération de musiciens fasse une musique arabe nouvelle, qui utiliserait la technologie étrangère». Yuri vient de rentrer, épuisé, d’une tournée de promotion qui l’a mené dans différents pays arabes. «J’ai vécu en un mois plus de choses et d’émotions que durant toute ma vie ! Il m’a fallu parler avec tous ces gens, non seulement de musique, mais également de culture, de religion. Même avec mes cheveux jaunes, je devais réussir à le faire. La musique demeure le seul langage universel qui réunisse les gens». Mission accomplie. Il repart bientôt à la conquête de l’Europe et des État-Unis après avoir achevé le tournage de son second vidéo-clip, une chanson qui lui est particulièrement chère, Maza akoulou li ouzouni, et qu’il chante accompagné par neufs musiciens de l’Orchestre philharmonique de Beyrouth. «Cette chanson me ressemble beaucoup quand mon humeur est triste. Un premier hit ouvre une porte, l’artiste peut alors faire entrer des choses plus personnelles». Puis ce sera la scène, qu’il attend, le cœur battant. Il y a dix ans, Yuri avait annoncé la couleur. Rouge, on l’aura deviné. Ce rouge lui va si bien.
Nom : Mrakadé Prénom : Yuri Date de naissance : 17 décembre 1968 Signe particulier : Arabe et fier de l’être ! Les cheveux jaunes, épis de blé savamment désordonnés, la moustache fine, jaune également, des lunettes rouges, une montre rouge, des fauteuils en cuir rouge, rouge passion, Yuri M. Yuri Mrakadé cru 2001 est bien dans ses baskets, rouges bien sûr. La trentaine effleurée, mais pas abîmée, il prend bien soin de ces curieuses bottes de sept lieues qui l’ont embarqué d’aventures en aventures, professionnelle et personnelle. Aujourd’hui, le succès de son premier CD, Yuri Mrakadi et celui du single Arabyon Ana l’ont transporté au septième ciel ou presque. Au pays des bonheurs longtemps attendus. Le succès. Deux petits mois après son lancement, l’album de Yuri, distribué dans le monde sous le label de...