Pour ne rien vous cacher, les Pokémons, moi, je m’en balance! Je ne suis pas encore retombé en enfance et bien que la sénilité me guette déjà, j’ose espérer que ce n’est pas demain la veille. Or, il a suffi que j’apprenne que ces «démons de poche» (pocket demons = Pokémons) étaient des créatures maléfiques que l’on interdisait un peu partout dans la région – à quand le Liban? – pour que je me risque à glisser un œil dans leur direction. Je n’en ai pas vu le côté maléfique, tant pis pour moi. Vous pourrez toujours conclure que je suis complètement aveugle. par contre, je puis vous dire ceci: J’en suis resté à l’époque où les personnages des dessins animés n’étaient pas aussi laids. De Blanche Neige à Esmeralda, en passant par la voluptueuse Jessica de Who Framed Roger Rabbit?, sans oublier la Betty Boop qui, elle, s’attira les foudres de la censure «américaine» (eh, oui!), nous avons eu droit à quelques créatures de rêve. Côté bestioles, également. Avez-vous jamais imaginé souris plus mignonne que Jerry, canari plus adorable que Tweety et «martin-piqueur» plus drôle que Woody Woodpecker? Je vous dispense des Mickey, Minnie, Dumbo, et du roi Lion, de Baghera la panthère, des I0I Dalmatiens, de la Belle et du Clochard. Aujourd’hui, c’est la laideur qui prime. Moi, si j’avais à interdire les Pokémons, je l’aurais fait au nom de l’esthétique. La laideur, cependant, n’est pas le seul privilège de cette bande dessinée. Elle se pratique allègrement dans bon nombre d’émissions locales, sans que personne ne s’en plaigne. Car l’œil et l’oreille peuvent aussi être offensés. Nous voilà revenus à l’époque où les Muppets furent interdits parce que Miss Piggy appartenait à un animal impur. Poupée ou pas on ne pouvait ignorer ses origines. Je ne sais toujours pas si les Pokémons ont quelque chose d’offensant. Personnellement, je les trouve tout simplement affreux, sales et méchants. P.S.: Affreux, sales et méchants, film d’Ettore Scola avec Nino Manfredi.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Pour ne rien vous cacher, les Pokémons, moi, je m’en balance! Je ne suis pas encore retombé en enfance et bien que la sénilité me guette déjà, j’ose espérer que ce n’est pas demain la veille. Or, il a suffi que j’apprenne que ces «démons de poche» (pocket demons = Pokémons) étaient des créatures maléfiques que l’on interdisait un peu partout dans la région – à quand le Liban? – pour que je me risque à glisser un œil dans leur direction. Je n’en ai pas vu le côté maléfique, tant pis pour moi. Vous pourrez toujours conclure que je suis complètement aveugle. par contre, je puis vous dire ceci: J’en suis resté à l’époque où les personnages des dessins animés n’étaient pas aussi laids. De Blanche Neige à Esmeralda, en passant par la voluptueuse Jessica de Who Framed Roger Rabbit?, sans...