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Actualités - Chronologies

Balkans - Nouvelles violences antialbanaises en Macédoine

De nouvelles violences antialbanaises ont éclaté à Bitola, dans le sud de la Macédoine, et à Skopje, dans un climat de tension ravivée par la mort de huit policiers et soldats, tués samedi dans une attaque de la guérilla. Mardi soir, selon la police, «200 à 300 personnes» ont attaqué des magasins appartenant à des Albanais ou à des Macédoniens musulmans à Bitola, ville de 130 000 habitants d’où étaient originaires les quatre policiers morts dans l’attaque de la guérilla albanaise, dans le nord-ouest de la Macédoine. Une quinzaine de commerces ont été incendiés ou saccagés. Les premières violences antialbanaises avaient éclaté pendant la nuit de lundi à mardi dans cette ville à forte majorité macédonienne (2 % d’Albanais), après l’enterrement des quatre policiers. 600 à 700 personnes, selon une source policière, s’en étaient prises à une quarantaine de commerces albanais. Un jeune homme avait été grièvement blessé dans un échange de tirs. À Skopje, la capitale, trois hommes cagoulés ont fait irruption dans la cafeteria d’un centre commercial et ont ouvert le feu à l’arme automatique, selon la police. L’un des consommateurs, un Albanais, est mort de ses blessures, tandis que le propriétaire, albanais également, et un autre client ont été blessés. Toujours selon la police, une autre attaque contre un magasin albanais de Skopje a fait trois blessés. On ignorait cependant s’il s’agissait de règlements de comptes ou d’attaques dirigées contre la communauté albanaise. Des tirs par ailleurs ont visé, sans faire de victimes, l’ambassade d’Albanie dans la capitale macédonienne, a indiqué la police. Le gouvernement a «condamné vigoureusement» les violences antialbanaises qui «servent les intérêts des terroristes», a déclaré le porte-parole, Antonio Milososki. «Le meurtre crapuleux» des huit soldats et policiers «ne justifie pas les représailles contre des civils innocents, albanais, turcs, macédoniens et autres», a-t-il dit. Selon une source policière, les patrouilles ont été renforcées à Bitola afin de protéger les établissements albanais. Les policiers ont déjà entendu une trentaine de personnes. Le chef du principal parti albanais de Macédoine, Arben Xhaferi, a dénoncé les violences, qui, selon lui, dénotent «une tendance primaire à faire peser la culpabilité sur tous les Albanais». M. Xhaferi, chef du Parti démocratique des Albanais (DPA), qui participe au gouvernement, a estimé que le climat ainsi créé rend «plus difficile le dialogue politique de même que la cohabitation» entre communautés. Il a exclu un risque «immédiat de guerre civile», mais pas «la possibilité que se crée un front entre deux groupes», la majorité macédonienne et la minorité albanaise (un quart à un tiers des deux millions d’habitants). Ces deux communautés, bien que vivant séparées, cohabitaient jusqu’à cet hiver sans heurts majeurs. L’attaque de samedi a fait huit morts au sein d’une patrouille macédonienne sur les hauteurs de Tetovo (nord-ouest), secteur au cœur des affrontements en mars entre forces gouvernementales et rebelles qui affirment lutter pour les droits de la minorité albanaise. L’Armée de libération nationale (UCK) des Albanais de Macédoine a reconnu l’action, affirmant s’être sentie menacée par ces soldats. Ce brusque retour de la violence, après un mois de calme, fait craindre aux autorités que la sécurité de la Macédoine ne soit menacée, trois mois après les premiers affrontements entre forces gouvernementales et guérilla. Les leaders du pays craignent aussi que ce climat de violence ne compromette le difficile dialogue engagé au sein de la classe politique, en vue notamment d’une participation plus large des partis albanais à un nouveau gouvernement de coalition.
De nouvelles violences antialbanaises ont éclaté à Bitola, dans le sud de la Macédoine, et à Skopje, dans un climat de tension ravivée par la mort de huit policiers et soldats, tués samedi dans une attaque de la guérilla. Mardi soir, selon la police, «200 à 300 personnes» ont attaqué des magasins appartenant à des Albanais ou à des Macédoniens musulmans à Bitola, ville de 130 000 habitants d’où étaient originaires les quatre policiers morts dans l’attaque de la guérilla albanaise, dans le nord-ouest de la Macédoine. Une quinzaine de commerces ont été incendiés ou saccagés. Les premières violences antialbanaises avaient éclaté pendant la nuit de lundi à mardi dans cette ville à forte majorité macédonienne (2 % d’Albanais), après l’enterrement des quatre policiers. 600 à 700 personnes, selon une...