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Actualités - Book Reviews

Le roman de l’unique femme entrée dans la Légion étrangère

Un roman intitulé Tant que dure le jour, signé du nom inconnu de Susan Travers (traduit en français aux Éd. Plon), fait couler beaucoup d’encre et soulève de nombreuses discussions... L’auteur est une pétillante dame de 92 ans, vivant dans une maison de retraite, dans une petite ville de l’Essonne. Susan Travers a attendu la fin du XXe siècle pour dévoiler les diverses étapes d’une vie dont les ahurissantes étapes remuent beaucoup de souvenirs et jettent une lumière inattendue sur bon nombre d’événements... La vénérable dame-auteur est la seule femme à être entrée dans la légendaire Légion étrangère. Fille d’un officier anglais, née à Cannes en 1909, elle s’engagera dans la Croix-Rouge et ralliera Londres pour se mettre au service du générale De Gaulles, lors de la Seconde Guerre mondiale. Devenue infirmière, puis chauffeur de camion à Dakar, elle traversera une partie de l’Afrique remontant jusqu’à la Syrie et le Liban, via Suez et la Palestine. Elle rencontrera alors le colonel Pierre Koening, un militaire rigide, distant, craint par un entourage qu’il terrorise, dont elle deviendra le chauffeur et très vite la passionnée compagne de l’ombre. La liaison entre le futur général déjà marié et père de famille et sa jeune subalterne traversera les batailles de l’Afrique du Nord, celles contre Rommel, Bir Hakim. Coincées dans les tranchées, en plein désert, les troupes de Koening vont tenir tête à l’armée allemande. Une nuit, au volant de sa voiture, la «chauffeur», avec Koening à bord, foncera sur les lignes allemandes frôlant la mort à tout instant... Mais l’épouse du général arrivera peu après en Afrique, et Koening sera appelé à de hautes fonctions. La fin de la guerre laissera seule et désamparée la jeune femme... «Ce que je désirais le plus au monde c’était de rester avec la Légion étrangère, ma famille d’adoption, les gens avec qui je me sentais le plus à l’aise», écrit-elle. Le 28 juin 1945, sous la matricule 22166, Susan Travers est la première et l’unique femme à intégrer la Légion étrangère. « Mes enfants n’ont jamais voulu savoir » La guerre d’Indochine inaugure le second volet de la vie militaire de la «Miss», comme on la surnomme dans la Légion. Son mariage avec un légionnaire, une vie de couple sans histoire, deux enfants et une retraite anticipée composeront l’essentiel d’une existence calme et rangée. «Mes enfants n’ont jamais voulu savoir», déclare-telle aujourd’hui. Le fardeau était-il trop lourd? À 90 ans passés, Susan Travers n’a pas voulu le traîner seule jusqu’à la tombe. Elle a donc mobilisé mémoires et souvenirs pour composer ce roman vécu, gorgé de bruit et de fureur, qui fait actuellement énormément de remous. Fière de son passé, un verre de champagne à la main, la «Miss» des légionnaires assume avec un extraordinaire brio son passé...
Un roman intitulé Tant que dure le jour, signé du nom inconnu de Susan Travers (traduit en français aux Éd. Plon), fait couler beaucoup d’encre et soulève de nombreuses discussions... L’auteur est une pétillante dame de 92 ans, vivant dans une maison de retraite, dans une petite ville de l’Essonne. Susan Travers a attendu la fin du XXe siècle pour dévoiler les diverses étapes d’une vie dont les ahurissantes étapes remuent beaucoup de souvenirs et jettent une lumière inattendue sur bon nombre d’événements... La vénérable dame-auteur est la seule femme à être entrée dans la légendaire Légion étrangère. Fille d’un officier anglais, née à Cannes en 1909, elle s’engagera dans la Croix-Rouge et ralliera Londres pour se mettre au service du générale De Gaulles, lors de la Seconde Guerre mondiale. Devenue...