Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : calme et expectative

La demande du dollar est restée modérée en ce début de semaine à Beyrouth, dans un marché dans l’expectative en attendant les résultats de la tournée du chef du gouvernement dans les centres de décision internationaux. Dans ces conditions, l’offre du billet vert continuait à être rare, faisant de la Banque du Liban (BDL) la principale contrepartie à la vente. Cela étant, et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le dollar devait être fixé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà plus d’un an et demi. Pourtant, les établissements de crédit de la place ont continué à le négocier au haut de cette fourchette et très rarement en dehors de la BDL, ont indiqué les cambistes, estimant le volume des échanges pour la journée d’hier à quelque quinze millions de dollars, presque entièrement placés à la vente par celle-ci à 1 514,00 LL. L’euro au-dessous de 0,89 dollar À l’étranger, la monnaie unique européenne s’est repliée sous la barre de 0,89 dollar hier, la probabilité d’avoir rapidement une baisse des taux d’intérêt dans la zone euro ayant été douchée par la hausse plus forte que prévu de l’agrégat monétaire (M3) dans cette région. N’ayant guère obtenu de soutien de la réunion du Groupe des sept (pays occidentaux les plus industrialisés) au cours du week-end, la monnaie européenne s’est repliée sous la barre de 0,89 dollar à l’annonce d’une hausse plus importante que prévu des liquidités monétaires de la zone euro. La masse monétaire M3, un indicateur avancé d’inflation surveillé de très près, qui mesure l’argent rapidement disponible pour l’achat de biens dans la zone euro a augmenté de 5,00 % en mars, après 4,7 % en février, alors que l’objectif de sa croissance est fixé par la Banque centrale européenne (BCE) à 4,5 % cette année. Comme prévu, la réunion du Groupe des sept a fait l’effet d’un pétard mouillé sur le marché des changes, «n’apportant pas de nouvelle direction», ont estimé hier les analystes de marché. «Certains responsables européens se sont préoccupés de la politique monétaire de la BCE et ont renouvelé leurs appels en faveur d’une baisse des taux d’intérêt afin d’atténuer les effets du ralentissement de l’économie mondiale», ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Mais en vain, car «la réponse de Wim Duisenberg, président de la BCE, a été sans équivoque, il a maintenu que le niveau de l’inflation était trop élevé. Il n’y a donc rien de très nouveau». Mis entre parenthèses samedi le temps d’un Groupe de sept fort consensuel, les appels à une baisse des taux d’intérêt en Europe ont repris dès hier, devant le Comité monétaire et financier (CFMI) du Fonds monétaire international (FMI) de Washington. C’est le ministre français de l’Économie et des Finances, Laurent Fabius, qui a ouvert le feu, s’interrogeant publiquement sur la pertinence de la politique monétaire de la BCE, alors que selon lui, l’inflation est devenue une préoccupation moins pressante que les risques de récession. Lors d’une réunion de l’Institut européen à Washington hier, le gouverneur de la Banque de France, Jean Claude Trichet, a indiqué qu’une «vigilance continue» doit être maintenue, «en raison de l’évolution des traitements et salaires et la nécessité d’éviter de possibles effets de second tour de pressions inflationnistes actuelles, générés par les hausses des prix du pétrole et par le faible niveau de l’euro». Ces propos ont été interprétés comme étant un soutien à la politique menée par la BCE, renforçant la position de Wim Duisenberg et augmentant les pressions sur l’euro. En effet, le dollar a été le principal bénéficiaire, se négociant à New York, sur un ton soutenu comme suit : – 0,8883 pour un euro contre 0,8915, vendredi dernier – 1,4307 pour un sterling contre 1,4345 – 2,2020 DM contre 2,1940 – 7,3845 FF contre 7,3580 – 1,7327 FS contre 1,7260 – 2 179,75 lires contre 2 171,95 – 123,68 yens contre 124,05. Bourse de Beyrouth : marché toujours stationnaire À la Bourse de Beyrouth, la baisse des actions A de Solidere de 5,00 à 4 7/8 dollars a été compensée par la hausse hier des actions B de la même société de 5 3/8 à 5 1/2 dollars, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 59,94 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 140,71 points. Pourtant, le volume d’échanges est resté très mince avec seulement 47 455 actions d’une valeur globale de 74 942 dollars. Irrégularité des Bourses américaines Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont été généralement irréguliers en ce début de semaine sous la pression de ventes bénéficiaires portant sur les technologiques qui étaient particulièrement entourées pendant la matinée, notamment les équipementiers de réseaux, les semi-conducteurs et les fabricants de logiciels. En fait, rien de nouveau n’est venu conforter le sentiment des investisseurs hier, les opérateurs boursiers ont été un peu plus rassurés seulement à la veille du week-end grâce à une croissance économique un peu moins malade qu’on voulait bien le croire. L’annonce d’une consommation des ménages américains sur le même rythme en mars par rapport à février (+0,3 %) n’a pas pu confirmer l’impression des chiffres de la croissance de la fin de la semaine dernière. «Nous disons adieu à avril, un mois qui a été plus doux que cruel», a relevé une analyse de Prudential Securities en rappelant que c’est à l’amorce de la deuxième semaine du mois que la tendance s’est inversée. De fait, la saison des résultats de sociétés n’a pas été assez dévastatrice que prévu, grâce notamment à la succession des avertissements lancés par les entreprises tout au long du premier trimestre. La tendance boursière est donc repartie à la hausse le mois dernier avec par exemple un bond de 17 % pour la Bourse électronique Nasdaq, d’un peu plus de 10 % pour Wall Street dont l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles (DJIA) retourne progressivement vers la barre des 11 000 points, incitant certains opérateurs à engranger quelques gains. Ce constat tiré, l’euphorie ne devait pas gagner pour autant les investisseurs. Ce n’est pas certes un marché baissier, mais ce n’est pas non plus un marché véritablement haussier. En effet, l’indice composite Nasdaq, qui était remonté à plus de 2 150 points, est revenu à moins de 2 100 points, pendant que le DJIA fluctuait entre un plus bas à 10 731,34 points et un plus haut à 10 906,41 points, avant d’afficher en préclôture 10 735,81 points, en baisse de 74,24 points sur vendredi dernier. Les Bourses européennes au plus haut depuis dix semaines Menées par les technologiques, les Bourses européennes avançaient lundi en fin séance dans le sillage des marchés américains, propulsés par une série d’indicateurs américains montrant que la première économie mondiale n’avait pas tant ralenti que cela. Les équipementiers de télécoms – délaissés ces derniers mois au vu des signes d’essoufflement de l’économie américaine et des craintes de récession – menaient le bal : Marconi s’est octroyé 9,93 % et Alcatel 7,56 %. À l’heure de la clôture de la plupart des marchés, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 gagnait 0,79 % à 1 457,69 points, de retour à ses niveaux de février, et l’indice DJ Euro Stoxx 50, réduit aux vedettes de la zone euro, prenait 0,94 % à 4 516,00. Les volumes étaient relativement limités à la veille du chômage du 1er mai pour lequel les marchés seront fermés en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, en Italie et en Suisse. La croissance des revenus des ménages américains a dépassé celle de leurs dépenses en mars pour le deuxième mois d’affilée, laissant augurer des perspectives optimistes pour les dépenses de consommation, principal moteur de l’économie américaine. L’indice technologique DJ Stoxx prenait 4,44 %. Les équipementiers américains bénéficiant de la plus forte croissance que prévu aux États-Unis au premier trimestre annoncée vendredi, qui apaise les craintes d’une récession outre-Atlantique susceptible d’entamer les profits des entreprises européennes. En outre, les stocks des entreprises ont diminué pour la première fois depuis 1991, baissant de $7,1 milliards, ce qui indique que la masse d’invendus se résorbe peu à peu. «C’était inattendu et on en a tiré toutes sortes de conclusions, dont l’une est que l’économie marque une pause pour souffler et que les commandes recommenceront à affluer. Si c’est vrai, alors c’est une très bonne nouvelle», a dit Robin Hardy, de WestLB Panmure. «Une bonne part du ralentissement de la production industrielle et de la demande semble liée à un ajustement de stocks plutôt qu’à une réelle décélération ou à des annulations de commandes». Tokyo : marché clos La Bourse de Tokyo était fermée hier, à l’occasion d’une fête nationale. Rappelons que l’indice Nikkei avait achevé la semaine dernière en baisse de 0,28 % à 13 934,32 points.
La demande du dollar est restée modérée en ce début de semaine à Beyrouth, dans un marché dans l’expectative en attendant les résultats de la tournée du chef du gouvernement dans les centres de décision internationaux. Dans ces conditions, l’offre du billet vert continuait à être rare, faisant de la Banque du Liban (BDL) la principale contrepartie à la vente. Cela étant, et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le dollar devait être fixé au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis déjà plus d’un an et demi. Pourtant, les établissements de crédit de la place ont continué à le négocier au haut de cette fourchette et très rarement en dehors de la BDL, ont indiqué les cambistes, estimant le volume des échanges...