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Actualités - Chronologies

F1 - GP d’Espagne dimanche - Les puces sont de retour

Plus de moteur calé, plus d’épaisses fumées s’échappant des roues arrières, le départ du Grand Prix d’Espagne, cinquième épreuve du championnat du monde de Formule 1, marquera le retour de l’électronique, de l’antipatinage, des boîtes de vitesses automatiques. Les puces, reines encore en 1993, avaient été abolies à l’aube de la saison 1994. La Fédération internationale de l’automobile (Fia) souhaitait redonner toute sa signification au pilotage, mettre un frein à l’escalade des performances. Mais... Max Mosley, président de la Fia, qui avait l’habitude de dire : «Nos problèmes de dopage, c’est l’électronique», reconnaissait dès août 1999 qu’il devenait de plus en plus difficile de faire appliquer les réglements en la matière. «Et les jeunes passionnés de F1 ne comprennent pas que l’on ne puisse pas utiliser des systèmes qui sont déjà sur les voitures de tous les jours», argumentait Mosley. Face à l’ingéniosité des électroniciens des écuries, la Fia était impuissante à faire régner l’ordre, respecter les règles. La suspicion s’était installée. Certaines équipes avaient réussi à contourner l’interdiction à travers des systèmes interactifs légaux. Combien de fois des accusations visèrent des équipes, Ferrari notamment. Cette Scuderia qui, justement, s’opposa à la libéralisation de l’électronique dès le début de cette saison, repoussant à Barcelone le retour des puces. Peut-être un facteur déterminant» «La nouvelle réglementation va permettre de réguler plus efficacement le moteur, la boîte de vitesses et l’embrayage, et autoriser l’antipatinage. Mais plusieurs possibilités sont offertes pour y parvenir, déclare Patrick Head, directeur technique de Williams-BMW. Il faudra réduire la puissance pour éviter le patinage des roues. Soit en coupant l’allumage, ou en le retardant, ou en agissant sur l’accélérateur». «Si cela va représenter un avantage sur le mouillé en revanche, sur le sec, cela ne devrait pas changer grand-chose, ajoute Patrick Head. Néanmoins, ce sera peut-être un facteur déterminant sur certains tracés cette saison». Outre l’antipatinage, les pilotes pourront bénéficier dès cette fin de semaine de la boîte préprogrammée. Il suffira d’accélérer à fond et les vitesses monteront seules en fonction de paramètres enregistrés et étalonnés selon les caractéristiques du circuit. Plus besoin de passer les vitesses au volant, même si ce système sera conservé, le pilote pouvant reprendre le contrôle de la situation s’il l’estime nécessaire. Au départ du Grand Prix d’Espagne, dimanche, le démarrage automatique sera donc roi. Pied appuyé à fond sur l’accélérateur, antipatinage en fonction, vitesses programmées, il suffira au pilote de relâcher un bouton pour que tout se fasse seul, avec une montée des rapports au régime idéal sans avoir à suivre les lampes vertes, jaunes et rouges du tableau de bord pour changer de vitesse au bon moment. Si leur tâche sera facilitée, les pilotes vont néanmoins regretter, pour la majorité, le manque d’initiative personnelle. Même si l’Allemand Michael Schumacher (Ferrari) avoue que «cela ne changera pas grand-chose, les meilleurs resteront les meilleurs».
Plus de moteur calé, plus d’épaisses fumées s’échappant des roues arrières, le départ du Grand Prix d’Espagne, cinquième épreuve du championnat du monde de Formule 1, marquera le retour de l’électronique, de l’antipatinage, des boîtes de vitesses automatiques. Les puces, reines encore en 1993, avaient été abolies à l’aube de la saison 1994. La Fédération internationale de l’automobile (Fia) souhaitait redonner toute sa signification au pilotage, mettre un frein à l’escalade des performances. Mais... Max Mosley, président de la Fia, qui avait l’habitude de dire : «Nos problèmes de dopage, c’est l’électronique», reconnaissait dès août 1999 qu’il devenait de plus en plus difficile de faire appliquer les réglements en la matière. «Et les jeunes passionnés de F1 ne comprennent pas que l’on...