La qualité du poulet prêt à la consommation dépend en grande partie de ce qu’il a ingurgité lui-même. Beaucoup de questions se posent à ce propos : la composition du fourrage bien sûr (y a-t-on ajouté des farines animales ou des vitamines ?), mais aussi un potentiel usage d’hormones de croissance ou un excès d’antibiotiques. «Le hormones sont chères et introuvables», nous assurent les différents éleveurs interrogés. Mais alors comment l’animal atteint-il cette taille en 45 jours ? «Il y a eu des progrès au niveau de la sélection des parentales, de l’accouvage et des conditions d’élevage», nous explique Alfred Moukarzel, éleveur. «Il nous est désormais possible d’optimiser l’apport en alimentation, de régler les températures et les lumières pour une baisse des décès et des accidents cardiaques, donc une meilleure productivité sans antibiotiques, cortisone ou hormones». L’excès d’antibiotiques reste cependant un problème dans un certain nombre d’élevages, selon lui. «Ce phénomène crée chez le consommateur une résistance aux antibiotiques», poursuit-il. «Cela signifie que ces médicaments n’ont plus d’effet sur lui quand il a besoin d’en prendre. Mais c’est un problème qui s’étend à tous genres de viande, pas seulement au poulet». M. Moukarzel considère qu’il faudrait promouvoir l’idée de la prévention auprès des éleveurs, afin qu’ils évitent autant que possible les thérapies abusives par antibiotiques. Pour ce qui est de la composition du fourrage, il précise qu’elle est généralement de 60 à 70 % de maïs, complétée par du soja, du blé et de l’avoine, ainsi que des enzymes de digestion (certains ont parlé de vitamines). Quant à la farine animale, elle a été interdite (importation, usage et production) par le ministère de l’Agriculture, à l’issue de la dernière crise causée par la maladie de la vache folle en Europe.
La qualité du poulet prêt à la consommation dépend en grande partie de ce qu’il a ingurgité lui-même. Beaucoup de questions se posent à ce propos : la composition du fourrage bien sûr (y a-t-on ajouté des farines animales ou des vitamines ?), mais aussi un potentiel usage d’hormones de croissance ou un excès d’antibiotiques. «Le hormones sont chères et introuvables», nous assurent les différents éleveurs interrogés. Mais alors comment l’animal atteint-il cette taille en 45 jours ? «Il y a eu des progrès au niveau de la sélection des parentales, de l’accouvage et des conditions d’élevage», nous explique Alfred Moukarzel, éleveur. «Il nous est désormais possible d’optimiser l’apport en alimentation, de régler les températures et les lumières pour une baisse des décès et des accidents...
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