Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : prudence et expectative

Le dollar a entamé la semaine hier, à Beyrouth, toujours recherché en l’absence de tout intérêt à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL) dans un marché prudemment calme et attentiste. Ainsi, après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention élargie entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi, tout en se négociant effectivement au point supérieur de sa fourchette d’intervention et très rarement en dehors d’elle. Pour ce qui est du volume d’échanges, il aurait dépassé quinze millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, à en croire les milieux cambistes de la place. L’euro en baisse après l’IFO allemand À l’étranger, l’euro s’est replié sous la barre de 0,90 dollar hier, fragilisé par la nouvelle baisse de l’indice IFO sur le climat des affaires en Allemagne et alors que les investisseurs parient sur un nouveau statu quo monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) après-demain. Certes, l’affaiblissement plus important que prévu de la confiance en Allemagne a pesé sur l’euro qui s’est replié sous le seuil de 0,90 dollar. Le marché s’attendait à une nouvelle baisse de l’indice IFO, qui mesure le climat des affaires en Allemagne, mais un peu moins importante. En mars, l’indice a affiché un repli, à 93,90 points contre 94,90 points en février, alors que les opérateurs tablaient en général sur 4,00 points. Pour la neuvième fois au cours des dix derniers mois, cet indicateur a baissé en mars. Il a atteint ainsi son niveau le plus bas depuis l’été 1999, fait-on remarquer dans les milieux financiers. Et d’ajouter qu’il est désormais que la persistance de la BCE à maintenir l’économie de la zone euro dans un étau monétaire contraignant pèse sur le moral des décideurs économiques. Il est à rappeler qu’en dépit des pressions, les gendarmes monétaires de la BCE se sont refusés jusqu’à présent à tout relâchement monétaire, arguant du fait que l’inflation moyenne dans les douze pays de la zone euro restait forte. Mais cette fois-ci, plusieurs analystes ne doutent plus que la BCE serait tentée à diminuer ses taux d’intérêt. Selon eux, le mauvais indice IFO devrait inciter le conseil des gouverneurs de la BCE à relâcher la pression sur les taux, surtout que les pressions inflationnistes dans la zone euro sont restées inchangées depuis la précédente réunion de la BCE. L’indice IFO a fait beaucoup d’ombre à l’euro hier, a observé une analyse de la banque HSBC qui estime que la BCE pourrait diminuer ses taux lors de son conseil des gouverneurs après-demain. Cela que le Fonds monétaire international (FMI) venait de réviser fortement en baisse sa prévision de croissance pour l’Allemagne en 2001, ne tablant plus que sur 1,9 % alors qu’il misait encore sur 3,3 % en septembre dernier. Cela étant, la perspective d’un assouplissement monétaire dans la zone euro, qui est censée diminuer l’écart entre les taux américains et européens en faveur du dollar, est venue donc redonner de l’actualité aux placements en cette monnaie qui s’est négociée à New York comme suit : – 0,8975 pour un euro contre 0,9025 vendredi dernier – 1,4395 pour un sterling contre 1,4400 – 2,1795 DM contre 2,1675 – 7,3095 FF contre 7,2690 – 1,7055 FS contre 1,6950 – 2 157,65 lires contre 2 145,70 – 121,25 yens contre 122,45. Bourse de Beyrouth : baisse de Solidere B À la Bourse de Beyrouth, la tendance du marché s’est lourdement ressentie en ce début de semaine de la baisse des actions B de Solidere de 6,00 à 5 3/8 dollars et de la stabilité de celles de la catégorie A, qui ont d’ailleurs fait seules l’objet d’échanges hier. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,90 % à 60,11 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 140,51 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’affaires relativement étoffé avec 60 331 actions négociées d’une valeur totale de 319 049 dollars. Prises de bénéfices sur les marchés américains Sur les places boursières internationales, l’évolution des marchés américains des valeurs mobilières a été déterminée hier par des prises de bénéfices dans un marché dominé par les résultats trimestriels d’entreprises cotées. Les semi-conducteurs ont mené le recul de la cote à la suite de commentaires négatifs d’analystes de Merrill Lynch et de Salomon Brothers. Merrill Lynch a baissé sa recommandation sur Intel, le numéro un mondial des semi-conducteurs, affirmant que le prix actuel de l’action n’a pas de perspectives de hausse dans les prochains mois. Pour sa part, Salomon Brothers a estimé que l’ensemble des titres des semi-conducteurs devraient tomber à un prix plancher dans les mois prochains avant de pouvoir remonter. Les marchés boursiers ont souffert également de l’incertitude des investisseurs face à la publication d’une nouvelle série de résultats d’entreprises cette semaine qui pourraient être néfastes. Ils se sont donc montrés peu influencés hier par les bons résultats d’ExxonMobil, d’American Express, de 3M et de Pepsico. Pourtant, les opérateurs se sont livrés à des prises de bénéfices après que le marché eut enregistré deux semaines consécutives de hausse. En effet, l’indice composite de la Bourse électronique Nasdaq était en net recul à moins de 2 050 points pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 10 571,00 points et un plus bas à 10 483,23 points avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 506,91 points, en baisse de 72,94 points sur vendredi dernier. Baisse des Bourses européennes Les marchés d’actions européens ont terminé en baisse lundi dans le sillage des prises de bénéfices observées aux États-Unis, les craintes relatives aux résultats des sociétés reprenant le dessus après l’intermède euphorique déclenché par la baisse surprise des taux américains la semaine dernière. L’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 a cédé 0,76 % à 1 410,94 points, tandis que l’Eurostoxx50, limité à la zone euro, abandonnait 1,19 % à 4 331,54 points. Aux prises de bénéfices américaines, s’est ajoutée la déception concernant le nouveau recul de l’indice Ifo du climat des affaires en Allemagne. L’indice de mars a chuté à son plus bas niveau depuis juillet 1999. «L’euphorie la semaine dernière était quelque peu exagérée – les marchés d’actions semblaient prendre en compte dans les cours une reprise rapide aux États-Unis», a commenté Mike Young (Goldman Sachs). «En Europe, il est probable que la BCE ne bougera pas tant qu’elle n’aura pas la preuve de la baisse de son objectif d’inflation et cela, c’est très dur pour les marchés boursiers. Les entreprises européennes ne sont pas allées aussi loin que leurs homologues américaines dans la révision de leurs objectifs, ce qui les place en position de faiblesse». CSFB estime ne particulier que la nouvelle économie de l’Europe est plus chère et de qualité inférieure à celle des États-Unis, et qu’en outre, les prévisions de résultats des entreprises du secteur sont moins réalistes. L’indice des high techs du DJ Stoxx a perdu 2,83 %, en raison de la nouvelle chute de l’équipementier des télécoms Ericsson qui a perdu 5,9 % à 55,50 couronnes après sa chute de 14,5 % vendredi. Trois banques d’affaires au moins ont abaissé leurs prévisions de résultats pour Ericsson en raison des médiocres résultats du premier trimestre et des perspectives encore plus ternes livrées la semaine passée. Les équipementiers des télécoms français Alcatel et britannique Marconi accusent pour leur part des replis respectifs de 2,79 % et de 1,95%. Tokyo : en léger repli La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 0,4 % lundi, les investisseurs faisant preuve de prudence dans l’attente de l’élection d’un nouveau Premier ministre cette semaine, ont indiqué des opérateurs. L’indice de référence Nikkei 225 a perdu 50,07 points à 13 715,60 points, l’indice élargi Topix gagnant de son côté 1,25 point à 1 331,31 points, dans un volume d’échanges modéré : 972 millions de titres contre 1,04 milliard vendredi. L’indice vedette s’est adjugé plus de 200 points en cours de séance sur des informations selon lesquelles l’ancien ministre de la Santé, le réformiste Junichiro Koizumi, serait désigné, mardi, à la tête du Parti libéral démocrate (PLD), après avoir largement dominé les élections primaires de ce week-end. Mais ces gains se sont rapidement évaporés, les investisseurs verrouillant leurs profits, a indiqué Hiroichi Nishi, analyste chez Nikko Securities. «Les investisseurs sont prudents avant l’élection du nouveau président du PLD et ont préféré opter pour une attitude attentiste», selon M. Nishi. «Bien que M. Koizumi soit donné vainqueur, le marché préfère attendre les résultats définitifs de l’élection», a-t-il ajouté. Le nouveau chef du PLD sera nommé Premier ministre, le parti étant majoritaire au Parlement. Une nouvelle équipe ministérielle devrait être constituée autour du 26 avril, après l’investiture du nouveau chef de gouvernement. En dehors de l’enjeu de l’élection du futur Premier ministre, le marché est resté relativement atone, la volonté d’achat ayant décliné à mesure que les investisseurs se repliaient dans la prudence, attendant par ailleurs des résultats de sociétés cette semaine. D’importantes sociétés japonaises, à l’instar de NEC, de Sony et de Honda Motor, doivent publier leurs résultats annuels pour l’année fiscale 2000-2001 close le 31 mars. «Le marché préfère attendre la publication cette semaine des résultats des poids lourds nationaux comme NEC ou Sony», a expliqué M. Nishi.
Le dollar a entamé la semaine hier, à Beyrouth, toujours recherché en l’absence de tout intérêt à l’offre en dehors de la Banque du Liban (BDL) dans un marché prudemment calme et attentiste. Ainsi, après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention élargie entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, le billet vert devait être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi, tout en se négociant effectivement au point supérieur de sa fourchette d’intervention et très rarement en dehors d’elle. Pour ce qui est du volume d’échanges, il aurait dépassé quinze millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, à en croire les milieux cambistes de la place. L’euro en baisse après l’IFO allemand À...