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Actualités - Chronologies

Une progression régulière face au négationnisme turc

L’action en faveur de la reconnaissance du génocide arménien a débuté, de manière concrète, en 1965. Encore timide dans les années 40, à la suite de l’holocauste juif, la lutte menée pour honorer la mémoire des victimes arméniennes n’a pas cessé de prendre de l’ampleur depuis. Grâce à une action internationale organisée, la communauté arménienne a réussi jusqu’à ce jour à faire adopter résolutions, déclarations et textes de loi par différents pays et instances internationales. Tout de suite après la France, l’Italie a emboîté le pas, avec un vote similaire, faisant suite à une reconnaissance du génocide par le Vatican. La réaction des journaux turcs, qui ont traité le pape de «vieillard sénile», a contribué en fait à l’accélération de l’adoption de rexte sur la reconnaissance par le Parlement italien. En Allemagne, ce processus de reconnaissance est actuellement en cours. Les raisons qui ont incité le Parlement allemand à se saisir de ce dossier seraient d’ordre historique. Un éminent professeur d’histoire arménien avait en effet démontré il y a quelques années, que des colonels allemands qui avaient contribué à la procédure menant à l’extermination du peuple arménien, étaient devenus des généraux dans l’armée durant la période de la Seconde Guerre mondiale. Ces derniers ont continué le travail qui a abouti par la suite à l’extermination des juifs, explique ce professeur. Le Parlement allemand a aussitôt commandé un rapport sur cette question qui sera étudiée en vue de faire voter un texte dans les mois à venir. En Suisse, le vote en faveur de la reconnaissance a été repoussé par 73 voix contre 70. Plus récemment, le gouvernement hollandais a adopté une résolution stipulant que la reconnaissance du génocide n’est pas anti-constitutionnelle. Il en va de même pour Chypre, la Belgique, l’Uruguay, la Russie, la Suède, la Grèce dont les Parlements et/ ou Sénats respectifs ont reconnu le génocide. Au Liban, une première résolution sur la reconnaissance du génocide a été adoptée en 1997. En mai 2000, la Chambre a volé un second texte qui réaffirme explicitement cette reconnaissance et invite la communauté internationale à faire de même. Enfin, il est intéressant de noter qu’en Turquie, et bien avant que la France n’adopte définitivement le texte de loi, un sondage effectué auprès de la population a montré que 11 % étaient en faveur de la reconnaissance.
L’action en faveur de la reconnaissance du génocide arménien a débuté, de manière concrète, en 1965. Encore timide dans les années 40, à la suite de l’holocauste juif, la lutte menée pour honorer la mémoire des victimes arméniennes n’a pas cessé de prendre de l’ampleur depuis. Grâce à une action internationale organisée, la communauté arménienne a réussi jusqu’à ce jour à faire adopter résolutions, déclarations et textes de loi par différents pays et instances internationales. Tout de suite après la France, l’Italie a emboîté le pas, avec un vote similaire, faisant suite à une reconnaissance du génocide par le Vatican. La réaction des journaux turcs, qui ont traité le pape de «vieillard sénile», a contribué en fait à l’accélération de l’adoption de rexte sur la reconnaissance par le...