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Actualités - Analyses

Les milieux économiques s’inquiètent - des tensions au sein du pouvoir

Les dirigeants laissent filtrer à travers leurs prises de positions respectives ainsi qu’à travers des fuites de presse les fortes divergences qui les opposent sur plus d’une question. D’où, un peu trop souvent, un double langage officiel qui sème la confusion. Bien sûr, l’opinion retient surtout les fermes déclarations du chef de l’État. Qui a martelé en Conseil des ministres qu’Israël n’obtiendra pas la sécurité par la force. Et que l’État hébreu pourrait payer à l’intérieur de son territoire les agressions qu’il commet et qui visent à instaurer de nouvelles équations dans la région. Le régime se prononce donc catégoriquement pour un appui de l’État à la résistance active tout comme au maintien des troupes syriennes. En principe, ces proclamations coupent court à toute exploitation des divergences que l’on prête aux piliers du pouvoir comme à leurs partisans respectifs. En principe seulement. Car nul n’ignore, entre autres contradictions évidentes, que pour honorer son contrat de redresseur économique, le chef du gouvernement ne peut pas vraiment souscrire à une ligne dure synonyme de tension et d’instabilité psycho-politico-sécuritaire. Une ligne préjudiciable par définition à cette confiance que le pays doit reconquérir auprès des grandes capitales comme des investisseurs, s’il veut sortir du rouge sur le plan financier. Mais certains officiels n’en voient pas la nécessité. Et, comme M. Élias Murr, réclament une «économie de résistance», entendre de privations. Alors que le pays en est déjà saturé. Mais beaucoup de pôles, même dans le camp loyaliste, observent que pour Chebaa, la légalité internationale n’est pas du côté du Liban comme elle l’était pour le reste du Sud. Aux yeux de l’Onu, les hameaux sont couverts en effet par la 242 et non par la 425. Pour la bonne raison que depuis leur occupation en 1967, le Liban n’en a jamais réclamé la propriété. Et qu’il n’a toujours pas présenté, avec le concours de la Syrie, les justificatifs frontaliers requis. Quoi qu’il en soit dans les milieux économiques on se montre inquiet des dissonances folkloriques au sein du monde politique, tiraillements qui aggravent encore la crise de confiance. On souligne dans ces cercles qu’il est un peu absurde de soutenir, comme le fait le Sérail, qu’il faut dissocier l’économique du politique. Dès lors, plusieurs hommes d’affaires suggèrent aux politiciens modérés la formation d’un front centriste, pour calmer le jeu et désamorcer le péril que les surenchères confessionnelles font courir au pays.
Les dirigeants laissent filtrer à travers leurs prises de positions respectives ainsi qu’à travers des fuites de presse les fortes divergences qui les opposent sur plus d’une question. D’où, un peu trop souvent, un double langage officiel qui sème la confusion. Bien sûr, l’opinion retient surtout les fermes déclarations du chef de l’État. Qui a martelé en Conseil des ministres qu’Israël n’obtiendra pas la sécurité par la force. Et que l’État hébreu pourrait payer à l’intérieur de son territoire les agressions qu’il commet et qui visent à instaurer de nouvelles équations dans la région. Le régime se prononce donc catégoriquement pour un appui de l’État à la résistance active tout comme au maintien des troupes syriennes. En principe, ces proclamations coupent court à toute exploitation des...