Élections japonaises - Le duel Koizumi-Hashimoto - se précise
le 21 avril 2001 à 00h00
Junichiro Koizumi, l’un des quatre candidats au poste de Premier ministre au Japon, est bien parti dans les primaires régionales du Parti libéral-démocrate (PLD), mais son principal rival Ryutaro Hashimoto est loin d’avoir dit son dernier mot, rapporte la presse vendredi. À quatre jours des élections à la présidence du PLD, et donc du poste de chef du gouvernement, l’ancien ministre de la Santé Koizumi est le candidat du changement au sein d’un parti au pouvoir usé et discrédité. Il séduit une grande partie de la base du PLD, mais Hashimoto, qui a déjà été Premier ministre, a le soutien de la plus grande faction du PLD. «La victoire ou la défaite dépendra des primaires», a résumé Koizumi. Pour l’emporter le 24 avril, il faut obtenir une majorité de 487 votes : 346 sont ceux des députés PLD et 141 proviennent des 47 sections régionales. Pour la première fois, ces sections, qui organisent des primaires, pèseront donc chacune de trois voix sur le scrutin. Koizumi est en tête dans 16 des 19 sections régionales où un décompte officieux a été effectué et devrait remporter la majorité, affirme le quotidien Mainichi Shimbun. Mais le journal ajoute que la puissante faction soutenant Hashimoto, dont la base est très disciplinée, pourrait encore créer la surprise. Kamei en troisième larron Hashimoto a exclu de démissionner s’il perd les primaires régionales, mais de nombreux experts jugent le contraire. «Si Koizumi s’approche des 100 voix (dans les primaires)... et qu’Hashimoto en obtient 30 ou 40, Hashimoto démissionnera», estime Gerald Curtis, professeur à l’université new-yorkaise de Columbia, qui se trouve actuellement à Tokyo. Mais Koizumi a plus de peine à s’imposer dans les sphères politiques de la capitale et il n’est guère apprécié par les deux partenaires du PLD au sein de la coalition au pouvoir, le Nouveau Komeito (bouddhiste) et le Nouveau parti conservateur. Il a déjà laissé entendre qu’il était ouvert à une entente avec les démocrates (opposition). Un des deux autres candidats à la présidence du PLD, Shizuka Kamei, responsable des affaires politiques du PLD, devrait jouer un rôle central dans les inévitables tractations à venir si, en l’absence de majorité, un deuxième tour entre Koizumi et Hashimoto est organisé. Ce qui paraît fort probable.
Junichiro Koizumi, l’un des quatre candidats au poste de Premier ministre au Japon, est bien parti dans les primaires régionales du Parti libéral-démocrate (PLD), mais son principal rival Ryutaro Hashimoto est loin d’avoir dit son dernier mot, rapporte la presse vendredi. À quatre jours des élections à la présidence du PLD, et donc du poste de chef du gouvernement, l’ancien ministre de la Santé Koizumi est le candidat du changement au sein d’un parti au pouvoir usé et discrédité. Il séduit une grande partie de la base du PLD, mais Hashimoto, qui a déjà été Premier ministre, a le soutien de la plus grande faction du PLD. «La victoire ou la défaite dépendra des primaires», a résumé Koizumi. Pour l’emporter le 24 avril, il faut obtenir une majorité de 487 votes : 346 sont ceux des députés PLD et 141...
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