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Actualités - Chronologies

Timide retour des travailleurs palestiniens en Israël

Des centaines de Palestiniens privés de travail depuis six mois ont repris hier le chemin d’Israël, faisant naître l’espoir d’un allègement de la pression économique israélienne pour tenter d’obtenir un apaisement de la nouvelle intifada. Pour cette «première étape», Israël a délivré des permis de travail à 3 200 Palestiniens, qui seront pour la plupart employés dans des vergers. Environ 750 avaient déjà été autorisés à venir participer aux récoltes. Quelque 370 Palestiniens ont franchi la frontière au carrefour d’Erez, juste avant le début des tirs de missiles israéliens dans la bande de Gaza, décidés en réponse à des tirs de mortier palestiniens sur des colonies juives. Des soldats israéliens ont rapidement contrôlé les sacs des candidats au passage de la frontière, la plupart du temps sans les ouvrir. Non loin de là, des travailleurs palestiniens étendaient des tapis sur le sol pour prier avant le lever du soleil. D’autres fumaient en attendant qu’un taxi les emmène vers les vergers où ils cueilleront des oranges pour 25 dollars par jour. Les permis sont uniquement délivrés à des personnes âgées de 35 ans et ayant des enfants. Abu Jelal, un père de cinq enfants qui dit ne pas avoir travaillé depuis septembre, est l’un de ceux-là. «Il y a eu une ségrégation entre Israéliens et Palestiniens, nous n’avons pas eu le choix. Même si le sang qui coule dans nos veines est de la même couleur», a-t-il déclaré. Seuls un demi-millier de Palestiniens ont passé la frontière hier, et les autorités palestiniennes ont qualifié le geste d’Israël de «cosmétique», sachant que 100 000 personnes au total sont privées de travail. «Ce n’est pas assez. Cela ne va pas être un véritable assouplissement ou une avancée importante dans la levée du bouclage», a déclaré Saïd al-Mudallal, du ministère du Travail palestinien. Invoquant des questions de sécurité, l’État hébreu a décidé de boucler la Cisjordanie et la bande de Gaza après le début de la nouvelle intifada, le 28 septembre. Les Palestiniens ont considéré ce geste comme une punition collective. Pour bon nombre d’entre eux, la quantité de nourriture à leur disposition est directement liée au degré de violence dans les territoires. «Avez-vous vu comment nous vivons ?» a demandé Abu Jelal. «Non seulement j’ai peur en tant que Palestinien en Israël, mais je ne suis pas en sécurité à Gaza non plus. De quel avenir parle-t-on ?» «Nous voulons séparer autant que possible la délivrance de permis de travail et la situation sécuritaire, a déclaré Yarden Vatikay, porte-parole de l’Administration civile israélienne. La situation restera stable si rien de dramatique ne se produit». La violence et le bouclage des Territoires ont dévasté l’économie palestinienne. «Pas de travail, pas de salaire, tout est fermé. Nous survivons grâce aux dons», a raconté Mohammed Ali, Palestinien de 46 ans père de 15 enfants. Selon des chiffres de l’Onu, la misère s’installe dans les Territoires, où 32 % des trois millions d’habitants vit au-dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de deux dollars par jour.
Des centaines de Palestiniens privés de travail depuis six mois ont repris hier le chemin d’Israël, faisant naître l’espoir d’un allègement de la pression économique israélienne pour tenter d’obtenir un apaisement de la nouvelle intifada. Pour cette «première étape», Israël a délivré des permis de travail à 3 200 Palestiniens, qui seront pour la plupart employés dans des vergers. Environ 750 avaient déjà été autorisés à venir participer aux récoltes. Quelque 370 Palestiniens ont franchi la frontière au carrefour d’Erez, juste avant le début des tirs de missiles israéliens dans la bande de Gaza, décidés en réponse à des tirs de mortier palestiniens sur des colonies juives. Des soldats israéliens ont rapidement contrôlé les sacs des candidats au passage de la frontière, la plupart du temps sans...