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Actualités - Chronologies

Halgand, sprinteur de la montagne

Patrice Halgand, le sprinteur de la montagne, est devenu l’un des meilleurs du monde dans cet exercice après sa probante victoire dans l’étape de référence du Critérium international. Le cyclisme français tient-il enfin un nouveau premier rôle ? Michel Gros, le directeur sportif de l’équipe Jean Delatour, préfère modérer l’emballement autour de son protégé : «Il prend le volume d’un leader, mais il faut être raisonnable, le laisser progresser». Dans le Critérium international, le vainqueur de la Coupe de France 2000 s’est montré irrésistible, dimanche, dans la course de côtes. Puncheur d’élite, il a réglé Alexandre Vinokourov, le Kazakh qui est l’une des valeurs sûres du peloton, et David Moncoutié, le grimpeur français en devenir. «J’adore ce genre de parcours accidenté», explique Halgand, qui a grandi sur les terres plates de la Loire-Atlantique, du côté de Pornichet, avant un passage en Haute-Savoie au club d’Annemasse. À 27 ans, celui que son directeur sportif appelle affectueusement «Patoche» a débuté en août 1995 dans le peloton professionnel. Avant de rejoindre sa formation actuelle, il est resté jusqu’en 1999 dans l’équipe Festina. Mais c’est à distance qu’il a vécu les turbulences de «l’affaire», après avoir été dédouané du soupçon de dopage par divers témoignages. Un gagneur d’étapes Amateur de chasse, il a longtemps traîné une réputation de dilettantisme. Il est devenu tardivement un «pro» de l’entraînement et a commencé son ascension, l’an dernier, dans le sillage de Laurent Brochard, son aîné devenu un alter ego. Cette saison, Halgand a gagné en régularité et a franchi l’échelon supérieur. Son registre ? «Je suis complet un peu partout, répond-il. Mais, dans les courses par étapes, je dois m’améliorer dans les contre-la-montre». L’avis est partagé par Michel Gros : «C’est d’abord un gagneur d’étapes. On verra cette année dans le Tour de France s’il est capable de jouer le classement général. Pour l’instant, il n’a jamais fait la preuve qu’il pouvait tenir les premiers rôles dans une course par étapes de plus d’une semaine, sauf par intermittence». Halgand, qui pourrait viser dans la première semaine du Tour le maillot à pois du GP de la Montagne, court de mieux en mieux, avec de plus en plus d’assurance. «Dans les courses dures, avec arrivée en côte, il est dans les tout meilleurs», note son directeur sportif. Dès lors, la non-qualification de son équipe pour la Flèche Wallonne (18 avril) ne peut que susciter des regrets. Elle prive Halgand d’une passionnante confrontation avec l’élite des puncheurs au sommet du mur de Huy.
Patrice Halgand, le sprinteur de la montagne, est devenu l’un des meilleurs du monde dans cet exercice après sa probante victoire dans l’étape de référence du Critérium international. Le cyclisme français tient-il enfin un nouveau premier rôle ? Michel Gros, le directeur sportif de l’équipe Jean Delatour, préfère modérer l’emballement autour de son protégé : «Il prend le volume d’un leader, mais il faut être raisonnable, le laisser progresser». Dans le Critérium international, le vainqueur de la Coupe de France 2000 s’est montré irrésistible, dimanche, dans la course de côtes. Puncheur d’élite, il a réglé Alexandre Vinokourov, le Kazakh qui est l’une des valeurs sûres du peloton, et David Moncoutié, le grimpeur français en devenir. «J’adore ce genre de parcours accidenté», explique Halgand,...