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Actualités - Chronologies

Hoddle plaque Southampton et renoue avec Tottenham

Le retour prévisible, à 42 ans, de Glenn Hoddle à Tottenham, comme manageur, après avoir été le footballeur le plus «glamour» des Spurs, c’est une nouvelle étape dans une carrière fertile en succès et en déceptions, comme autant de coups de foudre et de revers amoureux. Tottenham, c’est le club où Hoddle avait signé son premier contrat pro, en 1975. Il n’en est parti qu’en 1987, avec à son crédit deux Coupes d’Angleterre en 1981 et 1982, et une Coupe de l’UEFA en 1984, pour faire un passage remarqué à Monaco, assorti d’un titre de champion de France en 1988. Entraîneur-joueur à Swindon, qu’il a fait monter en D1 en 1993, il est ensuite devenu manageur de Chelsea, puis sélectionneur anglais en 1996. Il a quitté ce poste début 1999, après avoir publié son journal du Mondial 98, un livre perçu comme une trahison par certains internationaux, puis suggéré que les handicapés payaient pour des péchés commis dans une vie antérieure. Un an plus tard, Hoddle trouvait refuge à Southampton, qui se battait pour éviter la relégation, et installait petit à petit l’équipe en milieu de tableau, en attendant mieux. Ce sera sans lui, car il a annoncé son départ, mardi soir par téléphone, au président des «Saints», Rupert Lowe. «Je suis déçu que Glenn ait choisi de tourner le dos à un club qui lui avait donné l’opportunité de reprendre sa carrière dans le management de haut niveau, à une équipe qu’il avait forgée pour qu’elle devienne très excitante, et qui lui était, en retour, d’une fidélité totale», a regretté M. Lowe. La fidélité n’est pas la qualité la plus répandue dans la Premier League anglaise, sauf de la part des fans. Ceux des Saints auront peut-être l’occasion de se réjouir bientôt, car un nom commence à circuler : Kevin Keegan, ex-joueur de Southampton, qui avait déjà succédé à Hoddle comme... sélectionneur de l’Angleterre. Double derby À Tottenham, Hoddle était le favori des supporteurs dès le limogeage de George Graham, éjecté il y a 15 jours par les nouveaux propriétaires des Spurs, le groupe d’investissement ENIC. Hoddle «connaît le club comme sa poche, il en comprend l’histoire, le patrimoine et la tradition», souligne Mark Jacobs, porte-parole du Tottenham Action Group, l’une des principales associations de supporteurs. «Il a déjà eu certains succès avec l’Angleterre, mais aussi avec Chelsea et Swindon, et surtout Southampton», souligne Jacobs. Hoddle va trouver à son arrivée une équipe rajeunie et remaniée par Graham, mais confrontée à un double défi de très grande envergure : affronter deux fois Arsenal, le grand rival du nord de Londres, samedi en championnat à Highbury, et en demi-finale de la Coupe, huit jours plus tard à Old Trafford. Ce double derby chargé d’émotion, loin de White Hart Lane, n’est pas forcément le moment idéal pour entamer sereinement un retour tant attendu. «Le timing est un peu inquiétant. C’est un sacré baptême du feu, il faut nager ou couler», estime Jacobs. Amoureux de Tottenham devant l’éternel, Hoddle a décidé de se jeter à l’eau.
Le retour prévisible, à 42 ans, de Glenn Hoddle à Tottenham, comme manageur, après avoir été le footballeur le plus «glamour» des Spurs, c’est une nouvelle étape dans une carrière fertile en succès et en déceptions, comme autant de coups de foudre et de revers amoureux. Tottenham, c’est le club où Hoddle avait signé son premier contrat pro, en 1975. Il n’en est parti qu’en 1987, avec à son crédit deux Coupes d’Angleterre en 1981 et 1982, et une Coupe de l’UEFA en 1984, pour faire un passage remarqué à Monaco, assorti d’un titre de champion de France en 1988. Entraîneur-joueur à Swindon, qu’il a fait monter en D1 en 1993, il est ensuite devenu manageur de Chelsea, puis sélectionneur anglais en 1996. Il a quitté ce poste début 1999, après avoir publié son journal du Mondial 98, un livre perçu comme...