Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Steven Soderbergh, l’enfant - prodige de Hollywood

Steven Soderbergh, Oscar du meilleur réalisateur pour son film Traffic, est considéré à 38 ans comme l’enfant prodige de Hollywood. Fait rarissime dans l’histoire des Oscars, il était cette année nominé dans cette catégorie pour deux films, Traffic et Erin Brockovich. Avant lui, seuls deux réalisateurs avaient eu cet honneur, Michael Curtiz en 1938 et Franck Lloyd, pour trois de ses œuvres présentées aux Oscars en 1929. Ce n’est pas Erin, qui a fait un tabac au box-office, qui lui a permis d’accéder à la récompense suprême décernée par Hollywood, mais Traffic, qui traite d’histoire de drogues, et pour lequel il avait aussi la casquette de directeur de la photo en recourant à un pseudonyme. En deux heures et 27 minutes, il raconte à un rythme soutenu trois histoires où s’entremêlent habilement une multitude de personnages. La première se concentre sur le message de Soderbergh, livré par le petit juge Wakefield (Michael Douglas) : «Il faut faire tomber l’un de ces cartels». La deuxième se déroule dans la chaleur du désert mexicain où l’incorruptible policier Javier Rodriguez (Benicio del Toro) guette les avions chargés de drogue qui décollent vers le nord. Enfin, à San Diego, deux agents infiltrés, le Noir Montel Gordon (Don Cheadle) et le chicano Ray Castro (Luiz Guzman) font tomber le baron de la drogue Carlos Ayala. Les trois histoires évoluent sans faille : Javier Rodriguez travaille sous les ordres d’un général corrompu ; Wakefield découvre que sa fille Caroline (Erika Christensen) est droguée. La femme d’Ayala, Helena (Catherine Zeta-Jones), mère d’un petit garçon et enceinte, décide de prendre son destin en main et va se se battre sans scrupules. En dix films et un onzième en préparation (Ocean’s 11), Soderbergh a su prouver son talent. Il s’était fait remarquer dès son premier long-métrage Sex, Lies and Video en 1989, en remportant la Palme d’or au Festival de Cannes (France), propulsé dans la cour des grands à 26 ans. Ce fils d’un austère professeur d’université de Baton Rouge, en Louisiane, né en Géorgie, raconte avoir eu la «révélation» cinématographique à 13 ans, en voyant à dix reprises All the President’s Men, réalisé en 1976 par Alan J. Pakula sur l’affaire du Watergate. Pour Traffic et Erin Brokovich, Soderbergh affirme s’être inspiré du principe directeur, selon lui, du film de Pakula : «Traiter des sujets importants tout en réalisant un film satisfaisant sur un plan purement divertissant».
Steven Soderbergh, Oscar du meilleur réalisateur pour son film Traffic, est considéré à 38 ans comme l’enfant prodige de Hollywood. Fait rarissime dans l’histoire des Oscars, il était cette année nominé dans cette catégorie pour deux films, Traffic et Erin Brockovich. Avant lui, seuls deux réalisateurs avaient eu cet honneur, Michael Curtiz en 1938 et Franck Lloyd, pour trois de ses œuvres présentées aux Oscars en 1929. Ce n’est pas Erin, qui a fait un tabac au box-office, qui lui a permis d’accéder à la récompense suprême décernée par Hollywood, mais Traffic, qui traite d’histoire de drogues, et pour lequel il avait aussi la casquette de directeur de la photo en recourant à un pseudonyme. En deux heures et 27 minutes, il raconte à un rythme soutenu trois histoires où s’entremêlent habilement une...