L’écurie Peugeot, revenue au premier plan ce week-end lors du rallye de Catalogne, quatrième épreuve du championnat du monde, a rappelé à ses concurrents ses prétentions au titre mondial alors que Citroën s’est montrée performante pour son premier rallye avec une Xsara WRC. «On m’avait dit : “Didier Auriol revient, mais t’inquiète pas. Il est vieux, il est en préretraite”. OK. Mais, là, je constate qu’il me gêne un petit peu», a plaisanté dimanche soir le Français Gilles Panizzi, deuxième du rallye derrière son compatriote et coéquipier. Car si les Peugeot ont montré l’exemple sur l’asphalte catalan malgré l’erreur de Marcus Groenholm (sortie de route), l’Aveyronnais a, lui, donné un récital. Alliant performance et ménagement de sa monture, il a été le seul pendant les trois jours de course à mettre un peu de pression sur les Citroën qui caracolaient en tête. «Je voudrais remercier l’équipe car, même après un début de saison difficile, je n’ai jamais senti qu’on doutait de moi et ça, pour un pilote, c’est important», a affirmé, ému, Didier Auriol, qui a forcé sa nature timide pour se fendre d’un discours après sa victoire. Il est vrai qu’après une saison blanche avec Seat, le Français s’est rassuré en remportant sa première victoire depuis le rallye de Chine 1999. Il permet ainsi à Peugeot de signer un doublé malgré la domination par spéciales de Citroën : «Nos “cousins” se sont montrés plus rapides au kilomètre et on va essayer d’y remédier, mais un rallye, c’est trois jours de performance et de régularité à haut niveau. le classement général est revenu à Peugeot parce qu’on a su être à la fois performant et fiable», précise Corrado Provera, le patron de Peugeot Sport, qui vise avant tout le titre constructeurs. Terriens Guy Fréquelin, son homologue chez Citroën, oscillait lui entre satisfaction et frustration : «Trente secondes d’avance au début du dernier jour et on perd... Forcément, on ne peut pas être content, mais on a prouvé qu’on était au niveau». Et même plus qu’au niveau. «Sur asphalte, la hiérarchie est désormais claire : il y a les extraterrestres de Citroën, puis il y a les avions de Peugeot et ensuite les terriens. Terriens au sens propre! Les Français vont souffrir le reste de la saison», explique un journaliste catalan, en soulignant que 9 des 14 rallyes de la saison se déroulent sur terre. Citroën, vainqueur de dix des 17 spéciales de rallye, a montré sur l’asphalte, mais a dû céder le général en raison de problèmes techniques sur les deux voitures du Français Philippe Bugalski et l’Espagnol Jesus Puras. Si Peugeot sera présent en Argentine avec Groenholm, Auriol et Rovampera, Citroën ne fera une saison complète qu’en 2003. La marque au lion a ainsi marqué des points dimanche après un début de saison catastrophique à l’avantage du valeureux Tommi Makinen sur Mitsubishi : «On n’a pas été où l’on croyait être en début de saison, explique Corrado Provera, mais, si on se souvient de l’année dernière, on est mieux placé qu’en 2000 et on avait gagné les deux titres (constructeurs et pilotes). Donc, on est encore plus dans le coup».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’écurie Peugeot, revenue au premier plan ce week-end lors du rallye de Catalogne, quatrième épreuve du championnat du monde, a rappelé à ses concurrents ses prétentions au titre mondial alors que Citroën s’est montrée performante pour son premier rallye avec une Xsara WRC. «On m’avait dit : “Didier Auriol revient, mais t’inquiète pas. Il est vieux, il est en préretraite”. OK. Mais, là, je constate qu’il me gêne un petit peu», a plaisanté dimanche soir le Français Gilles Panizzi, deuxième du rallye derrière son compatriote et coéquipier. Car si les Peugeot ont montré l’exemple sur l’asphalte catalan malgré l’erreur de Marcus Groenholm (sortie de route), l’Aveyronnais a, lui, donné un récital. Alliant performance et ménagement de sa monture, il a été le seul pendant les trois jours de course...