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Actualités - Opinions

Le bonheur est dans le prix

Ça valait bien la peine que Bouboule se crève le triple menton à expliquer l’enjeu de sa réforme administrative pour qu’à la ménagerie, place de l’Étoile, on revienne lui savonner la planche. Deux séances homériques au cours desquelles on aura au moins appris une chose : l’hémicycle est constitué d’une majorité de pékins souffrant d’encéphalopathie spongiforme baassiste et d’une minorité frappée par la fièvre taratateuse. La première est menée par Kandil, faussaire au diplôme bidon, la seconde par Bébert, ancêtre législatif et handicapé dentaire. Onze ans que dure ce débat débile entre ceux qui veulent rouler une pelle aux Syriens en cassant du sucre sur leur dos, et ceux qui veulent casser du Syrien en roulant dans la farine ceux qui n’ont plus de quoi se payer du sucre. Dix-sept communautés, 17 couleurs délavées, un Benetton ingouvernable et qu’il est de surcroît inutile de gouverner. Pendant ce temps, des milliers de fonctionnaires feignasses, placés par les uns ou les autres, sont là, bouche bée et couche mouillée, à barboter dans nos impôts. Si ça continue, avec ou sans les Syriens, c’est le pays tout entier qui se prendra un big râteau dans la figure. Le surchargé pondéral de Koraytem l’a bien compris, lui, qui a jeté tous ses triglycérides dans la balance pour tenter de ramener de l’argent frais. Du fric, de l’oseille, du flouze. Mais pour cela, faudrait d’abord dégraisser la benne à ordures et privatiser les bourriches à crabes. Vidanger les Syriens serait alors certainement plus aisé. Suffirait d’appliquer le principe du bazar arabe : ce qu’on n’a jamais obtenu en tirant au canon, y a de meilleures chances qu’on l’obtienne en agitant du pognon…
Ça valait bien la peine que Bouboule se crève le triple menton à expliquer l’enjeu de sa réforme administrative pour qu’à la ménagerie, place de l’Étoile, on revienne lui savonner la planche. Deux séances homériques au cours desquelles on aura au moins appris une chose : l’hémicycle est constitué d’une majorité de pékins souffrant d’encéphalopathie spongiforme baassiste et d’une minorité frappée par la fièvre taratateuse. La première est menée par Kandil, faussaire au diplôme bidon, la seconde par Bébert, ancêtre législatif et handicapé dentaire. Onze ans que dure ce débat débile entre ceux qui veulent rouler une pelle aux Syriens en cassant du sucre sur leur dos, et ceux qui veulent casser du Syrien en roulant dans la farine ceux qui n’ont plus de quoi se payer du sucre. Dix-sept communautés,...