ESPACE - 200 millions de dollars pour assurer la chute de Mir
le 22 mars 2001 à 00h00
Les responsables de l’industrie spatiale russe estiment que la station orbitale Mir plongera sans encombre dans le Pacifique-Sud vendredi mais ils ont tout de même souscrit une assurance conséquente de 200 millions de dollars pour couvrir les dommages que pourrait causer la station lors de sa chute. «L’Agence spatiale russe, Rosaviacosmos, bien qu’étant persuadée que tout se déroulera comme prévu, estime à 3 % la probabilité que des débris tombent sur la terre ferme», a indiqué un responsable du courtier britannique Heath Lambert Group, qui détient 70 % du marché de l’assurance spatiale russe. Ainsi, l’agence russe a souscrit en février une assurance en responsabilité civile vis-à-vis des tiers, auprès de trois assureurs russes, versant une prime totale s’élevant à 1 M USD pour une couverture maximale des dommages de 200 M USD. Ces assureurs ont ensuite demandé au courtier Heath Lambert de placer le contrat en réassurance, notamment auprès du britannique Westminster Aviation Insurance Group (WAIG), filiale des AGF, qui participe à 15 % du risque et, entre autres, d’ACE Global Markets, Wellington Syndicates et Kiln aviation, tous trois syndicats du marché londonien de l’assurance et de la réassurance du Lloyd’s. «Ces montants sont conformes à la pratique en matière d’assurance spatiale mais Mir est une première par sa taille. On ne peut être certain à 100 % de son comportement lors de son retour sur Terre», précise le responsable de Heath Lambert. La destruction de la station spatiale russe a été fixée par les responsables russes à vendredi vers 6H20 GMT. Sans intervention humaine, Mir serait tombée d’elle-même sur Terre vers le 28 mars. La zone de chute se situe dans le Pacifique-Sud, considéré comme le «cimetière des engins spatiaux», sur une bande de 6 000 km de long sur 200 km de large, comprise entre la Nouvelle-Zélande et l’Amérique du Sud, au sud des îles polynésiennes, et peu fréquentée par les voies aériennes et maritimes. Si toutes les précautions ont été prises et les calculs maintes fois vérifiés par les Russes comme par leurs homologues américains, le risque demeure, la chute de la station dépendant fortement de la densité de l’atmosphère qui varie en fonction de l’activité du Soleil. Une atmosphère plus ou moins dense pourrait ainsi accélérer ou ralentir la chute de Mir qui tomberait plus tôt, ou plus tard, que prévu et pourrait par conséquent atteindre la terre ferme et éventuellement causer des dommages.
Les responsables de l’industrie spatiale russe estiment que la station orbitale Mir plongera sans encombre dans le Pacifique-Sud vendredi mais ils ont tout de même souscrit une assurance conséquente de 200 millions de dollars pour couvrir les dommages que pourrait causer la station lors de sa chute. «L’Agence spatiale russe, Rosaviacosmos, bien qu’étant persuadée que tout se déroulera comme prévu, estime à 3 % la probabilité que des débris tombent sur la terre ferme», a indiqué un responsable du courtier britannique Heath Lambert Group, qui détient 70 % du marché de l’assurance spatiale russe. Ainsi, l’agence russe a souscrit en février une assurance en responsabilité civile vis-à-vis des tiers, auprès de trois assureurs russes, versant une prime totale s’élevant à 1 M USD pour une couverture maximale des...
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