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Actualités - Chronologies

Les Arabes condamnent unanimement - les propos de Powell sur Jérusalem

Presque tous les pays du Proche-Orient avaient condamné samedi les propos du secrétaire d’État américain Colin Powell sur un éventuel transfert de l’ambassade des États-Unis vers Jérusalem et appelé les Arabes à la vigilance. M. Powell avait affirmé jeudi soir devant la commission des Relations internationales de la Chambre des représentants que le président américain George W. Bush était «résolu à transférer l’ambassade à Jérusalem, la capitale d’Israël». La communauté internationale n’a jamais reconnu Jérusalem, dont la partie orientale est occupée par l’État juif depuis 1967, comme capitale d’Israël. L’Autorité palestinienne a aussitôt affirmé que la Ville sainte faisait «partie des territoires occupés en 1967, conformément aux résolutions internationales» et qu’«aucune partie n’avait le droit de modifier son statut» avant la fin des pourparlers. En dépit du fait que le département d’État n’a encore pris aucune mesure concrète et de l’assurance de son porte-parole Richard Boucher que Washington continuait de considérer le statut de Jérusalem comme «un sujet sur lequel les deux parties (Israël et Palestiniens) se sont engagées à négocier», les pays de la région continuaient samedi à manifester leur inquiétude. «Les propos de Colin Powell (...) ne sont pas un lapsus mais traduisent les véritables sentiments des responsables américains qui appuient les visées expansionnistes d’Israël», écrit le journal gouvernemental syrien Techrine. En Iran, pays qui est opposé au processus de paix, le ministère des Affaires étrangères a estimé que ces déclarations révélaient «le soutien des États-Unis aux sionistes» et leur «indifférence envers les sentiments des musulmans du monde». Téhéran a également mis en garde contre les conséquences de cette décision, affirmant qu’elle risquait «d’intensifier la crise dans la région». Le Qatar, président en exercice de l’Organisation de la conférence islamique (OCI), a fait part da sa «profonde inquiétude» face aux propos de M. Powell, qu’il a rejetés, «ainsi que les décisions du Congrès américain de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël et d’y transférer l’ambassade américaine». La Ligue du monde islamique, une organisation non gouvernementale regroupant des oulémas basée à La Mecque, a appelé Washington à «préserver son amitié avec les gouvernements islamiques». «Toute partialité de la part de Washington complique davantage le conflit et entrave les efforts visant à instaurer une paix au Proche-Orient», a-t-elle ajouté. Les Émirats arabes unis, «profondément irrités», ont convoqué samedi l’ambassadeur des États-Unis à Abou Dhabi pour lui demander des éclaircissements. Selon le ministre d’État aux Affaires étrangères cheikh Hamdane ben Zayed al-Nahyane les propos de Colin Powell constituent «un précédent dangereux» et «ôtent à la politique américaine au Proche-Orient toute sa crédibilité». La presse du Golfe avait pressé vendredi les pays arabes de réagir fermement. Le journal séoudien al-Madina avait notamment affirmé que «si les propos de Powell ont choqué les membres de la nation arabe et islamique, la riposte arabe devra être au niveau du choc, voire encore plus forte». «Les États-Unis n’ont jamais été considérés comme un médiateur impartial dans le conflit arabo-israélien», soulignait le journal qatariote al-Watan. «Les déclarations de Colin Powell (...) appellent à la vigilance», écrit pour sa part le quotidien jordanien al-Raï, qui reflète souvent la position officielle, ajoutant qu’en «adoptant une telle position, les Américains tirent la dernière balle sur le processus de paix».
Presque tous les pays du Proche-Orient avaient condamné samedi les propos du secrétaire d’État américain Colin Powell sur un éventuel transfert de l’ambassade des États-Unis vers Jérusalem et appelé les Arabes à la vigilance. M. Powell avait affirmé jeudi soir devant la commission des Relations internationales de la Chambre des représentants que le président américain George W. Bush était «résolu à transférer l’ambassade à Jérusalem, la capitale d’Israël». La communauté internationale n’a jamais reconnu Jérusalem, dont la partie orientale est occupée par l’État juif depuis 1967, comme capitale d’Israël. L’Autorité palestinienne a aussitôt affirmé que la Ville sainte faisait «partie des territoires occupés en 1967, conformément aux résolutions internationales» et qu’«aucune partie...