Le Finlandais Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer) a remporté le rallye automobile du Portugal, troisième épreuve du championnat du monde, dimanche dans la région de Porto. Le quadruple champion du monde s’est imposé au finish à l’issue d’un duel indécis avec son rival espagnol Carlos Sainz (Ford Focus). Avant le départ de l’ultime spéciale en effet, le Finlandais comptait... trois dixièmes de retard sur le pilote ibère qui était parvenu à s’installer en tête et à combler les 13 secondes de retard concédées au soir de la deuxième journée. Un centième mémorable Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer) se souviendra longtemps de sa victoire dans le rallye du Portugal, et pas seulement parce qu’il fêtait son centième rallye du Mondial. S’il domina cette course pratiquement depuis le départ jeudi soir, ce second succès sur les routes lusitaniennes après celui de 1997, le 22e de sa carrière, le Finlandais dut attendre l’ultime spéciale pour l’emporter et venir à bout de son unique rival, l’Espagnol Carlos Sainz (Ford Focus WRC). Makinen se présentait dimanche matin avec 13 secondes d’avance sur le pilote ibère. Un mince avantage que Sainz allait effacer juste avant l’ultime confrontation. Le transformer en un avantage de... trois dixièmes. Une misère certes, mais qui laissait augurer d’une bataille somptueuse sur les 11,15 km de Ponte de Lima Sul. Le quadruple champion du monde avait une botte secrète. «J’avais opté pour un choix de pneumatiques qui, s’il n’était pas adapté à l’ES21, convenait parfaitement à la dernière spéciale durant laquelle j’ai attaqué plus qu’au maximum», expliquait le Finlandais aussitôt franchie la ligne d’arrivée. Le chronomètre devait lui donner raison. Sur les derniers kilomètres, Sainz avait perdu huit secondes neuf dixièmes, le rallye du Portugal. «La voiture de Tommi (Makinen) avait envoyé des grosses pierres sur la route et plusieurs fois, j’ai dû changer de ligne pour les éviter. Mais cela fait partie du sport», disait Sainz, beau joueur. « C’était horrible » Depuis l’abandon de Harri Rovanpera (Peugeot 206 WRC), le vainqueur en Suède un mois plus tôt, après l’ES13, moteur cassé, Makinen et Sainz étaient seuls à la lutte. Les trois hommes avaient bénéficié de partir les premiers sur les routes boueuses pour creuser un écart définitif dès la première journée, vendredi, dès l’ES4, la plus longue du rallye, Vieira-Cabeiceras (26,68 km). Marcus Gronholm (Peugeot 206 WRC) y avait concédé 55 secondes, Richard Burns (Subaru Impreza WRC) et Colin McRae (Ford Focus WRC), plus d’une minute 30 secondes. Et tous leurs espoirs de victoire. Pire encore pour les Français François Delecour (Ford Focus WRC) et Didier Auriol (Peugeot 206 WRC). Mais Makinen avait une autre raison que ce final haletant pour conserver en mémoire ce rallye du Portugal. Comme tous ses pairs, il n’avait jamais connu de course aussi infernale, de conditions aussi apocalyptiques. La pluie continuelle, des routes transformées en bourbiers, glissantes, cassantes, un brouillard épais, samedi surtout, rien n’avait été épargné aux pilotes. «Ce fut le rallye le plus difficile que j’aie jamais couru. C’était horrible», révélait Sainz dimanche. Cet enfer obligea d’ailleurs les organisateurs à annuler quatre des 22 spéciales au programme, dont une dernière, celle d’ouverture dimanche matin, pour des raisons de sécurité. Amputant l’épreuve de 89,26 km, soit près du quart de la course. «J’éprouve un sentiment incroyable. Ce fut un week-end tellement difficile. Et c’est quand même quelque chose de gagner son 100e rallye», disait Makinen.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Finlandais Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer) a remporté le rallye automobile du Portugal, troisième épreuve du championnat du monde, dimanche dans la région de Porto. Le quadruple champion du monde s’est imposé au finish à l’issue d’un duel indécis avec son rival espagnol Carlos Sainz (Ford Focus). Avant le départ de l’ultime spéciale en effet, le Finlandais comptait... trois dixièmes de retard sur le pilote ibère qui était parvenu à s’installer en tête et à combler les 13 secondes de retard concédées au soir de la deuxième journée. Un centième mémorable Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer) se souviendra longtemps de sa victoire dans le rallye du Portugal, et pas seulement parce qu’il fêtait son centième rallye du Mondial. S’il domina cette course pratiquement depuis le départ jeudi soir, ce second...