Arsenal a battu le Spartak Moscou (1-0), mardi à Highbury, et préservé de justesse l’espoir de se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions de football, mais va devoir jouer à fond, pour gagner, la semaine prochaine à Munich contre le Bayern. C’était déjà une obligation mardi pour compenser la lourde défaite à l’aller à Moscou (4-1), seule victoire des Russes dans cette deuxième phase. Ce jour-là, Silvinho avait ouvert la marque et Arsenal, au lieu de chercher à conserver cet avantage, s’était lancé à l’abordage. «On avait ce match aller dans la tête», a confié Pires. À ce petit traumatisme ancien, s’est ajouté, plus récemment, celui d’une lourde défaite à Old Trafford contre Manchester United (6-1). Même si les Français d’Arsenal se sont ensuite changé les idées avec les Bleus, ce genre de déroute laisse des traces et incite à la prudence. Cette prudence a semblé excessive mardi car Adams était de retour, il menait bonne garde à l’arrière et n’arrêtait pas, de la voix et du geste, d’inciter ses partenaires à monter, à jouer plus haut, contre une équipe russe solide mais sans aucun génie, qui a rarement menacé Seaman. «C’est une très bonne équipe et j’avais peur qu’on se fasse prendre en contre», a pourtant estimé Arsène Wenger, probablement traumatisé aussi par les égalisations du Bayern (2-2), un soir où Arsenal aurait dû gagner (3-0), et de Lyon à la dernière minute (1-1), il y a 15 jours. Henry trop seul Alors Henry, dans un jour sans, a lutté seul en pointe, jusqu’au bout, et sauvé Arsenal, par son 19e but de la saison, d’une élimination quasi certaine. La preuve que Wenger avait bien fait de lui faire confiance jusqu’au bout, mais Arsenal l’a échappé belle. La prudence excessive de Wenger, c’est l’inverse de l’humeur combattante des jeunes rebelles de Leeds, déjà qualifiés pour les quarts depuis le mois dernier, dans un groupe autrement plus relevé. C’est aussi une rotation des attaquants incompréhensible, même par le très sage public de Highbury. Quand Pires et Bergkamp, excellents tous les deux, sont sortis à 20 minutes de la fin, remplacés par Kanu, à court de matchs, et Wiltord, trop souvent consigné sur le banc malgré ses buts à répétition, le public de Highbury a copieusement sifflé. Ces sifflets étaient pour Wenger, pas pour les joueurs. À Arsenal, le public paye très cher, alors, comme le capitaine Adams, il veut voir ses champions aller de l’avant, attaquer tous azimuts. Highbury ne veut plus de cette mentalité de gagne-petit, qui a fait la réputation du «boring Arsenal» (Arsenal l’ennuyeux), à cause de trop de matches gagnés (1-0). Comme mardi.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Arsenal a battu le Spartak Moscou (1-0), mardi à Highbury, et préservé de justesse l’espoir de se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des champions de football, mais va devoir jouer à fond, pour gagner, la semaine prochaine à Munich contre le Bayern. C’était déjà une obligation mardi pour compenser la lourde défaite à l’aller à Moscou (4-1), seule victoire des Russes dans cette deuxième phase. Ce jour-là, Silvinho avait ouvert la marque et Arsenal, au lieu de chercher à conserver cet avantage, s’était lancé à l’abordage. «On avait ce match aller dans la tête», a confié Pires. À ce petit traumatisme ancien, s’est ajouté, plus récemment, celui d’une lourde défaite à Old Trafford contre Manchester United (6-1). Même si les Français d’Arsenal se sont ensuite changé les idées avec les...