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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : marché attentiste

Un climat d’expectative a régné en ce début de semaine sur le marché des changes de Beyrouth, dans l’attente des résultats de la réunion à caractère économico-financier qui doit grouper aujourd’hui au palais de l’Élysée le chef du gouvernement Rafic Hariri, le président français Jacques Chirac, le président de la Banque mondiale James Wolfensohn, le président de la Commission européenne Romano Prodi et les hauts responsables de la Banque européenne d’investissement et du ministère français de l’Économie et des Finances. La demande du dollar continuait à se contracter sans pour autant céder la place au moindre développement de l’offre de cette monnaie en dehors de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en se déclarant toujours prête à vendre le billet vert à 1 514,00 LL et à l’acheter, quoique théoriquement, à 1 501,00 LL, est parvenue à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Pourtant, en l’absence d’autres contreparties valables à l’offre du dollar en dehors de la BDL, celui-ci devait être négocié effectivement au haut de cette fourchette, soit à 1 514,00 LL, mais dans un volume d’affaires ne dépassant pas quelque 12 millions de dollars, entièrement placés à la vente par elle, ont indiqué les cambistes. Fermeté du dollar à l’étranger À l’étranger, l’euro a oscillé tout au long de la journée d’hier autour du seuil de 0,91 dollar sur les marchés internationaux des changes, victime de prises de bénéfices. Pourtant, ce mouvement ne devait pas prendre beaucoup d’ampleur, la semaine s’annonçant importante pour l’évaluation de la situation économique aux États-Unis avec la publication d’une série d’indicateurs qui pourraient donner une idée sur la prochaine orientation des taux d’intérêt américains. L’euro, qui avait commencé par faire un petit plongeon le ramenant jusqu’à 0,9075 dollar, certains opérateurs profitant du redressement de la monnaie unique vendredi dernier pour procéder à des ventes bénéficiaires, devait ensuite évoluer dans des marges étroites de données économiques importantes dans la journée. Mais l’euro est resté globalement fragile de l’avis des experts qui attendent l’intervention d’Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale américaine (Fed), demain devant la Chambre des représentants du Congrès aux États-Unis. Selon ces mêmes milieux, Greenspan pourrait donner des indications sur l’ampleur et le moment choisi pour une nouvelle baisse des taux américains. Certains analystes estiment que le gendarme monétaire va de nouveau relâcher la pression sur les taux aux États-Unis pour faire repartir la croissance lors de la réunion de son comité de l’Open Market le 20 mars prochain. La Fed avait déjà baissé à deux reprises le mois dernier (le 3 et le 31 janvier) son taux directeur d’un point en pourcentage, à 5,50 %. Pour d’autres, la Fed pourrait observer un statu quo monétaire si les indicateurs attendus dès aujourd’hui, dont surtout l’indice de confiance des consommateurs américains mardi, la deuxième révision des chiffres du Produit intérieur brut (PIB) américain au 4e trimestre 2000 mercredi et l’indice des directeurs d’achats aux États-Unis jeudi, tendant à montrer que l’économie américaine se comporte bien. Lors de son précédent passage devant la commission bancaire du Sénat, le 13 février dernier, Alan Greenspan avait dopé le dollar et envoyé l’euro sous la barre de 0,91 dollar, en déclarant que la croissance économique américaine, «probablement anémique», devrait repartir progressivement dans les prochains mois. Pourtant, selon une enquête publiée hier par la National Association for Business Economics (NABE), la croissance du PIB américain en 2001 devrait être de 2 % au lieu de 3,4 % comme envisagé précédemment. Elle devrait toutefois rebondir à 3,5 % en 2002, a affirmé le NABE, qui fonde ses prévisions sur une enquête réalisée auprès de 34 experts en prévision économique. Quoi qu’il en soit, la reprise du dollar ne devait guère dépasser le cadre de quelques cachets de couverture face aux autres grandes monnaies dans la perspective d’un statu quo monétaire aux États-Unis. Il s’est négocié, en effet, à New York sur un ton résistant comme suit : – 0,9120 pour un euro contre 0,9180, vendredi dernier – 1,4440 pour un sterling contre 1,4550 – 2,1450 DM contre 2,1305 – 7,1935 FF contre 7,1455 – 1,6855 FS contre 1,6745 – 2 123,35 lires contre 2 109,25 – 116,55 yens contre 115,80. Bourse de Beyrouth : en repli À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est ressentie hier par la chute des actions de Lebanon Holdings de 4 5/16 à 3 1/4 dollars, dans un marché autrement stationnaire sur le restant de la cote. Cela étant, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 1,52 % à 60,41 points, pendant que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 141,62 points. Ce mouvement s’est toutefois produit dans un marché étriqué avec au total 107 477 actions négociées d’une valeur de 257 587 dollars seulement. Volatilité des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont été volatils en ce début de semaine, les investisseurs étant écartelés entre l’espoir d’une baisse agressive des taux d’intérêt par la Fed le 20 mars prochain et les avertissements de résultats moins bons que prévu de grands groupes cotés comme Texas Instruments et Procter & Gamble. Les économistes sont partagés toujours sur la nécessité de bouger avant la réunion prévue de la Fed le 20 mars. Cela d’autant qu’Alan Greenspan avait lui-même souligné avant deux semaines que l’économie américaine n’était pas en récession. Mais il n’en demeure pas moins que les perspectives économiques des États-Unis se sont détériorées selon l’enquête du NABE qui a revu à la baisse sa prévision de croissance du PIB américain en 2001 (2 % au lieu de 3,4 %), pavant la voie à un nouvel assouplissement des conditions de crédit de la Fed. Les investisseurs ont eu leur lot d’avertissement sur des résultats moins bons que prévu de plusieurs sociétés, dont notamment Texas Instruments qui a prévenu que son chiffre d’affaires avait baissé de 20 % au 1er trimestre 2001, deux fois que le recul attendu précédemment à cause du ralentissement de l’économie américaine. Ce phénomène n’a pas pour autant pesé surtout sur la Bourse électronique Nasdaq, dont l’indice composite devait remonter vers le seuil des 2300 points. Il en est de même pour Wall Street, qui a présenté une grande résistance aux influences baissières en provenance de Procter & Gamble, victime de la crise financière turque, et de Daimler Chrysler, qui a dévoilé le plan de restructuration de sa filiale américaine Chrysler. Son principal indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a fluctué, en effet, entre un plus bas à 10 421,91 points et un plus haut à 10 604,55 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, une hausse de 147,04 points sur vendredi dernier. Les Bourses européennes soutenues par les télécoms Les marchés européens ont regagné du terrain lundi, technologiques et télécoms reprenant leur souffle après une semaine difficile, dans un contexte marqué par les espoirs de Wall Street d’une baisse prochaine des taux d’intérêt par la Fed. En clôture, l’indice paneuropéen FTSE 300 a gagné 0,83 % à 1 431,37 points. Le DJ Stoxx 50 s’est adjugé 1,71 %, soutenu par des poids lourds comme Ericsson et France Télécom, respectivement en hausse de 7 % et 5 %. Deutsche Telekom, qui a gagné 8 %, espère partager avec son concurrent Viag Interkom le lourd fardeau de la licence de troisième génération de téléphonie mobile UMTS. Les télécoms ont gagné dans leur ensemble 2,63 %, et les technologiques se sont adjugé 4,3 %, faisant fi du pessimisme de Texas Instruments, leader mondial des puces de téléphones mobiles, qui a revu à la baisse son objectif de chiffre d’affaires au 1er trimestre. «Après la chute du Nasdaq cette année, un rebond n’est pas une surprise, même si nous pouvons qualifier ce rebond de mort-né», a estimé Ben Funnell, de Morgan Stanley Dean Witter. «Nous pensons qu’il y a peu de chances que la Fed baisse ses taux avant la réunion du 20 mars, et nous nous attendons à une nouvelle baisse des technologiques», a-t-il ajouté. Ericsson, Marconi, Alcatel et Siemens ont fini en hausse, les investisseurs passant outre les mises en garde de certains groupes, à l’instar de Motorola, qui annonçait vendredi une révision à la baisse de ses bénéfices. Nokia a gagné 0,72 euro, mais la confiance des opérateurs à l’égard du groupe reste fort émoussée par la baisse de 20 % enregistrée la semaine dernière. «La chute de confiance a peut-être été exagérée, mais certains ont acheté du Nokia la semaine dernière et perdu 10 % en deux jours», a déclaré Lex Werkheim, d’Eureffect Asset Management à Amsterdam. Daimler-Chrysler perd 0,61 % après l’annonce d’un plan de restructuration qui pourrait atteindre 4 milliards d’euros. Tokyo : sous le signe de l’instabilité politique La Bourse de Tokyo a clôturé en baisse de 0,3 % lundi, après des prises de bénéfices provoquées en fin de journée par l’incertitude qui règne sur la scène politique japonaise, ont annoncé des opérateurs. L’indice Nikkei a perdu 44,86 points à 13 201,14 mais l’indice élargi Topix a progressé de 7,35 points à 1 264,97, dans un volume d’échanges relativement important : 730 millions de titres ont changé de main contre 733 millions vendredi. «Il n’est pas possible de continuer à acheter des titres quand la vie politique japonaise est vraiment instable», a expliqué Masami Sato, de Cosmo Securities, ajoutant : «Compte tenu de l’agitation sur la scène politique, je dirais même que les cours sont en fait plutôt stables». Les investisseurs ont vendu jusqu’à la fin de la séance après l’annonce de l’implication de l’un des principaux responsables du parti au pouvoir, Shizuka Kamei, dans une nouvelle affaire de corruption, ont annoncé des opérateurs. Controversé depuis longtemps, le Premier ministre Yoshiro Mori a subi un feu continu de critiques de la part des médias comme de l’opposition depuis qu’il n’a pas jugé nécessaire d’interrompre une partie de golf après la collision entre un bateau-école japonais et un sous-marin américain le 9 février au large de Hawaii.
Un climat d’expectative a régné en ce début de semaine sur le marché des changes de Beyrouth, dans l’attente des résultats de la réunion à caractère économico-financier qui doit grouper aujourd’hui au palais de l’Élysée le chef du gouvernement Rafic Hariri, le président français Jacques Chirac, le président de la Banque mondiale James Wolfensohn, le président de la Commission européenne Romano Prodi et les hauts responsables de la Banque européenne d’investissement et du ministère français de l’Économie et des Finances. La demande du dollar continuait à se contracter sans pour autant céder la place au moindre développement de l’offre de cette monnaie en dehors de la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en se déclarant toujours prête à vendre le billet vert à 1 514,00 LL et à l’acheter, quoique...