N’est-il pas étonnant de constater que la mode féminine est conçue essentiellement par les hommes ? Ce sont eux qui créent les vogues et les modèles, eux qui décident des révolutions et des retours en arrière, de la longueur des ourlets et des nouvelles matières à inclure dans l’arsenal vestimentaire... Pour une Coco Chanel, une Madeleine Vionnet, une Elsa Schiaparelli que de créateurs hommes, en commençant par Paul Poiret et Paquin au début du XXe siècle, pour arriver à la longue procession de génies (masculins) ayant marqué ces cent dernières années les vêtements des femmes. À leurs côtés, des légions de couturières, cousettes, modistes et autres ramasseuses d’épingles, humbles araignées besogneuses, exécutaient dans l’ombre les visions masculines des voiles qui habilleraient l’éternel féminin... Les choses ont peu changé depuis... Si les femmes aux commandes sont un peu plus nombreuses qu’au temps de Jeanne Lanvin ou de Madame Grès, ce sont toujours des hommes qui règnent en maîtres absolus dans le royaume des fringues et de leur frime... Des négociations ultrasecrètes, des duels entre financiers et stylistes, des passes d’armes entre actionnaires projettent sur l’avant-scène des créateurs vedettes rivalisant en célébrité les étoiles du foot. Depuis une dizaine d’années, cette valse de chèques et de ciseaux virtuoses règne sur la mode. L’univers feutré de la «haute» et le «big-business» du prêt-à-porter sont docilement soumis à leur chorégraphie. Tom Ford est maître suprême de la création Saint-Laurent. Prêt-à-porter homme et femme, accessoires, image de la griffe, campagnes publicitaires sont «son» domaine. Chez Dior, c’est John Galliano qui règne sur la griffe. Chez Givenchy, Alexander McQueen crée un suspense en annonçant son intention de créer sa propre griffe... De ces joutes parfumées jaillissent les orientations et les diktats qui définissent la mode. En éternelles mineures, les premières intéressées vont suivre les instructions fidèles à leur vocation d’éternelles suivantes... L’émancipation de la femme ? Une occasion comme une autre de renouveler sa garde-robe selon l’inspiration et les intérêts des seigneurs à la mode...
N’est-il pas étonnant de constater que la mode féminine est conçue essentiellement par les hommes ? Ce sont eux qui créent les vogues et les modèles, eux qui décident des révolutions et des retours en arrière, de la longueur des ourlets et des nouvelles matières à inclure dans l’arsenal vestimentaire... Pour une Coco Chanel, une Madeleine Vionnet, une Elsa Schiaparelli que de créateurs hommes, en commençant par Paul Poiret et Paquin au début du XXe siècle, pour arriver à la longue procession de génies (masculins) ayant marqué ces cent dernières années les vêtements des femmes. À leurs côtés, des légions de couturières, cousettes, modistes et autres ramasseuses d’épingles, humbles araignées besogneuses, exécutaient dans l’ombre les visions masculines des voiles qui habilleraient l’éternel féminin......
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