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Actualités - Chronologies

Une riche descendance artistique

S’il n’a eu aucun héritier de son vivant, Charles Trenet laisse en revanche derrière lui une riche descendance artistique, de Jacques Higelin à «M», pour ne citer que quelques-uns de ses disciples les plus connus. Charles Aznavour, qui, associé à l’éditeur Gérard Davoust, avait racheté le catalogue éditorial de Charles Trenet dans les années 90, avait déclaré à propos du «fou chantant» qu’il «avait ouvert des voies, non seulement pour les auteurs, mais aussi pour le public». «Grâce à lui, le public a découvert le surréalisme en chanson», déclarait ainsi Charles Aznavour au trimestriel Chorus/Les Cahiers de la Chanson dans son numéro de l’été 99. «Il a swingué tout de suite, car il connaissait la musique de jazz», ajoutait Aznavour, qui, rue Rossini à Paris, au siège des éditions Raoul Breton (éditeur initial de Trenet) qu’il avait acquises il y a quelques années, avait installé en bonne place le célèbre clavier (un piano droit tout simple), sur laquelle avait été composée La mer. Ce standard, que Trenet avait composé en 1943, dans le train, sur une simple feuille de papier, suite à une idée immédiatement captée au vol, avait été repris, sur le mode jazz, par le fameux guitariste américain George Benson (Beyond the Sea). «Trenet nous a montré qu’on pouvait faire autre chose que ce qui se faisait habituellement», rappelait Aznavour, en précisant qu’il avait été lui-même influencé par son aîné lorsqu’il avait écrit Je m’voyais déjà. Déboutonner les variétés «Je me suis souvenu que sur “Je chante”, Trenet avait composé une musique joyeuse, qu’il n’avait pas hésité à mettre une musique sautillante sur une histoire dramatique (ndlr : le héros de Je chante se pend à l’avant-dernier couplet), et j’ai fait de même», commentait ainsi Aznavour. Parmi les plus célèbres «enfants» de Trenet, figure en bonne place Jacques Higelin, qui fut baptisé «le nouveau fou chantant». C’est d’ailleurs grâce aux efforts d’Higelin que Trenet se résolut à quitter sa retraite et revint sur scène en 1977 à l’occasion du Printemps de Bourges. De la même façon que Trenet avait «déboutonné» les variétés en réussissant la synthèse entre le swing et la chanson, Higelin deviendra un des premiers chanteurs à véritablement opérer l’union du rock binaire et électrique, hérité des Anglo-Saxons, et du verbe, descendant de la tradition musicale des troubadours. Plus récemment, le chanteur américain Harry Connick Junior a aussi mis Trenet à son répertoire (Que reste-t-il de nos amours / I Wish You Love). Le «Kid» de la Nouvelle-Orléans était aux côtés de l’enfant de Narbonne à l’Opéra de Paris-Bastille pour la fête de ses 80 ans, au printemps 93. Autre «enfant du rock», Alain Souchon n’a jamais caché sa dette envers Trenet, tout comme, parmi les représentants de la nouvelle vague de la chanson pop à la française, des individualités telles Thomas Fersen et «M».
S’il n’a eu aucun héritier de son vivant, Charles Trenet laisse en revanche derrière lui une riche descendance artistique, de Jacques Higelin à «M», pour ne citer que quelques-uns de ses disciples les plus connus. Charles Aznavour, qui, associé à l’éditeur Gérard Davoust, avait racheté le catalogue éditorial de Charles Trenet dans les années 90, avait déclaré à propos du «fou chantant» qu’il «avait ouvert des voies, non seulement pour les auteurs, mais aussi pour le public». «Grâce à lui, le public a découvert le surréalisme en chanson», déclarait ainsi Charles Aznavour au trimestriel Chorus/Les Cahiers de la Chanson dans son numéro de l’été 99. «Il a swingué tout de suite, car il connaissait la musique de jazz», ajoutait Aznavour, qui, rue Rossini à Paris, au siège des éditions Raoul Breton...