Deux titres mondiaux, une victoire l’an passé sur les routes enneigées et glacées de la région de Karsltad, la première de la 206 WRC, de Marcus Groenholm, et pourtant on préfère rester prudent chez Peugeot au moment d’aborder le Rallye de Suède, deuxième épreuve du championnat du monde, cette fin de semaine. «On ne veut pas partir favori, la concurrence est trop grande», estime en effet Jean-Pierre Nicolas, responsable rallye de Peugeot sport. La nouvelle désillusion du Monte-Carlo est passée par là. Une véritable douche froide. «Sur le coup, la déception a été immense, note Nicolas. Je ne vois pas comment il aurait pu en être autrement. Surtout lorsque l’on occupe la 1re et 3e places au moment des abandons. Cela a été vraiment un rude coup. Mais aujourd’hui, nous sommes prêts à repartir». Si le champion en titre, Marcus Groenholm n’a rien à se reprocher, sa pompe à eau l’ayant rapidement trahi, Gilles Panizzi et Didier Auriol, eux, se sont laissés emporter par un excès d’optimisme. «Ils étaient penauds après leurs sorties, indique Jean-Pierre Nicolas. Mais on ne peut pas reprocher à un pilote d’aller trop vite. Il faut juste que cela ne se répète pas». Destin semblable à l’an passé au Monte-Carlo, les trois 206 WRC disparaissant prématurément, certains attendent de voir l’histoire bégayer encore avec un succès de Peugeot en Suède, un terrain sur lequel Groenholm, Auriol et... Harri Rovanpera, le troisième larron du Lion, peuvent faire des merveilles. D’où peut-être une pression supplémentaire. Plus de pression que d’habitude «Certainement ! reconnaît Nicolas. Nous en aurons plus que d’habitude car tout le monde nous voit gagner en Suède. Mais cela n’est écrit nulle part dans les textes... Nous sommes confiants, c’est tout. Didier est bien dans sa tête, Marcus aussi et Rovanpera est décidé à faire quelque chose de grand. Il y a toutefois du beau monde en face». D’autant que, si le responsable rallye de Peugeot sport connaît les qualités de la 206, il estime cependant ne pas être en mesure de pouvoir réellement situer le niveau des adversaires de Peugeot. «On peut difficilement juger du rapport des forces sur le Monte-Carlo. Les conditions étaient tellement piégeuses que le résultat ne veut pas dire grand-chose, dit Nicolas. Comme notre avance au moment de l’abandon de Didier et Gilles (Auriol avait 20 secondes sur Solberg) ne peut constituer une véritable référence. Donc nous préférons rester prudents. En Suède, nous aurons quelques indications de performances. Et, une seule certitude, nous serons dans le coup». «De là à dire que nous allons gagner non! insiste-t-il. Dans chaque équipe, il y a deux pilotes capables de gagner. Burns et Solberg (Subaru), Colin McRae et Carlos Sainz (Ford), Makkinen et Radstrom (Mitsubishi). Nous, nous en aurons trois, avec Marcus, Didier et Harri Rovanpera. Cela va être très disputé».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Deux titres mondiaux, une victoire l’an passé sur les routes enneigées et glacées de la région de Karsltad, la première de la 206 WRC, de Marcus Groenholm, et pourtant on préfère rester prudent chez Peugeot au moment d’aborder le Rallye de Suède, deuxième épreuve du championnat du monde, cette fin de semaine. «On ne veut pas partir favori, la concurrence est trop grande», estime en effet Jean-Pierre Nicolas, responsable rallye de Peugeot sport. La nouvelle désillusion du Monte-Carlo est passée par là. Une véritable douche froide. «Sur le coup, la déception a été immense, note Nicolas. Je ne vois pas comment il aurait pu en être autrement. Surtout lorsque l’on occupe la 1re et 3e places au moment des abandons. Cela a été vraiment un rude coup. Mais aujourd’hui, nous sommes prêts à repartir». Si le...