Les grands dossiers dans lesquels Sirven est impliqué
le 07 février 2001 à 00h00
Voici les principaux volets de l’affaire Elf encore à l’instruction dans lesquels l’ex-numéro 2 du groupe pétrolier Alfred Sirven est impliqué : – Emplois fictifs d’Elf : À la tête d’Elf Aquitaine International (EAI), filiale suisse du groupe pétrolier, de 1989 à 1993, Alfred Sirven avait mis en place un vaste système d’emplois présumés fictifs dont auraient bénéficié plusieurs personnalités, notamment des proches de François Mitterrand et de Charles Pasqua. Christine Deviers-Joncour, ex-maîtresse de Roland Dumas, la secrétaire de l’ancien ministre PS Dominique Strauss-Kahn ainsi que l’ex-député européen DL Yves Verwaerde sont également poursuivis dans ce volet, qui pourrait réserver des surprises, tous les bénéficiaires n’ayant pas été identifiés. – Leuna et Ertoil : Alfred Sirven devra s’expliquer sur les commissions versées par Elf lors des rachats des raffineries de Leuna (ex-Allemagne de l’Est) et d’Ertoil (Espagne), au début des années 90. Ces deux opérations auraient donné lieu au versement de quelque 700 millions de francs de commissions. Les juges soupçonnent l’existence de circuits de financement politique, surtout du côté allemand. Des commissions ont également été versées pour favoriser l’implantation d’Elf au Venezuela. – Vente de frégates à Taïwan : Alfred Sirven est poursuivi pour «tentative d’escroquerie» dans ce dossier relatif à la vente par Thomson de six frégates militaires à Taïwan en 1991. Afin de favoriser la vente de frégates militaires à Taïwan, Thomson avait mis en place plusieurs réseaux de lobbying, dont l’un constitué de proches des réseaux Elf. La vente a finalement été conclue en août 1991, mais Thomson a refusé de payer la commission de 160 millions de francs au «réseau Elf» et a déposé plainte en 1997 pour «tentative d’escroquerie», estimant que ce réseau n’avait pas effectué de réelles démarches. – Terrain dans les Hauts-de-Seine : les juges enquêtent sur les conditions d’achat par une société d’économie mixte, la SEM 92, présidée par Charles Pasqua, d’un terrain sur la commune d’Issy-les-Moulineaux, pour la somme de 295 millions de francs à la société Thinet, qui l’avait acheté quelques jours plus tôt à Elf pour 200 millions de francs. Les juges en charge de l’affaire Elf s’interrogent sur cette importante plus-value réalisée en moins d’une semaine par Thinet. Des commissions auraient été versées à M. Sirven.
Voici les principaux volets de l’affaire Elf encore à l’instruction dans lesquels l’ex-numéro 2 du groupe pétrolier Alfred Sirven est impliqué : – Emplois fictifs d’Elf : À la tête d’Elf Aquitaine International (EAI), filiale suisse du groupe pétrolier, de 1989 à 1993, Alfred Sirven avait mis en place un vaste système d’emplois présumés fictifs dont auraient bénéficié plusieurs personnalités, notamment des proches de François Mitterrand et de Charles Pasqua. Christine Deviers-Joncour, ex-maîtresse de Roland Dumas, la secrétaire de l’ancien ministre PS Dominique Strauss-Kahn ainsi que l’ex-député européen DL Yves Verwaerde sont également poursuivis dans ce volet, qui pourrait réserver des surprises, tous les bénéficiaires n’ayant pas été identifiés. – Leuna et Ertoil : Alfred Sirven devra...
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