Régine Cavagnoud, sacrée lundi première championne du monde française de super-G, s’habitue bien à son nouveau statut et tentera d’en faire un atout dans la descente des championnats du monde de ski alpin de St Anton prévue dimanche. «Je ne pense plus à mon titre. Pendant deux jours, ça a été le marathon des médias. J’ai eu seulement un quart d’heure pour me reposer», sourit la Haut-Savoyarde, toujours prête malgré tout à répondre aux sollicitations. «Mais maintenant, j’ai vraiment la tête à la descente». Laissée au repos lors du premier entraînement, mardi, Régine Cavagnoud s’est remise dans le bain le lendemain, puis jeudi encore, histoire de reprendre contact avec la Gertrud Gabl, la piste de son sacre. Sans toutefois «tenter le diable», précise-t-elle, évoquant son accident des Mondiaux de Vail (USA, Colorado) où elle s’était blessée à un genou lors d’un entraînement. «Cette piste est toujours aussi facile à skier», constate la Française qui avait déjà stigmatisé lundi le caractère peu sélectif de la pente. «La décision se fera comme dans le super-G, c’est-à-dire à l’entrée de la forêt». C’est dans cette partie technique médiane que Régine, négociant parfaitement deux courbes rapides, avait fait la différence sur ses rivales lundi. «J’ai encore du temps pour affiner les derniers petits réglages, trouver le bon matériel et le bon timing», poursuit-elle. La cerise sur le gâteau Totalement sereine et épanouie, la skieuse de La Clusaz sait qu’elle a tout à gagner dans la descente dominicale dont, à l’inverse du super-G, elle ne sera pas la grande favorite. L’Autrichienne Renate Goetschl et l’Italienne Isolde Kostner, toutes deux victorieuses cette saison, sont beaucoup plus attendues que Régine Cavagnoud, deux fois troisième cette saison, à Saint-Moritz II (Suisse) et Cortina d’Ampezzo (Italie). Chez les bookmakers de St Anton, la Française, troisième de la Coupe du monde de la spécialité, est d’ailleurs donnée à 8 contre 1 alors que Kostner et Goetschl, respectivement première et deuxième, dominent les paris avec une cote à 2,7. «Régine a le ski pour briller en descente», dit l’entraîneur Lionel Finance, «ce qui lui a fait défaut cet hiver, c’est l’approche mentale». Cette incapacité passagère à se libérer dans la plus risquée des disciplines alpines pourrait bien sauter cette fois-ci, à l’approche de la descente mondiale. La championne du monde de super-G n’a rien à perdre. «Le plus dur est fait, dit-elle, j’ai atteint mon objectif en super-G. Maintenant, une médaille en descente serait vraiment la cerise sur le gâteau. Mais comme je suis gourmande...». Libérée, Régine le sera assurément au moment de prendre le départ, dimanche. Elle sait que tout est possible, la victoire d’une inconnue comme celle d’une semi-favorite, la catégorie où elle se range. «En tout cas, prévient-elle, ce sera un beau combat».
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Régine Cavagnoud, sacrée lundi première championne du monde française de super-G, s’habitue bien à son nouveau statut et tentera d’en faire un atout dans la descente des championnats du monde de ski alpin de St Anton prévue dimanche. «Je ne pense plus à mon titre. Pendant deux jours, ça a été le marathon des médias. J’ai eu seulement un quart d’heure pour me reposer», sourit la Haut-Savoyarde, toujours prête malgré tout à répondre aux sollicitations. «Mais maintenant, j’ai vraiment la tête à la descente». Laissée au repos lors du premier entraînement, mardi, Régine Cavagnoud s’est remise dans le bain le lendemain, puis jeudi encore, histoire de reprendre contact avec la Gertrud Gabl, la piste de son sacre. Sans toutefois «tenter le diable», précise-t-elle, évoquant son accident des Mondiaux de...