Et si Michael Jordan revenait à Chicago ? La question mérite d’être posée, même si His Airness, en bon homme d’affaires, attendra sûrement quelques années encore et un possible retour d’investissement sur les 50 millions de dollars qu’il a engagés dans le capital des Wizards de Washington. Son contrat de propriétaire de la franchise installée dans la capitale fédérale court d’ailleurs jusqu’en 2004. Mais le comportement de l’ancienne mégastar des Bulls intrigue de plus en plus. Ainsi, Jordan affiche vis-à-vis de son équipe, assez pitoyable il est vrai, une distance nettement marquée. MJ se fait extrêmement rare au MCI Center et réside d’ailleurs toujours dans la «Windy City». Plus troublant encore : le sextuple champion NBA a récemment confié qu’il avait été très déçu, lors de son départ définitif en retraite, de ne pas avoir reçu la moindre proposition émanant des Bulls. Même s’il ne s’agit que d’une accumulation de bruits de couloirs, le possible retour de Jordan au bord du lac Michigan n’est donc peut-être pas qu’une simple vue de l’esprit. Stan Smith, l’auteur du fameux ouvrage The Jordan Rules, est en tout cas affirmatif. «Chicago est la ville de Jordan, celle qui l’a fait naître au monde, et Michael le sait». L’intéressé reste muet. Pour l’instant. Dallas, ton univers impitoyable Depuis que Mark Cuban a pris les rênes des Dallas Mavericks, il y a un an, la vie de la franchise texane ressemble à un feuilleton. Vaguement mégalomane, ce propriétaire s’est notamment fait remarquer en écopant de la plus forte amende jamais infligée en NBA. Soit 250 000 dollars pour avoir publiquement, et à plusieurs reprises, contesté des décisions d’arbitrage qu’il estimait préjudiciables à son équipe. Pas franchement dans le besoin, Cuban a payé sur-le-champ, non sans y ajouter une remarque du style : «Peu m’importe que l’on parle des Mavs en bien ou en mal, l’essentiel est que l’on en parle !» David Stern, le commissaire général de la NBA, a d’autant moins apprécié que le Texan s’est également attaché les services d’un ancien arbitre afin que celui-ci note les performances de ses ex-collègues Mais Cuban a fait plus fort encore. Il a installé au-dessus du parquet de la Reunion Arena un écran sur lequel est figée l’image d’une erreur d’arbitrage flagrante à ses yeux... Les Mavericks n’auraient pourtant guère besoin de ce style de publicité, puisqu’ils semblent bien partis pour accrocher enfin une place en play-off après dix ans d’absence dans les phases finales, soit un record NBA en la matière. Ce résultat est d’autant plus remarquable que Dallas a vu le mythique coach Don Nelson, momentanément remplacé par son propre fils Donnie, interrompre sa carrière afin d’être opéré d’un cancer de la prostate. Là encore, l’intenable Mark Cuban a profité du pépin de santé de son entraîneur pour annoncer qu’il verserait une somme égale au montant de l’amende afin d’aider la recherche contre le cancer. À Dallas, la réalité va peut-être dépasser bientôt la fiction. La NBA reconnaissante C’est une tradition en NBA, où les plus grands, ceux qui ont fait l’histoire de la Ligue, ne sont jamais oubliés : quand un joueur raccroche, il est de bon ton de retirer son numéro de la circulation. La tunique du retraité est la plupart du temps accrochée au-dessus du parquet, à des fins pédagogiques, pour permettre aux franchises américaines de cultiver leur passé. Avant Clyde Drexler, champion avec Houston en 1995, et Charles Barkley, qui sera honoré le 30 mars prochain à Philadelphie, Dominique Wilkins vient tout juste d’être porté au panthéon des Hawks d’Atlanta. En hommage à ce joueur d’exception, huitième meilleur marqueur de l’histoire de la NBA avec plus de 26 000 points marqués, son numéro 21 porté pendant douze ans a été retiré et ne sera plus jamais réattribué. Joueur très spectaculaire dans les années 80, Wilkins a été neuf fois All Star, tournant à près de 25 points de moyenne sur l’ensemble de sa carrière. L’Europe avait pu apprécier les arabesques de «Do» lors des deux saisons passées avec les Italiens du Fortitudo Bologne et les Grecs du Panathinaïkos Athènes.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Et si Michael Jordan revenait à Chicago ? La question mérite d’être posée, même si His Airness, en bon homme d’affaires, attendra sûrement quelques années encore et un possible retour d’investissement sur les 50 millions de dollars qu’il a engagés dans le capital des Wizards de Washington. Son contrat de propriétaire de la franchise installée dans la capitale fédérale court d’ailleurs jusqu’en 2004. Mais le comportement de l’ancienne mégastar des Bulls intrigue de plus en plus. Ainsi, Jordan affiche vis-à-vis de son équipe, assez pitoyable il est vrai, une distance nettement marquée. MJ se fait extrêmement rare au MCI Center et réside d’ailleurs toujours dans la «Windy City». Plus troublant encore : le sextuple champion NBA a récemment confié qu’il avait été très déçu, lors de son départ...