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Actualités - Chronologies

Tennis - Andre Agassi, le petit génie devenu maître à jouer

Avant de remporter magistralement les Internationaux d’Australie de tennis à près de 31 ans, dimanche à Melbourne, l’Américain Andre Agassi fut d’abord un petit génie du tennis. Il marchait à peine quand son père, Mike, mit pour la première fois une raquette entre ses menottes. Son compatriote Pete Sampras se souvient du tout premier match qui les opposa, alors qu’ils avaient tous les deux tout juste dix ans : «Il utilisait plein de coups astucieux que je n’avais jamais vus». Après quinze ans de présence sur le circuit et trois retours réussis, le voici nanti de sept titres du Grand Chelem. Soit un de plus que le Suédois Stefan Edberg et l’Allemand Boris Becker. Et l’Américain fait partie des cinq uniques joueurs ayant gagné les quatre tournois principaux dans la longue histoire du tennis. Sa dernière éclipse, l’année dernière, fut de courte durée. Elle eut pour origine un accident de voiture, des problèmes au dos et à une hanche ainsi que le cancer qui frappa sa mère, Elizabeth, et sa sœur, Tammee. «Andre est une personne normale, un être humain comme les autres. Tout le monde aurait été abattu dans un cas pareil. Mais maintenant, c’est du passé», assure son entraîneur, le rugueux Brad Gilbert, qui l’a surnommé «Rock» (rocher). S’améliorer encore Un an après son unique succès de la saison 2000, Agassi a donc retrouvé son titre. Il l’a fait avec cette tranquille assurance des maîtres parvenus au sommet de leur art. Non plus avec cette furieuse et permanente agressivité qui le caractérisait auparavant. En demi-finale, campé sur sa ligne de fond, il laissa sciemment l’Australien Pat Rafter s’épuiser sous la chaleur avant de lui porter l’estocade. Contre le jeune Français Arnaud Clément, son adversaire malheureux en finale, il dosa au trébuchet ses efforts et éleva son jeu à un niveau inabordable quand il le fallait. «Il n’y avait rien à faire, il était deux ou trois niveaux au-dessus. Je l’ai tenu pendant quelques jeux, mais c’est tout. J’ai énormément de respect pour lui. À l’origine, il était incroyablement doué. Maintenant, pour jouer comme il a joué dimanche, il a dû bosser énormément. À son âge, c’est fabuleux», n’a pu que constater Clément. Pour faire «bosser» physiquement Agassi, il y a Gil Reyes, le préparateur physique attaché à son service depuis douze ans, un ancien joueur de football américain massif, qui ne rigole pas avec la forme de son patron, laquelle fait l’admiration générale. Mais le physique n’est pas tout. Où Agassi va-t-il chercher la motivation nécessaire pour lutter contre la saturation mentale ? «Dans la passion que j’ai pour le tennis et que je souhaite avoir le plus longtemps possible», répond-il. «C’est toute ma vie. De temps en temps, je me suis éloigné de lui. C’est sans doute ce qui m’a permis de garder une certaine fraîcheur physique et mentale. Je pense que je peux encore m’améliorer. En tout cas, je le souhaite», a-t-il expliqué en annonçant son retour à Melbourne l’an prochain. Ça promet!
Avant de remporter magistralement les Internationaux d’Australie de tennis à près de 31 ans, dimanche à Melbourne, l’Américain Andre Agassi fut d’abord un petit génie du tennis. Il marchait à peine quand son père, Mike, mit pour la première fois une raquette entre ses menottes. Son compatriote Pete Sampras se souvient du tout premier match qui les opposa, alors qu’ils avaient tous les deux tout juste dix ans : «Il utilisait plein de coups astucieux que je n’avais jamais vus». Après quinze ans de présence sur le circuit et trois retours réussis, le voici nanti de sept titres du Grand Chelem. Soit un de plus que le Suédois Stefan Edberg et l’Allemand Boris Becker. Et l’Américain fait partie des cinq uniques joueurs ayant gagné les quatre tournois principaux dans la longue histoire du tennis. Sa dernière...