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Actualités - Reportages

Un combat sans merci - L’ère de l’antiâge

On connaissait l’âge de pierre, celui de bronze ou d’or. On vénérait le troisième âge et on s’attendrissait sur le premier... Or notre époque est venue ajouter une nouvelle relation avec l’âge : l’opposition farouche, judicieusement planifiée. Il fut un temps où les cheveux blancs, signe d’expérience et de sagesse, étaient vénérés, honorés, écoutés... Aujourd’hui ils vivent teints ou rasés... La lutte contre le vieillissement acquiert les dimensions d’une épopée, drainant un vrai pactole aux petits malins qui savent exploiter la guerre contre l’âge en apportant des munitions... Des millions de gens vivent et prospèrent de cette lutte contre la vieillesse, devenue synonyme de déchéance et de détresse. La bataille est certes perdue d’avance. Rien pour l’instant n’arrive à empêcher la marche du temps sur le corps humain. Mais jamais dans l’histoire des hommes la lutte n’a été aussi âpre, aussi désespérée, ni autant rémunératrice... Les années arrachées à la vieillesse, ces quelques bribes volées à la fatale décrépitude valent leur pesant d’or... Leur promesse sert de base à une formidable industrie créatrice d’emplois et pourvoyeuse de fonds aux économies des pays producteurs. À une époque où 14 % des chefs d’entreprise et dirigeants au sommet de la pyramide financière, tous secteurs confondus, ont moins de 35 ans, la guerre de survie ne laisse aucune place aux sages ridés d’antan. Laisser paraître son âge c’est se condamner à la marginalisation, voire à l’exclusion... Le bien-être dans la longévité Tout, heureusement, n’est pas perdu pour les plus de 35 ans. À défaut d’éternité, la science offre de plus en plus le bien-être dans la longévité. On s’attend qu’à la seconde moitié du XXIe siècle, cinq à six générations connaîtront la cohabitation, contre trois à quatre aujourd’hui et deux à trois au début du XXe siècle... La science avance et s’avère capable aujourd’hui de repousser l’âge de la fin. Il semble que l’homme est programmé pour vivre 120 ans, ce qui donne le droit à l’espérance. Déjà les signes révélateurs de la «prise d’âge» reculent. Les corps demeurent «opérationnels» plus longtemps, les rides (la cosmétologie aidant) moins apparentes et les antioxydants s’avèrent performants. Aujourd’hui, à l’évidence, l’âge chronologique ne correspond que de plus en plus rarement à l’âge physiologique, comme à l’âge visible ! «J’ai l’âge de mon apparence, proclame Clara Halter, le peintre à la cote montante, très prisée à l’heure actuelle, je milite contre ce que je considère comme de l’inquisition et de la discrimination. C’est un piège de croire que dans une société où il est de bon ton de jouer la transparence, on peut tout changer en disant la vérité. Plus on avance dans la vie, plus c’est dévalorisant d’avoir l’âge de la sagesse...». Les nouvelles armes Les panoplies de soins d’avant-garde opposent à l’âge de véritables forteresses. Depuis l’hydratation de la peau jusqu’aux traitements hypersophistiqués contre les rides, la perte de la fermeté et de l’éclat, tout est mis en œuvre pour annuler la sape des ans... Geste premier, dès vingt ans : l’hydratation. Première consigne des dermatologues, elle doit rester la base de tous les soins, qui sans elle n’ont absolument aucune efficacité. Le vent, le froid, le soleil, les lavages trop décapants, la pollution mais aussi certains médicaments agissent en «assoiffeurs» de la peau. Ce phénomène de déshydratation s’accentue au fil des ans. D’où la naissance des rides. Sans oublier qu’une peau grasse n’est nullement à l’abri d’une déshydratation. De nouveaux produits sont aujourd’hui capables de maintenir un équilibre hydrique idéal, grâce à des concentrés de certaines plantes du désert et leurs extraits phytomarins miraculeux. Dès trente ans, il s’agit de gommer les premières rides. La peau est encore éclatante mais parfois, après une journée éprouvante, au réveil le teint paraît moins frais et la peau moins lisse. Il faut alors prendre vite les devants avant que ces avertissements insidieux ne s’installent définitivement sur le visage. Il s’agit alors de renforcer les forces vitales de la peau: des vitamines en surface et des éléments actifs, reconstituants en profondeur. Des produits de soins basés sur la chronobiologie peuvent combattre la nuit les agressions subies par la peau durant la journée. Ils agissent en inhibant les enzymes qui détruisent les fibres de collagène. À la quarantaine, ceux qui ont abusé du soleil comme chez certains moins privilégiés que d’autres voient leur peau devenir moins tonique et les ridules deviennent peu à peu des sillons profonds. Les cellules, en effet, se renouvellent moins vite, la production de collagène et d’élastine commence à s’essouffler. Pour lutter à la fois contre les rides, la perte de fermeté et la déshydratation, il faudrait des produits qui retardent le processus du temps, stimulant les protéines antiâge naturellement sécrétées par la peau, dont la production se réduit avec l’âge. Il s’agit donc de doper les cellules de la peau à l’aide de produits adéquats, afin d’obtenir qu’elles fonctionnent au même rythme qu’une peau jeune. À cinquante ans et plus, il s’agit de combattre le relâchement. La peau, à la suite des modifications hormonales, devient plus fine, plus sèche. Le maquillage tient mal, se relâche, les contours du visage deviennent plus flous. À ce stade, il s’agit de raffermir l’épiderme, gommer les rides. Les produits efficaces contiennent des polymères tenseurs et des réflecteurs de lumière, mais aussi des actifs de pointe reconstruisant le «coussinet» épidermique pour étoffer la peau.
On connaissait l’âge de pierre, celui de bronze ou d’or. On vénérait le troisième âge et on s’attendrissait sur le premier... Or notre époque est venue ajouter une nouvelle relation avec l’âge : l’opposition farouche, judicieusement planifiée. Il fut un temps où les cheveux blancs, signe d’expérience et de sagesse, étaient vénérés, honorés, écoutés... Aujourd’hui ils vivent teints ou rasés... La lutte contre le vieillissement acquiert les dimensions d’une épopée, drainant un vrai pactole aux petits malins qui savent exploiter la guerre contre l’âge en apportant des munitions... Des millions de gens vivent et prospèrent de cette lutte contre la vieillesse, devenue synonyme de déchéance et de détresse. La bataille est certes perdue d’avance. Rien pour l’instant n’arrive à empêcher la...