Arabie séoudite - L’Onu demande la levée des discriminations contre les femmes
le 27 janvier 2001 à 00h00
Un comité de l’Onu a demandé hier à l’Arabie séoudite, dans une série de recommandations critiques, d’«éliminer les discriminations fondées sur le sexe et la naissance dans les domaines de la vie politique, économique, civile, sociale et culturelle». Les experts du comité des droits de l’enfant, réuni ces deux dernières semaines à Genève, ont énuméré de nombreuses discriminations à l’encontre des femmes et des non-musulmans dans le royaume. Chargé de veiller à l’application de la convention de 1989 sur les droits de l’enfant, le comité a rendu publiques ses observations finales. Ryad a soumis pour la première fois un rapport à un organe des droits de l’homme de l’Onu chargé de veiller à l’observation d’un traité. Des recommandations appellent à de nombreux changements législatifs et dénoncent le flou de certaines lois, notamment sur l’âge de la majorité. Le comité fustige «la discrimination directe ou indirecte des filles et des enfants naturels», «les stéréotypes» appliqués aux hommes et aux femmes. Il relève aussi que la loi séoudienne sur la nationalité «n’accorde pas une citoyenneté égale aux enfants de femmes séoudiennes mariées à des non-Séoudiens». Du fait d’«un âge minimum non défini pour le mariage», une application arbitraire des lois peut aboutir à une discrimination entre garçons et filles, souligne-t-il. Selon les experts, les «comités séoudiens pour la propagation de la vertu et la prévention du vice» «harcèlent» des mineures pour leur tenue vestimentaire. Le comité demande à l’État séoudien de prendre des mesures législatives pour interdire «toutes formes de violence mentale et physique, incluant les châtiments corporels et les sévices sexuels dans les familles, les écoles et les institutions de santé». Il exhorte aussi le royaume à permettre aux adolescentes un accès à l’éducation sexuelle et aux services de santé en la matière. Les experts ont relevé «les interprétations étroites des textes islamiques» par les autorités séoudiennes, et aussi les restrictions à la liberté de professer d’autres religions. Plusieurs organisations des droits de l’homme, dont Amnesty International, ont dénoncé ces dernières années les violations des droits de l’homme en Arabie séoudite, s’inquiétant particulièrement des femmes et des étrangers en situation illégale.
Un comité de l’Onu a demandé hier à l’Arabie séoudite, dans une série de recommandations critiques, d’«éliminer les discriminations fondées sur le sexe et la naissance dans les domaines de la vie politique, économique, civile, sociale et culturelle». Les experts du comité des droits de l’enfant, réuni ces deux dernières semaines à Genève, ont énuméré de nombreuses discriminations à l’encontre des femmes et des non-musulmans dans le royaume. Chargé de veiller à l’application de la convention de 1989 sur les droits de l’enfant, le comité a rendu publiques ses observations finales. Ryad a soumis pour la première fois un rapport à un organe des droits de l’homme de l’Onu chargé de veiller à l’observation d’un traité. Des recommandations appellent à de nombreux changements législatifs et...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.