Le Britannique Colin McRae (Ford Focus WRC) occupait la tête du rallye Monte-Carlo, première épreuve du championnat du monde, hier soir à Monaco, à l’issue d’une première journée maudite pour de nombreux concurrents, pour les champions du monde en titre notamment. Peugeot, Marcus Groenholm, Gilles Panizzi puis Didier Auriol ont une nouvelle fois perdu toutes leurs illusions en abandonnant rapidement comme une vingtaine de voitures victimes des pièges monégasques. Dès le terme de la 3e spéciale, les 206 WRC officielles avaient déjà toutes disparu. Une pompe à eau cassée (ES2) pour le champion du monde finlandais, une sortie de route violente pour Panizzi, une touchette endommageant sérieusement une roue arrière pour Auriol, la malédiction avait frappé Peugeot. Comme un an plus tôt quand les trois 206 WRC avaient refusé de démarrer dans le petit matin frisquet de Gap. «Décidément, le Monte-Carlo semble maudit pour Peugeot», lâchait fataliste Corrado Provera, le directeur de Peugeot Sport. Avant de positiver : «Si c’est le prix à payer pour être champion du monde à la fin de la saison, et si l’histoire devait se répéter, alors nous sommes prêts à souscrire». Et pourtant Didier Auriol semblait s’être parfaitement acclimaté à la 206, la propulsant aux commandes jusqu’au dernier virage de l’ES3. «Je suis sorti dans le dernier virage et j’ai tapé de l’arrière», expliquait, déçu, le Français. Aucun risque Comme le disait Colin McRae avant le départ, «le Monte-Carlo, c’est un peu une loterie». Hier soir, l’Écossais avait été le premier à tirer le gros lot après un départ plutôt laborieux. «Nous y allons prudemment, ne prenant aucun risque, déclarait ainsi le Britannique. L’après-midi, les conditions ont été bien meilleures que le matin, mais il est important d’être constant, car si vous prenez des risques, il est facile de commettre une erreur. Je ne suis donc pas surpris qu’il y ait eu tant d’abandons». Rien ne sert de courir. Les hommes forts avaient d’ailleurs tous été discrets au départ, laissant au Finlandais Toni Gardemeister (Peugeot 206 WRC de la structure italienne la Grifone), au Suisse Burri (Toyota Corolla) et à l’Allemand Hermann Gassner (Mitsubishi Proton) le soin de se mettre en vedette. Avant de reprendre les choses en main. Hormis Gardemeister, les deux «inconnus», s’élançant loin après les ténors, avaient profité d’une amélioration des conditions, d’une route débarrassée de sa neige, de sa boue. Le Norvégien Petter Solberg (Subaru Impreza WRC) ayant dû lui aussi cesser la lutte sur sortie de route (ES5), Colin McRae se retrouvait donc en tête devant le Finlandais Tommi Makinen (Mitsubishi Lancer), l’Espagnol Carlos Sainz (Ford Focus), le Britannique Richard Burns (Subaru Impreza) et le Belge Freddy Loix (Mitsubishi Carisma). Mais avec des écarts déjà conséquents derrière le trio de tête, Burns se retrouvant à près d’une minute 30 sec. Le Français François Delecour (Ford Focus), auteur du meilleur temps de l’ES3, pointait quant à lui à la 6e place, à près de deux minutes du leader écossais. Classement Voici le classement provisoire du rallye de Monte-Carlo à l’issue de la première étape (six spéciales) : 1. Colin McRae (G-B) Ford 1h46’’1 2. Tommi Makinen (Fin) Mitsubishi à 30’’6 3. Carlos Sainz (Esp) Ford à 33’’9 4. Richard Burns (G-B) Subaru à 1’29’’6 5. Armin Schwarz (All) Skoda à 1’49’’3 6. François Delecour (Fra) Ford à 1’49’’5 7. Freddy Loix (Bel) Mitsubishi à 2’28’’7 8. Alister McRae (G-B) Hyundai à 2’40’’0 9. Olivier Burri (Sui) Toyota à 2’46’’7 10. Toni Gardemeister (Fin) Peugeot à 3’06’’4.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Britannique Colin McRae (Ford Focus WRC) occupait la tête du rallye Monte-Carlo, première épreuve du championnat du monde, hier soir à Monaco, à l’issue d’une première journée maudite pour de nombreux concurrents, pour les champions du monde en titre notamment. Peugeot, Marcus Groenholm, Gilles Panizzi puis Didier Auriol ont une nouvelle fois perdu toutes leurs illusions en abandonnant rapidement comme une vingtaine de voitures victimes des pièges monégasques. Dès le terme de la 3e spéciale, les 206 WRC officielles avaient déjà toutes disparu. Une pompe à eau cassée (ES2) pour le champion du monde finlandais, une sortie de route violente pour Panizzi, une touchette endommageant sérieusement une roue arrière pour Auriol, la malédiction avait frappé Peugeot. Comme un an plus tôt quand les trois 206 WRC avaient...