Le volet Dumas, pour lequel l’ancien président du Conseil constitutionnel et six autres prévenus comparaissent en correctionnelle à Paris à partir de lundi, n’est qu’un des volets de l’affaire Elf, toujours en cours d’instruction. Au-delà des nombreuses ramifications de ce dossier – certaines très avancées, d’autres à peines exploitées – voici les principaux volets de l’affaire, entre les mains de trois juges d’instruction, Eva Joly, Laurence Vichnievsky et Renaud Van Ruymbeke. – BIDERMANN – Point de départ de l’ensemble de l’affaire. Après la transmission à la justice, par la Commission des opérations de Bourse (COB), d’un rapport sur les participations prises par Elf au début des années 1990 dans le groupe textile français Bidermann, une information judiciaire est ouverte par le parquet de Paris en août 1994. En juillet 1996, M. Le Floch-Prigent, PDG d’Elf Aquitaine, est mis en examen et écroué. Son ex-épouse, Fatima Belaïd, ainsi que plusieurs cadres d’Elf, dont André Tarallo, ancien PDG d’Elf-Gabon, sont également poursuivis, soupçonnés notamment d’enrichissement personnel. – RAFFINERIES LEUNA ET ERTOIL – Les magistrats enquêtent sur des commissions versées par Elf lors des rachats des raffineries de Leuna (ex-Allemagne de l’Est) et d’Ertoil (Espagne), au début des années 90. Les juges soupçonnent, sans en avoir la preuve, l’existence de circuits de financements politiques. Ils ont lancé des mandats d’arrêt internationaux contre l’homme d’affaires britannique d’origine irakienne, Nadhmi Auchi, l’ancien espion français Pierre Lethier, ainsi que l’homme d’affaires allemand Dieter Holzer. – EMPLOIS FICTIFS – Les juges enquêtent sur des listes de personnes rémunérées sans réelle contrepartie par Elf Aquitaine International (EAI), filiale suisse d’Elf présidée par Alfred Sirven. D’anciens policiers proches de Charles Pasqua font notamment partie des personnes mises en examen, dans ce dossier disjoint de l’enquête principale. – FRÉGATES – Afin de favoriser l’aboutissement de la vente de frégates militaires à Taïwan, Thomson avait mis en place plusieurs réseaux d’intermédiaires, dont l’un constitué de proches des réseaux Elf. La vente a finalement été conclue en août 1991, mais Thomson a refusé de payer les commissions et déposé plainte en 1997 pour «tentative d’escroquerie», estimant que le «réseau Elf» n’avait pas effectué de réelles démarches.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le volet Dumas, pour lequel l’ancien président du Conseil constitutionnel et six autres prévenus comparaissent en correctionnelle à Paris à partir de lundi, n’est qu’un des volets de l’affaire Elf, toujours en cours d’instruction. Au-delà des nombreuses ramifications de ce dossier – certaines très avancées, d’autres à peines exploitées – voici les principaux volets de l’affaire, entre les mains de trois juges d’instruction, Eva Joly, Laurence Vichnievsky et Renaud Van Ruymbeke. – BIDERMANN – Point de départ de l’ensemble de l’affaire. Après la transmission à la justice, par la Commission des opérations de Bourse (COB), d’un rapport sur les participations prises par Elf au début des années 1990 dans le groupe textile français Bidermann, une information judiciaire est ouverte par le parquet de...