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Actualités - Reportages

Recherche - Profession: cobaye volontaire

Quand un nouveau médicament ou traitement est mis au point, il est absolument nécessaire d’être essayé sur un groupe de personnes dont une équipe médicale observe les réactions avant tout usage généralisé. En France, près de 900000 personnes se prêtent annuellement comme volontaires aux essais de nouveaux médicaments. Des chiffres bien supérieurs sont enregistrés aux États-Unis et dans d’autres pays occidentaux. On a peine à croire que des personnes conscientes des risques puissent se prêter à semblable volontariat. Or, partout dans le monde, la recherche biomédicale emploie des cobayes humains, autant dans les centres d’investigations scientifiques ou cliniques, les établissements de pharmacologie que dans les laboratoires cosmétologiques ou pharmacologiques. Même si les cobayes sont largement indemnisés. Tous les médicaments, les nouveaux traitements mais aussi toutes les crèmes, lotions et autres produits cosmétologiques doivent être testés sur l’homme avant d’être lancés sur le marché ou largement appliqués dans la pratique médicale ou les soins esthétiques. Si tous les cobayes sont indemnisés, une récente enquête révèle que les motivations diffèrent. Certains individus souffrant d’une maladie espèrent, en participant à l’essai d’une substance prometteuse, tirer un «bénéfice individuel direct de ces essais et trouver réponse à leur mal». La grande majorité, cependant, ne tire aucun profit médical des expérimentations: étudiants, personnes en difficultés financières et chômeurs demandant n’importe quel emploi... Leur motivation est clairement matérielle et il est rare, semble-t-il, que la personne soit intéressée par la recherche. Dans les pays avancés, des lois précises réglementent ce volontariat. La loi limite les abus, pose un plafond à la rémunération, une somme annuelle à ne pas dépasser, et interdit la participation simultanée à plus d’un essai à la fois. Si pour chaque essai les réactions sont connues et communiquées d’avance, certaines sont imprévisibles. La grande hantise des médecins sont les allergies. Rares mais toujours possibles, elles imposent la mise en place d’un service de réanimation à proximité de tout essai médicamenteux. En France, la loi Huriet protège le volontaire lui accordant la liberté d’abandonner à tout instant l’essai sans perdre son droit à l’indemnité fixée au moment du recrutement. En aucun cas, par ailleurs, son accord de participation ne dégage les recruteurs de leur responsabilité à son égard. Mais le risque de l’entreprise est tel, quelquefois, que cette indemnité soit proche du salaire de la peur...
Quand un nouveau médicament ou traitement est mis au point, il est absolument nécessaire d’être essayé sur un groupe de personnes dont une équipe médicale observe les réactions avant tout usage généralisé. En France, près de 900000 personnes se prêtent annuellement comme volontaires aux essais de nouveaux médicaments. Des chiffres bien supérieurs sont enregistrés aux États-Unis et dans d’autres pays occidentaux. On a peine à croire que des personnes conscientes des risques puissent se prêter à semblable volontariat. Or, partout dans le monde, la recherche biomédicale emploie des cobayes humains, autant dans les centres d’investigations scientifiques ou cliniques, les établissements de pharmacologie que dans les laboratoires cosmétologiques ou pharmacologiques. Même si les cobayes sont largement indemnisés....