Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Jean-Paul II : Un avenir commun

Le pape Jean-Paul II a estimé que le futur des Israéliens et des Palestiniens résidait dans une vie commune et dans le respect mutuel des droits et des traditions. «Israéliens et Palestiniens ne peuvent envisager leur avenir qu’ensemble, et chacune des deux parties doit respecter les droits et les traditions de l’autre», a déclaré le pape en s’adressant aux ambassadeurs accrédités auprès du Saint-Siège. «Il est grand temps de retourner aux principes de la légalité internationale : interdiction de l’acquisition des Territoires par la force, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (...). Sinon tout est à craindre : des initiatives unilatérales aventureuses à une extension difficilement contrôlable de la violence», a estimé le souverain pontife. «Personne ne doit accepter la banalisation d’une sorte de guérilla, la persistance de l’injustice, le mépris du droit international ou la mise entre parenthèses des lieux saints et des exigences des communautés chrétiennes», a-t-il dit. Jean-Paul II est intervenu à de nombreuses reprises en faveur d’un dialogue au Proche-Orient entre les deux parties en conflit. Il avait envoyé début janvier le cardinal Roger Etchegaray dans cette région pour remettre un message au président palestinien Yasser Arafat et au Premier ministre israélien Ehud Barak. La position traditionnelle du Vatican sur le problème du Proche-Orient est «le respect des résolutions des Nations unies (...) et la protection des lieux saints des trois grandes religions (...) en particulier ceux de la ville de Jérusalem qui constituent, selon le Saint-Siège, un patrimoine sacré de tous les croyants et ont une valeur universelle». Tout en se félicitant des progrès que le XXe siècle a apporté dans les domaines scientifiques et techniques, le pape a estimé qu’il était aussi «celui où la vie humaine aura été méprisée de la façon la plus brutale». «Je me réfère bien sûr aux guerres meurtrières qui ont germé en Europe (...) mais aussi aux lois qui ont “légalisé” l’avortement ou l’euthanasie (...). Si l’homme renverse les équilibres de la création (...) et ne prend pas soin de l’environnement que le Créateur a remis entre ses mains, ce monde (...) pourrait devenir irrespirable», a estimé le souverain pontife. «Je voudrais ici vous redire (...) la détermination de l’Église catholique à défendre l’homme, sa dignité, ses droits et sa dimension transcendante. Même si certains répugnent à évoquer la dimension religieuse de l’homme et de son histoire, même si d’autres voudraient réduire la religion à la sphère du privé, même si d’autres encore persécutent les communautés de croyants, les chrétiens continueront à proclamer que l’expérience religieuse fait partie de l’expérience humaine», a dit le pape. «Le drame vécu par la communauté chrétienne en Indonésie ou les discriminations patentes dont sont victimes aujourd’hui encore d’autres communautés de croyants, chrétiens ou non, dans certains pays d’obédience marxiste ou islamiste, appellent à une vigilance et à une solidarité sans faille», a conclu le pape.
Le pape Jean-Paul II a estimé que le futur des Israéliens et des Palestiniens résidait dans une vie commune et dans le respect mutuel des droits et des traditions. «Israéliens et Palestiniens ne peuvent envisager leur avenir qu’ensemble, et chacune des deux parties doit respecter les droits et les traditions de l’autre», a déclaré le pape en s’adressant aux ambassadeurs accrédités auprès du Saint-Siège. «Il est grand temps de retourner aux principes de la légalité internationale : interdiction de l’acquisition des Territoires par la force, droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (...). Sinon tout est à craindre : des initiatives unilatérales aventureuses à une extension difficilement contrôlable de la violence», a estimé le souverain pontife. «Personne ne doit accepter la banalisation d’une sorte de...