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Actualités - Chronologies

VOILE - Vendée Globe - Le vent chasse enfin la frustration

En franchissant le Cap Horn mercredi à 20h07, Michel Desjoyeaux sur PRB, leader du Vendée Globe, a laissé dans son sillage des adversaires non seulement distancés, mais frustrés des conditions météo tout à fait inhabituelles rencontrées dans le Pacifique Sud. Ils le quitteront soulagés, mais avec la désagréable sensation de ne pas y avoir trouvé ce qu’ils étaient venus y chercher. «C’est la cinquième fois que je viens dans le Grand Sud et je n’avais jamais vu ça. Nous avons eu droit à un merdier météorologique de première !», avait commenté il y a quelques jours le Suisse Dominique Wavre sur Union Bancaire Privée, qui pointe en sixième position. «J’ai l’impression d’avoir passé mon temps à éviter les calmes plutôt qu’à gérer des tempêtes. Une série de murs se sont dressés sur notre route, ce qui a créé un immense phénomène d’accordéon avec des écarts invraisemblables», avait-il ajouté. Heureusement pour les navigateurs de ce tour du monde en solitaire sans escale ni assistance, le vent s’est enfin levé hier et devrait les accompagner jusqu’au Cap Horn. Ellen MacArthur sur Kingfisher devrait le passer ce soir. Quant à Roland Jourdain (Sill Matines La Potagère) et Marc Thiercelin (Active Wear), ils devraient le franchir. «Le vent entre enfin quand même, c’était un peu mou jusqu’à présent. J’attends le caillou de plus en plus impatiemment», a avoué Roland Jourdain, qui a l’intention, une fois le Cap Horn franchi, de mouiller dans un endroit à l’abri du vent pour réparer au calme son rail de grand voile endommagé. Belles images «C’est super pour Michel (Desjoyeaux)... Il y a des jours où l’on envie vraiment les autres et celui-là en est un. Il a pris le bon train, la bonne dépression, c’est beaucoup une histoire de météo. Il est loin devant et je le regarde avec envie», a ajouté Roland Jourdain, longtemps au coude à coude avec le leader de ce Vendée Globe. Les autres concurrents saluent tous le retour d’Eole. «Depuis hier c’est rentré fort. J’ai un vent de 40-45 nœuds et une mer formée avec des creux de 5 mètres. Le bateau file sous le soleil a 17-19 noeuds, c’est magnifique», s’est exclamé Dominique Wavre. «Je me déplace dans un courant de vent fort généré par la dépression située plus au sud qui devrait nous accompagner jusqu’au Cap Horn», a ajouté le navigateur suisse. Même soulagement pour Thomas Coville qui, à la barre de Sodebo, occupe la cinquième place. «Puis le vent a forci et l’horizon derrière moi s’est ouvert. Une lumière incroyable s’en échappait comme si tous les rayons du soleil étaient tout à coup concentrés sous ce nuage de front. Impressionnant ! Je n’ai pas beaucoup de belles images du sud, je garderai celle-ci», a raconté Thomas Coville. Une fois le Cap Horn franchi, il reste 7 000 milles à parcourir. Lors de la première édition du Vendée Globe, Titouan Lamazou avait mis 34 jours pour remonter jusqu’aux Sables d’Olonne. Alain Gautier avait mis exactement le même temps et, en 1996, Christophe Auguin avait mis 38 jours.
En franchissant le Cap Horn mercredi à 20h07, Michel Desjoyeaux sur PRB, leader du Vendée Globe, a laissé dans son sillage des adversaires non seulement distancés, mais frustrés des conditions météo tout à fait inhabituelles rencontrées dans le Pacifique Sud. Ils le quitteront soulagés, mais avec la désagréable sensation de ne pas y avoir trouvé ce qu’ils étaient venus y chercher. «C’est la cinquième fois que je viens dans le Grand Sud et je n’avais jamais vu ça. Nous avons eu droit à un merdier météorologique de première !», avait commenté il y a quelques jours le Suisse Dominique Wavre sur Union Bancaire Privée, qui pointe en sixième position. «J’ai l’impression d’avoir passé mon temps à éviter les calmes plutôt qu’à gérer des tempêtes. Une série de murs se sont dressés sur notre route,...