CHINE - Pékin réfute les documents ultrasecrets sur Tiananmen
le 10 janvier 2001 à 00h00
Pékin a réfuté hier les documents ultrasecrets sur Tiananmen publiés aux États-Unis, laissant entendre qu’il s’agissait de documents falsifiés, tout en justifiant la répression de juin 1989 contre les manifestants qui réclamaient la démocratie. «Il est vain de tenter de soulever à nouveau cette affaire et de semer le désordre en Chine par des moyens méprisables consistant à fabriquer des documents et à déformer les faits», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Zhu Bangzao. Dans une brève réaction, diffusée par l’agence Chine Nouvelle, M. Zhu a réaffirmé la position traditionnelle du régime communiste selon laquelle la répression sanglante menée par l’armée sur la place Tiananmen à Pékin était «absolument nécessaire pour la stabilité et le développement de la Chine». Baptisés «Tiananmen papers», les documents publiés lundi aux États-Unis contiennent une série de comptes-rendus de plusieurs réunions de la direction suprême du PCC durant les six semaines du «Printemps de Pékin», qui devaient conduire à des centaines, voire plusieurs milliers de victimes, selon diverses estimations. Selon des extraits diffusés via l’Internet, la direction communiste était alors fortement divisée sur l’opportunité de faire appel à l’armée pour déloger les manifestants. Ils confirment également que l’actuel numéro deux du régime et chef de file des conservateurs, Li Peng, a bien été l’instigateur de l’intervention militaire exigée par le numéro un de l’époque, Deng Xiaoping, décédé en 1997. Le massacre de Tiananmen reste un sujet tabou en Chine où il est encore présenté contre une «tentative de rébellion contre-révolutionnaire», en dépit des appels répétés des dissidents et des familles des victimes qui exigent un réexamen du verdict officiel. M. Zhu a réitéré mardi que les autorités n’avaient pas l’intention de rouvrir le dossier. Elles ont, a-t-il dit, déjà «établi les conclusions correctes sur les troubles politiques qui se sont déroulés à Pékin au printemps de 1989 et ces conclusions ne changeront pas». Il a également affirmé que les dix dernières années ont «prouvé que ces mesures rapides et décisives prises par le Parti et le gouvernement chinois à l’époque avaient été absolument nécessaires». Il a enfin démenti toute division actuelle au sein du Parti communiste, répondant indirectement aux analystes étrangers qui estiment que la publication des documents sur Tiananmen pourrait signaler une offensive des réformistes pour discréditer les conservateurs, et notamment le numéro deux du régime, Li Peng. «Le comité central du parti, dont (le président) Jiang Zemin est le noyau central, est uni», a assuré le porte-parole.
Pékin a réfuté hier les documents ultrasecrets sur Tiananmen publiés aux États-Unis, laissant entendre qu’il s’agissait de documents falsifiés, tout en justifiant la répression de juin 1989 contre les manifestants qui réclamaient la démocratie. «Il est vain de tenter de soulever à nouveau cette affaire et de semer le désordre en Chine par des moyens méprisables consistant à fabriquer des documents et à déformer les faits», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Zhu Bangzao. Dans une brève réaction, diffusée par l’agence Chine Nouvelle, M. Zhu a réaffirmé la position traditionnelle du régime communiste selon laquelle la répression sanglante menée par l’armée sur la place Tiananmen à Pékin était «absolument nécessaire pour la stabilité et le développement de la Chine»....
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