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Actualités - Reportages

Une maladie méconnue - La toux des fumeurs

Grasse, fréquente et banale, cette toux qui secoue la poitrine des fumeurs n’est nullement sans gravité. Une fois sur deux, il s’agit d’une irritation chronique des bronches. Une fois sur cinq, elle trahit une bien plus sérieuse affection: la bronchite chronique obstructive. Quoique les symptômes de ces deux maux engendrés par le tabac sont en partie similaires, la gravité de la seconde est sensiblement plus grande que celle d’une simple toux dite «de fumeur». D’autant plus que les symptômes des deux atteintes sont les mêmes ou presque. La différence consiste dans la toux et l’expectoration. Pour la simple irritation chronique (bronchite), il n’existe pas d’essouflement qui dénote l’obstruction des bronches, présent à la bronchite obstructive de la seconde. La complication obstructive est redoutable car elle dégénère, en quelques années, à un manque d’oxygénation qui finit par rendre les efforts pulmonaires de plus en plus difficiles. Lourdement invalidante, elle finit par empêcher toute activité physique (insuffisance respiratoire). La mesure précoce du souffle qui indique le degré d’obstruction des bronches permet d’éviter cette situation extrême, en intervenant à temps. À savoir, chaque individu a un volume d’air maximal à respirer en une seconde (VEMS) qui croît jusqu’à l’âge de 20 ans. En avançant en âge, le VEMS diminue graduellement. Chez le fumeur atteint d’une obstruction progressive des bronches, le débit maximal d’expiration (DEP) est inférieur de 20% à la norme et il décroît 3 à 5 fois plus vite que chez les non-fumeurs. Fait curieux, malgré ce phénomène le «bronchiteux» ne se sent pas essoufflé, ce qui aurait pu avoir un effet dissuasif sur son tabagisme. Car en cas de bronchite obstructive chronique, l’arrêt du tabac s’impose d’urgence.
Grasse, fréquente et banale, cette toux qui secoue la poitrine des fumeurs n’est nullement sans gravité. Une fois sur deux, il s’agit d’une irritation chronique des bronches. Une fois sur cinq, elle trahit une bien plus sérieuse affection: la bronchite chronique obstructive. Quoique les symptômes de ces deux maux engendrés par le tabac sont en partie similaires, la gravité de la seconde est sensiblement plus grande que celle d’une simple toux dite «de fumeur». D’autant plus que les symptômes des deux atteintes sont les mêmes ou presque. La différence consiste dans la toux et l’expectoration. Pour la simple irritation chronique (bronchite), il n’existe pas d’essouflement qui dénote l’obstruction des bronches, présent à la bronchite obstructive de la seconde. La complication obstructive est redoutable car...