L’uranium appauvri, mis en cause après le décès par leucémie de plusieurs anciens soldats de l’Otan dans les Balkans, présente des risques pour la santé humaine en raison de sa toxicité chimique, plus que pour sa radioactivité, selon les experts. Ce métal lourd entrant dans la composition du revêtement de munitions utilisées pendant le conflit en ex-Yougoslavie pourrait, selon certaines thèses qui restent à prouver scientifiquement, être la cause du «syndrome des Balkans» qui serait la cause de la mort de militaires de plusieurs pays. L’uranium appauvri (UA) est un résidu du processus d’enrichissement du minerai d’uranium utilisé dans des armes et dans les réacteurs des centrales nucléaires. L’avantage de l’uranium appauvri réside dans sa densité, qui est supérieure à celle du tungstène et donc augmente la capacité de pénétration des obus qui deviennent particulièrement efficaces, notamment contre les blindés. Ce type de munitions a été mis en oeuvre pour la première fois par les Américains pendant la guerre du Golfe (janvier-février 1991), en Bosnie en 1994-95 et sur la Yougoslavie en 1999. Neuf pays utilisent ce type de munitions, dont la France, avec l’obus 120 mm à flèche à uranium apppauvri du char AMX 30. L’uranium appauvri est 40 % moins radioactif que l’uranium naturel (avant tout traitement) et 115 fois moins radioactif que l’uranium enrichi. Il est même si peu radioactif qu’on l’utilise en médecine pour fabriquer des... boucliers antiradiations, ou comme contrepoids dans les ascenseurs hydrauliques. Mais comme d’autres métaux lourds tels que le plomb, l’uranium appauvri est chimiquement toxique. Les obus à l’UA ont en effet la particularité de se vaporiser en partie lorsqu’ils atteignent leur cible. Et ces poussières s’enflamment spontanément, créant un aérosol d’uranium qui peut se déplacer sur des centaines de mètres. L’inhalation de ces particules peut les déposer durablement dans les poumons. Une partie seulement de cet aérosol est soluble et est pratiquement éliminée du sang en trois jours via l’urine. En revanche, l’uranium appauvri non soluble est susceptible de se disséminer sous forme d’oxydes, et se fixe principalement dans les os. Les particules en circulation s’attaquent surtout aux reins.
L’uranium appauvri, mis en cause après le décès par leucémie de plusieurs anciens soldats de l’Otan dans les Balkans, présente des risques pour la santé humaine en raison de sa toxicité chimique, plus que pour sa radioactivité, selon les experts. Ce métal lourd entrant dans la composition du revêtement de munitions utilisées pendant le conflit en ex-Yougoslavie pourrait, selon certaines thèses qui restent à prouver scientifiquement, être la cause du «syndrome des Balkans» qui serait la cause de la mort de militaires de plusieurs pays. L’uranium appauvri (UA) est un résidu du processus d’enrichissement du minerai d’uranium utilisé dans des armes et dans les réacteurs des centrales nucléaires. L’avantage de l’uranium appauvri réside dans sa densité, qui est supérieure à celle du tungstène et donc...
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