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Actualités - Chronologies

La fièvre du Dakar gagne la Mauritanie

La Mauritanie se laisse gagner par la fièvre du Paris-Dakar et se prépare à accueillir les concurrents qui sillonneront son désert pendant dix jours, à partir du 8 janvier. Côté officiel, le bénéfice devrait être essentiellement médiatique, via des tournages réalisés par France Télévision sur une trentaine de thèmes définis en concertation, et dont la diffusion permettra de mieux faire connaître la Mauritanie. Pour le reste, l’organisation matérielle est confiée au secteur privé, en particulier à quatre sociétés chargées de la logistique. À la clé, leur chiffre d’affaires pourrait quintupler pendant ces dix jours, grâce à des contrats conclus avec la direction de la course. Une société (Adrar Voyages) assure l’organisation matérielle, une autre (Socotour) est spécialisée dans l’alimentation, tandis que Elf Mauritanie et l’établissement Ould Cheikh approvisionneront le rallye en carburant. Selon Sidi Ould Kleib, d’Adrar Voyages, la facture hors carburant se montera à plus de 4,5 millions de francs (686 000 USD), tandis que Elf mettra à la disposition des concurrents l’équivalent de 850 000 FF (129 500 USD) en carburant. Chameaux à louer Selon les estimations d’Adrar Voyages, 10 % des recettes hors carburant iront à des services publics. Selon M. Ould Kleib, les communes «se disputent le passage du rallye en raison des aides qu’il peut leur apporter», directement ou à leurs populations qui généralement s’organisent pour la circonstance. Les bivouacs du rallye se transforment généralement en sites commerciaux florissants, où les vendeurs d’artisanat et de services divers réalisent leurs meilleures recettes de l’année. Ainsi, à Atar, première étape du rallye, plus de 60 tentes, autant de véhicules tout-terrain et 20 chameaux sont loués, tandis que 192 000 bouteilles d’eau minérale sont achetées et que 120 moutons seront égorgés. Côté humanitaire, le rallye apportera avec lui deux camions de médicaments et de vêtements pour enfants, qui seront distribués à quatre communes jugées déshéritées, en plus de l’étude de projets sociaux qui pourraient profiter cette année à la ville ancienne de Tichit. Lors du précédent passage du Dakar, en janvier 1999, un «braquage» commis dans cette région avait coûté au rallye quatre véhicules, emportés par des malfaiteurs qui n’ont jamais été retrouvés. L’armée mauritanienne a pris cette année des dispositions le long de ses frontières nord et est.
La Mauritanie se laisse gagner par la fièvre du Paris-Dakar et se prépare à accueillir les concurrents qui sillonneront son désert pendant dix jours, à partir du 8 janvier. Côté officiel, le bénéfice devrait être essentiellement médiatique, via des tournages réalisés par France Télévision sur une trentaine de thèmes définis en concertation, et dont la diffusion permettra de mieux faire connaître la Mauritanie. Pour le reste, l’organisation matérielle est confiée au secteur privé, en particulier à quatre sociétés chargées de la logistique. À la clé, leur chiffre d’affaires pourrait quintupler pendant ces dix jours, grâce à des contrats conclus avec la direction de la course. Une société (Adrar Voyages) assure l’organisation matérielle, une autre (Socotour) est spécialisée dans l’alimentation,...