Stephan Perrot, l’inconnu de la natation française, est passé en une journée avec son titre européen du 200 m brasse, jeudi à Istanbul, de chien fou doué de la discipline à celui de cador redouté. «Hallucinant»: le premier mot après son succès de ce jeune homme de 22 ans bien de son temps caractérise la réussite soudaine de ce nageur du CN Cannes qui avait, jusqu’à présent, pour seul titre de gloire une victoire aux championnats d’Europe juniors en 1994 après avoir conquis l’année précédente le bronze à Istanbul, une ville qui lui porte chance. Sa réussite, cet étudiant à l’Edhec (école de commerce) de Nice l’explique simplement : «J’étais bien dans ma tête et frais parce que j’ai eu cette année la totale liberté de me préparer avec mon entraîneur Lionel Volckaert qui, j’espère, va devenir entraîneur national car il a eu deux médaillés dans cette discipline avec le bronze de mon coéquipier Yohan Bernard». Après la déception des Jeux olympiques d’Atlanta – 20e sur sa distance favorite – il a mis la natation entre paranthèses pour se consacrer davantage entre 1996 et 1998 à ses études, une classe préparatoire à HEC. «Le déclic a été la médaille d’argent sur 200 m brasse de Jean-Christophe Sarnin aux championnats du monde de Perth (Australie), début 1998, et l’engueulade de Franck Esposito», reconnaît-il avec une franchise rare. Aussi ce fils d’un ancien international de water-polo, devenu directeur des ressources humaines du Beach Plaza à Nice après avoir beaucoup bourlingué à l’étranger, s’est remis à l’ouvrage, avec une «motivation d’enfer», n’hésitant pas à parcourir 15 km certains jours. « Arrêter de faire la fête » Mais Perrot révèle un autre secret de sa réussite en Turquie (bronze sur 100 m et or sur 200 m brasse avec deux records de France à la clé en 1 min 02 sec 08 et 2 min 12 sec 46) : «J’ai arrêté de faire la fête depuis un mois». «J’aime pourtant faire la fête, avoue-t-il. C’est une tare. Mais j’en ai besoin. Je n’aime pas les contraintes. Ainsi pour l’alimentation, j’ai pris huit kg (il pèse 88 kg pour 1,80 m) depuis Perth. Du coup j’ai gagné cinq secondes alors qu’on m’avait dit qu’il fallait faire attention à mon régime alimentaire». La gloire soudaine ne risque pas de lui monter à la tête. Dès le lendemain de son retour en France, plutôt que l’aller sur les plateaux de télévision, il commencera un stage au Casino de la Croisette à Cannes. Son avenir est tout tracé : «Monter ma petite boîte. Je fourmille d’idées mais je ne veux pas les dire de peur qu’on me les pique». L’année prochaine il va lui falloir jongler pour concilier sa préparation pour les Jeux de Sydney – son objectif majeur – et sa 2e année à l’Edhec. «Istanbul n’était qu’une étape», promet-il, un large sourire illuminant sa bonne bouille.
Stephan Perrot, l’inconnu de la natation française, est passé en une journée avec son titre européen du 200 m brasse, jeudi à Istanbul, de chien fou doué de la discipline à celui de cador redouté. «Hallucinant»: le premier mot après son succès de ce jeune homme de 22 ans bien de son temps caractérise la réussite soudaine de ce nageur du CN Cannes qui avait, jusqu’à présent, pour seul titre de gloire une victoire aux championnats d’Europe juniors en 1994 après avoir conquis l’année précédente le bronze à Istanbul, une ville qui lui porte chance. Sa réussite, cet étudiant à l’Edhec (école de commerce) de Nice l’explique simplement : «J’étais bien dans ma tête et frais parce que j’ai eu cette année la totale liberté de me préparer avec mon entraîneur Lionel Volckaert qui, j’espère, va...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.