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Actualités - Chronologie

Bouteflika soucieux d'améliorer les relations avec Arafat

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a estimé que les relations entre Alger et Rabat «devraient s’améliorer» car le Maroc «n’est pas une menace pour l’Algérie», dans une interview diffusée lundi par la radio espagnole Cadena Ser. Le chef de l’État algérien, qui a assisté dimanche aux funérailles d’Hassan II à Rabat, a affirmé être «un ami, un vrai frère» pour le nouveau roi du Maroc Mohamed VI. «J’ai toujours pensé que le Maroc n’est pas une menace pour l’Algérie et je pense que les relations entre nous devraient s’améliorer. J’ai commencé à le faire avec Sa Majesté et, avec la même ferveur, je le ferai avec son fils», a-t-il expliqué. Il a aussi déclaré à la radio Voice of America : «Le roi Hassan et moi-même élaborions un plan pour normaliser les relations, et je poursuivrai ce plan avec mon frère, fils de mon frère, le roi Mohammed VI». Il s’est aussi dit choqué par la disparition soudaine du roi Hassan. «Peu de gens savent que nous nous connaissions depuis 1956. À l’époque, j’étais un officier de l’armée de libération (algérienne) et il était prince héritier, chef de l’armée royale (marocaine)», a rappelé Bouteflika. Un grand nombre de dirigeants algériens et des milliers de combattants ont été entraînés au Maroc pendant la guerre d’indépendance contre la France, entre 1954 et 1962. Hassan est monté sur le trône en 1961. Premier chef d’État algérien à se rendre au Maroc depuis 1989, Bouteflika a marqué l’importance qu’il attachait à l’événement en se faisant accompagner d’une délégation de haut rang, et notamment de son Premier ministre, Smail Hamdani. Bouteflika, qui aurait dû rencontrer Hassan cette année, a décrété trois jours de deuil et la télévision algérienne a consacré dimanche une large place aux funérailles du souverain marocain. À propos de l’avenir du Sabara occidental, M. Bouteflika s’est borné à déclarer qu’il était «entre les mains de l’Onu... c’est un problème strictement onusien». Le dossier du Sahara occidental empoisonne depuis des années les relations entre l’Algérie et le Maroc. Le Maroc a annexé cette ancienne colonie espagnole en 1975, quand des centaines de milliers de Marocains s’y sont installés après une gigantesque marche, appelée «marche verte». Depuis, le Front Polisario a fondé la République arabe démocratique sahraouie (RASD) qui est devenue membre de l’Organisation de l’unité africaine (OUA). Le Polisario, soutenu par l’Algérie, réclame un référendum d’autodétermination. Ce référendum, organisé par l’Onu, est prévu pour juillet 2000.
Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a estimé que les relations entre Alger et Rabat «devraient s’améliorer» car le Maroc «n’est pas une menace pour l’Algérie», dans une interview diffusée lundi par la radio espagnole Cadena Ser. Le chef de l’État algérien, qui a assisté dimanche aux funérailles d’Hassan II à Rabat, a affirmé être «un ami, un vrai frère» pour le nouveau roi du Maroc Mohamed VI. «J’ai toujours pensé que le Maroc n’est pas une menace pour l’Algérie et je pense que les relations entre nous devraient s’améliorer. J’ai commencé à le faire avec Sa Majesté et, avec la même ferveur, je le ferai avec son fils», a-t-il expliqué. Il a aussi déclaré à la radio Voice of America : «Le roi Hassan et moi-même élaborions un plan pour normaliser les relations, et je poursuivrai...