Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

MODE - Croire aux contes de fées en Ukraine Cherche cendrillons paysannes

Vika et Katia, deux gamines ukrainiennes de 14 et 16 ans, ont eu raison de croire aux contes de fées : elles viennent de remporter un prestigieux concours de mannequins à Kiev, chance inespérée de quitter une vie à l’horizon bouché pour les podiums internationaux de la mode. Vika Siementsova et Katia Karatchentseva ont bien sûr des contours de rêve, mais aussi ce brin de candeur qui leur a permis de remporter le concours «Elite Model Look Ukraine» et, du même coup, de gagner un ticket pour la finale mondiale en septembre à Nice (France). «Je n’arrive pas à y croire», s’est exclamée Katia, petite provinciale du sud du pays qui, il y a encore une semaine, n’était jamais «montée» à la capitale. «J’aime découvrir des cendrillons paysannes», ironise le cigare à la main Xavier Moreau, directeur de l’agence Elite Model Look. «C’est magique, et ces histoires se vendent bien», poursuit-il. C’est une autre Ukrainienne, Diana Kovaltchouk, qui est devenue à 14 ans la lauréate en 1996 du concours mondial Elite Model Look. Elle a depuis entamé une carrière pleine de promesses. «Diana a déjà gagné plusieurs centaines de milliers de dollars. Sa vie et celle de ses parents ont changé du tout au tout. Elle leur a acheté une voiture et une maison», explique M. Moreau. Un véritable conte de fées pour des millions de jeunes filles de cette ancienne république soviétique engluée depuis des années dans une profonde crise économique. «Je voudrais travailler à l’étranger. Ici, il est impossible de gagner de l’argent et de faire une carrière de mannequin. Le Japon me plairait. On dit que les salaires y sont assez élevés», explique Dina, 17 ans et demi-finaliste du concours d’Elite à Kiev. «Le plus gros cachet que j’ai touché pour un défilé était de 50 hryvnias» (environ 12 dollars), s’exclame Victoria Krivogouz, une autre participante au concours. «Et puis on essaye souvent d’abuser de nous», ajoute-t-elle. Pas étonnant donc que des milliers de filles se pressent chaque année lors des «castings» d’Elite, organisation qui en Ukraine jouit d’une bonne réputation. Malgré tout, beaucoup de ces gamines viennent chaperonnées. «J’ai peur pour ma fille dans ces milieux pas toujours nets. C’est pourquoi je l’accompagne à tous les défilés et à tous les concours», explique la mère d’une des demi-finalistes d’Elite Ukraine. Les critères de l’agence Elite qui a révélé Cindy Crawford, Linda Evangelista ou encore Stéphanie Seymour sont sévères : les jeunes filles, âgées de 14 à 20 ans, doivent faire au moins 175 centimètres, et avoir des mensurations oscillant autour de 80-60-85. «L’Ukraine a un potentiel énorme dans la mode. Les Ukrainiennes ont un charme fou», relève Walid Harfouch, qui organise avec son frère Omar les concours d’Elite Model Look en Ukraine et au Maroc. «Elles sont grandes et elles ont de belles épaules». Les mains, les dents et les cheveux sont aussi importants et il faut bien sûr qu’elles soient photogéniques. «Entre elles et le succès, il y aura toujours un objectif de caméra ou d’appareil photo», relève M. Moreau. Mais un bon mannequin, ce n’est pas seulement une belle fille. «C’est aussi une fille intelligente, motivée, équilibrée et qui a du charisme», conclut M. Moreau.
Vika et Katia, deux gamines ukrainiennes de 14 et 16 ans, ont eu raison de croire aux contes de fées : elles viennent de remporter un prestigieux concours de mannequins à Kiev, chance inespérée de quitter une vie à l’horizon bouché pour les podiums internationaux de la mode. Vika Siementsova et Katia Karatchentseva ont bien sûr des contours de rêve, mais aussi ce brin de candeur qui leur a permis de remporter le concours «Elite Model Look Ukraine» et, du même coup, de gagner un ticket pour la finale mondiale en septembre à Nice (France). «Je n’arrive pas à y croire», s’est exclamée Katia, petite provinciale du sud du pays qui, il y a encore une semaine, n’était jamais «montée» à la capitale. «J’aime découvrir des cendrillons paysannes», ironise le cigare à la main Xavier Moreau, directeur de l’agence...