En quelques années, la cardiologie a accompli de grands bons en avant. Des progrès considérables sont venus ouvrir des horizons bien larges à cette discipline. Ainsi, l’insuffisance cardiaque, consécutive souvent à un infarctus, traité par médicaments jusqu’à présent, accusait un pronostic bien sombre. Certaines zones gravement abîmées ne pouvant plus fournir l’effort entraînaient l’arrêt de la fonction du plus important des organes, entraînant la mort du sujet. La transplantation cardiaque était jusqu’à maintenant la solution unique dans cette circonstance. En greffant un nouveau cœur, le problème se trouvait définitivement résolu. La transplantation, cependant, se heurte à un grand problème: la pénurie de dons. La recherche scientifique pour contourner cet obstacle a donc exploré de nouvelles possibilités, d’où a surgi la cardiomyoplastie cellulaire. Le procédé consiste à injecter des cellules prélevées sur les propres muscles du patient dans la zone détruite par l’infarctus. Sous l’influence de leur nouveau milieu, ces cellules vont se transformer en cellules cardiaques capables de connexions et de contractions. Un nouveau tissu cardiaque va se créer et le cœur ravigoté repart pour un nouvel avenir. Encore en expérimentation, la technique devrait être essayée sur l’homme sous peu. Cœur et laser Un muscle cardiaque menacé d’asphyxie pourrait être soulagé grâce au laser. Lorsque les artères caronaires s’obstruent, le cœur cesse de recevoir d’oxygène. De nouvelles techniques permettent d’y remédier efficacement contre cet accident jadis mortel. La plus connue des techniques serait le pontage coronarien. Mais lorsque la maladie est à un stade trop avancé, la revascularisation par technique classique se révèle quasi impossible. C’est alors qu’une intervention révolutionnaire, consistant à opérer à l’aide du laser des trous sur le cœur, est en train de faire son chemin. Technique de prime abord hallucinante, elle est en cours d’étude car ses résultats paraissent très intéressants quant à la revascularisation du muscle cardiaque. L’athérosclérose causée par un virus? Le grand problème des peuples bien nourris : l’athérosclérose, cette maladie qui fait le lit de l’infarctus du myocarde serait peut-être due à un virus où à des bactéries. En d’autres termes, de nouvelles études soupçonnent une origine infectieuse à ce fléau du monde moderne. Au Saint-Georges Hospital de Londres, des cardiologues audacieux ont assuré la responsabilité de traiter par antibiotiques des malades en cure post-infarctus. Le résultat a été particulièrement convaincant: une baisse de mortalité et une réduction de récidives. Une autre expérience ayant eu lieu en Argentine a obtenu également des résultats en sa faveur. À l’heure actuelle, plusieurs études sont en cours pour vérifier cette hypothèse thérapeutique. Une fois confirmée, il faut s’attendre à une réforme radicale du traitement des maladies coronaires. La plus importante de ces études se déroule aux États-Unis. Des prothèses révolutionnaires Les endoprothèses sont des cylindres d’acier posés à l’intérieur d’une artère coronaire abîmée. Ce petit tube s’incruste dans la paroi artérielle interne de manière à permettre au vaisseau de fonctionner normalement, palliant ainsi à sa lésion. Plusieurs milliers d’endoprothèses sont posées chaque année dans le monde. Il faut toutefois préciser qu’il s’agit d’une méthode assez récente. Il y a quelques années (cinq, pour plus de précision), les complications n’étaient pas rares. La majorité était due à des réactions inflammatoires à l’acier. Aujourd’hui, semblables incidents son devenus rarissimes. Les nouvelles endoprothèses sont souples, flexibles, leur acier étant recouvert d’un revêtement à base de carbone ou d’une substance héparine, ce qui prévient toute complication et rend inutile toute précaution. Le porteur pouvant, sauf contre-indication, mener une vie parfaitement normale.
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