L’activité s’est sensiblement contractée sur le marché des changes de Beyrouth hier, en l’absence de nouvelles initiatives à l’offre comme à la demande du dollar. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente de cette monnaie entre 1502,00 et 1 514,00 LL, qu’elle a dû achever la journée au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Mais il n’en demeure pas moins que les établissements de crédit ont continué de traiter le billet vert au point inférieur d’intervention de la BDL et rarement en dehors d’elle en raison de la réticence de la demande privée à se placer, a-t-on appris de sources de marché. Il s’est négocié ainsi durant toute la journée d’hier entre 1 502,00 et 1 502,15 LL dans un volume d’affaires de quelque sept millions de dollars, en grande partie achetés par la BDL à 1 502,00 LL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. Irrégularité du dollar à l’étranger À l’étranger et après un bref repli sous 1,02 dollar en début d’échanges sur les marchés des changes internationaux, l’euro a fini par se reprendre très légèrement hier à New York, soutenu par des déclarations encourageantes du président de la Banque centrale européenne (BCE), Wim Duisenberg. De même, le yen s’est davantage repris face au billet vert, après avoir pourtant commencé à fléchir en début de journée sous l’effet de rumeurs d’intervention de la Banque du Japon. La livre sterling a également évolué dans le sillage de l’euro face au dollar et en a profité pour regagner une partie du terrain qu’elle avait perdu la semaine dernière. De fait, après avoir bénéficié la veille d’un léger accès de faiblesse du billet vert, l’euro s’est retrouvé hier à nouveau sous pression en début de journée en Europe, après la publication de données décevantes sur la production industrielle italienne, qui a fléchi de 0,7 % en mai dernier par rapport à la période correspondante en 1998. Mais la monnaie unique européenne a ensuite été réconfortée par les déclarations de Wim Duisenberg au cours de la conférence de presse qui a suivi hier la décision du conseil des gouverneurs de la BCE de maintenir son taux directeur à 2,50 %. Les cambistes ont été particulièrement sensibles aux propos du président de la BCE affirmant que «le biais vers un resserrement monétaire se manifeste progressivement». De même, en affirmant que l’activité du secteur industriel européen a atteint un tournant, M. Duisenberg a permis à l’euro de reprendre davantage de couleurs. «Les investisseurs ont interprété ces propos comme signalant qu’enfin la reprise tant attendue (de l’économie de la zone euro) est peut-être en cours» observe-t-on dans les milieux cambistes. En revanche, du côté des États-Unis, les données sur l’inflation pour le mois de juin, publiées hier, ne semblent pas justifier une deuxième hausse consécutive du loyer de l’argent le mois prochain, notamment le maintien des prix à la consommation en l’état en juin après une légère hausse de 0,1 % en mai, ce qui a encore pesé sur le dollar. Pourtant, il n’est pas exclu que la Réserve fédérale (Fed) redonne un tour de vis à sa politique monétaire, surtout après que la Réserve de Philadelphie faisait savoir hier que son indice d’activité pour le mois de juillet aurait progressé à 7,8 points contre 5,3 points en juin ainsi que celui des prix payés à 16,8 points contre 13 points pendant la même période. Ainsi, l’euro pourrait continuer à souffrir face au dollar de même que le yen sur des spéculations en rapport tantôt à une éventuelle intervention de la Banque du Japon pour freiner toute appréciation excessive de la devise nippone, et tantôt à des rumeurs de dévaluation du yuan chinois. C’est donc dans ce contexte que le dollar s’est finalement négocié à New York, sur un ton irrégulier comme suit : – 1,0203 pour un euro contre 1,0210, la veille – 1,5665 pour un sterling contre 1,5635 – 1,9170 DM contre 1,9150 – 6,4290 FF contre 6,4250 – 1,5740 FS contre 1,5725 – 1 897,85 lires contre 1 896,65 – 120,90 yens contre 120,60. Bourse de Beyrouth : nouvel accès de faiblesse Sur les places boursières, la Bourse de Beyrouth a continué de battre en retraite hier, affectée par la baisse des actions B de Solidere et de celles de la Byblos Bank C dans une proportion plus grande que la hausse des actions C de la banque BEMO, et ce dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a diminué de 1,03 % à 74,21 points, alors que l’indice partiel LIBX s’est maintenu à 179,84 points. Cette évolution s’est produite dans un volume relativement totalisant 331 563 actions d’une valeur globale de 999 239 dollars. Wall Street : réduction des gains Quant à Wall Street, elle a été en perte de vitesse hier, après avoir démarré sur une note positive consécutivement à la publication d’un indice des prix à la consommation confirmant que l’inflation reste sous contrôle aux États-Unis, et de résultats trimestriels meilleurs que prévu par plusieurs grandes sociétés américaines. Les prix à la consommation sont restés inchangés en juin, comme en mai, alors que les analystes tablaient sur une progression de 0,1 à 0,2 %. Ceci a rassuré les investisseurs qui craignaient un éventuel deuxième tour de vis au crédit en août, lors de la prochaine réunion de la Fed. Mais, après la publication de l’indice d’activité de la Réserve de Philadelphie plus fort que prévu, les boursiers sont devenus moins unanimes à la hausse de la cote américaine. En effet, un certain courant bénéficiaire ne tardait pas à s’installer sur le marché et l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû osciller entre un plus haut à 11 217,76 points et un plus bas à 11 149,37 points, avant d’afficher en préclôture 11 192,75 points, réduisant ses gains à 44,65 points sur la veille. Bonne orientation des Bourses européennes Tandis que l’euro se reprenait à son meilleur niveau depuis une semaine, les Bourses européennes se sont montrées assez soutenues, hier, après le statu quo monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et la publication d’un bon indice américain des prix à la consommation. L’indice général européen Eurotop 3 000 a gagné 0,75 % à 1 356,19 et le DJ Stoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro 0,66 %, à 319,90. La Bourse de Paris a gagné 1,55 %, Londres 1,57 %, mais Francfort seulement 0,15 % et la Bourse suisse 0,34 %. Quant aux emprunts d’État de la zone euro, ils ont surmonté leur repli initial pour s’inscrire en léger progrès. C’est dans les compartiments des banques et des télécommunications que l’on rencontre les gains les plus appréciables. À Londres, l’opérateur de téléphone mobile Vodafone Air Touch, l’une des valeurs le plus en vue, fait un bond en avant de 3,54 % tandis que le groupe bancaire HSBC progresse de 0,64 %. Cable & Wireless Plc, qui contrôle le câblo-opérateur Cable & Wireless Communications, gagne 1,94 % à la suite d’une information selon laquelle NTL, concurrent de CWC, négocierait avec France Telecom un partenariat qui lui permettrait de racheter une partie des réseaux câblés de C&W pour huit milliards de livres. France Telecom, qui a confirmé être en discussions avec NTL, gagne 0,48 % à la Bourse de Paris. En réaction à une hausse de 11,1 % du marché automobile européen en juin, Peugeot fait un bond en avant de 4,07 % tandis que Renault s’avance de 2,06 %. Les pétrolières, très actives, sont également bien orientées. À Francfort, la vedette revient à Hoechst qui prend 1,61 % après avoir dit tabler sur une croissance à deux chiffres de son bénéfice d’exploitation cette année dans les sciences de la vie. Tokyo : poursuite de la hausse La Bourse de Tokyo a terminé jeudi en hausse de 0,4 %, grâce à un renouveau de l’intérêt des investisseurs pour les valeurs de la haute technologie, comme Softbank. L’indice Nikkei 225 a gagné 74 points pour finir à 18 431,86 pts. L’indice élargi Topix a progressé de 14,66 points à 1 511,73, alors que le volume des échanges a atteint 754 millions d’actions, contre 766 millions la veille. Le marché a d’abord été orienté à la baisse, en raison de prises de bénéfices sur les actions de la haute technologie, qui avaient fortement progressé au cours des dernières séances. Cette hausse avait «bien évidemment été trop rapide», selon Tsuyoshi Segawa, responsable du secteur titres de la New York Japan Securities. «Il semble que les courtiers et les petits investisseurs ont vite pris leurs bénéfices», a-t-il ajouté. Mais les investisseurs étrangers et japonais sont redevenus acheteurs, en particulier dans les secteurs de la haute technologie et des maisons de courtage, a déclaré Tatsuo Kurokawa, analyste chez Nomura Securities Co. Ltd. «Le Nikkei, en baisse en fin de matinée, s’est ensuite repris, grâce aux gains de Fujitsu, NEC et des maisons de courtage», a-t-il précisé. M. Kurokawa a notamment signalé le bond de Softbank Corp., un gros investisseur dans le commerce Internet, qui a progressé de 3 000 yens, soit 9 %, pour clôturer à un plus haut de 34 800, reflétant ainsi la bonne tenue du secteur de la haute technologie. L’action a plus que quintuplé depuis son plancher de janvier. «Les investisseurs étrangers sont les principaux moteurs du marché de Tokyo mais les institutionnels japonais et les petits investisseurs contribuent également à la hausse du Nikkei», a ajouté M. Kurokawa.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’activité s’est sensiblement contractée sur le marché des changes de Beyrouth hier, en l’absence de nouvelles initiatives à l’offre comme à la demande du dollar. Et c’est grâce au maintien par la Banque du Liban (BDL) de ses deux taux d’intervention à l’achat et à la vente de cette monnaie entre 1502,00 et 1 514,00 LL, qu’elle a dû achever la journée au même taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Mais il n’en demeure pas moins que les établissements de crédit ont continué de traiter le billet vert au point inférieur d’intervention de la BDL et rarement en dehors d’elle en raison de la réticence de la demande privée à se placer, a-t-on appris de sources de marché. Il s’est négocié ainsi durant toute la journée d’hier entre 1 502,00 et 1 502,15 LL dans un...