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Actualités - Chronologie

Les élus de Nis ne veulent plus de Milosevic

«Les raisons sont multiples, l’exigence est unique : la démission de Slobodan Milosevic». Placardée à l’entrée de l’Hôtel de ville, l’affiche donne la mesure de la contestation à Nis, troisième ville de Serbie en importance. À côté de l’affiche, figure une liste de 4 000 noms : les personnes bénéficiant d’une aide humanitaire distribuée par l’Église orthodoxe. En un mois, la ville a accueilli plusieurs milliers de Serbes ayant fui le Kosovo après le retrait de l’armée yougoslave. À 220 km au sud-est de Belgrade, Nis est avec ses 285 000 habitants l’une des 21 villes contrôlées par l’opposition depuis 1996. Hier, ses élus municipaux ont voté une motion réclamant le retrait du président yougoslave de la vie politique, imitant en cela ceux de Novi Sad (nord), Pirot (sud) et Sombor (nord-ouest). Le débat à l’Assemblée municipale a été houleux, les élus du Parti socialiste (SPS) de M. Milosevic claquant la porte après avoir accusé l’opposition de s’être mise au service de l’Otan. Dans le centre-ville, une dizaine de personnes, jeunes et vieux, se pressent devant l’un des stands de l’opposition pour signer une pétition demandant la démission du président Milosevic. Selon le Parti démocratique (DS) de Zoran Djindjic, plus de 12 000 signatures ont été recueillies en deux jours dans la ville, où l’opposition a installé cinq stands. La situation sociale est «catastrophique», constate le chef de l’Exécutif municipal, Branislav Jovanovic, du Mouvement serbe du Renouveau (SPO, opposition) de Vuk Draskovic. «Avant-guerre, nous avions 40 000 sans-emploi et 30 000 ouvriers au chômage technique. Aujourd’hui, nous avons 10 000 chômeurs de plus», indique-t-il. «26 000 hommes ont été mobilisés pendant les frappes de l’Otan. Démunis, confrontés à de graves problèmes sociaux, ils réclament une aide que nous ne sommes pas en mesure de leur fournir», déplore-t-il. Seules trois grandes entreprises fonctionnent à Nis, l’un des principaux centres industriels avant les bombardements de l’Otan : Nis-Ekspres (transports routiers), Din (manufacture de tabac), bien qu’elle ait subi d’importants dégâts, et Nitex (textile). Le salaire moyen, déjà très bas, a été réduit d’un tiers et ne dépasse pas 60 euros.
«Les raisons sont multiples, l’exigence est unique : la démission de Slobodan Milosevic». Placardée à l’entrée de l’Hôtel de ville, l’affiche donne la mesure de la contestation à Nis, troisième ville de Serbie en importance. À côté de l’affiche, figure une liste de 4 000 noms : les personnes bénéficiant d’une aide humanitaire distribuée par l’Église orthodoxe. En un mois, la ville a accueilli plusieurs milliers de Serbes ayant fui le Kosovo après le retrait de l’armée yougoslave. À 220 km au sud-est de Belgrade, Nis est avec ses 285 000 habitants l’une des 21 villes contrôlées par l’opposition depuis 1996. Hier, ses élus municipaux ont voté une motion réclamant le retrait du président yougoslave de la vie politique, imitant en cela ceux de Novi Sad (nord), Pirot (sud) et Sombor (nord-ouest)....