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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : étroites fluctuations du dollar

Le dollar est resté confiné dans des limites très étroites hier au bas de la fourchette d’intervention élargie de la Banque du Liban (BDL) sur le marché des changes de Beyrouth. En procédant ainsi à l’achat de tout excès d’offres du billet vert à 1 502,00 LL tout en continuant à le proposer à 1 514,00 LL, la BDL est parvenue encore une fois à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Mais compte tenu de la prépondérance de l’offre sur la demande du dollar, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier pratiquement au point inférieur d’intervention de la BDL, soit entre 1 502,00 et 1 502,25 LL, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait dépassé dix millions de dollars, en grande partie absorbés par la BDL à 1 502,00 LL en l’absence d’intérêts à l’achat en dehors d’elle. Rechute de l’euro à un nouveau plus bas À l’étranger, le principal événement de la journée d’hier sur les marchés des changes internationaux a été la rechute de l’euro à un nouveau plus bas historique, le faisant rapprocher de plus en plus de la parité avec le dollar. Ce mouvement est intervenu après des déclarations du vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), le Français Christian Noyer, et du ministre allemand des Finances, Hans Eichel. La livre sterling a également brièvement fléchi à ses plus bas niveaux depuis septembre 1996 face au billet vert malgré un maintien des taux d’intérêt britanniques à 5 % par la Banque d’Angleterre à l’issue de la réunion hier de son comité de politique monétaire. Mais, après avoir touché les seuils de 1,0150 dollar et 1,5540 dollar, l’euro et le sterling se sont légèrement ressaisis par la suite pour repasser respectivement à plus de 1,02 dollar et 1,56 dollar sur des ajustements de positions. Les propos tenus par M. Noyer et M. Eichel, hier, ont pourtant montré une attitude indifférente des responsables européens à la dépréciation de l’euro. D’un côté, M. Noyer, en visite officielle en Corée du Sud, a fait savoir dans une déclaration que la BCE n’interviendrait pas pour soutenir la monnaie unique européenne. Et, d’un autre côté, M. Eichel a affirmé à Copenhague qu’il n’était pas préoccupé par la baisse de l’euro, estimant que l’affaiblissement de la monnaie européenne face au dollar était bénéfique aux exportations allemandes. Cette série de commentaires n’a fait qu’entamer un peu plus la crédibilité de la devise européenne, qui fait par ailleurs face ces derniers jours à un dollar particulièrement vigoureux sous le double rapport des fondamentaux économiques et du différentiel des taux d’intérêt entre les États-Unis et la zone euro. Toutefois, après l’ouverture hésitante de Wall Street et une déclaration du gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, à Hong Kong, affirmant que l’euro avait «un potentiel d’appréciation non négligeable», la monnaie unique européenne est parvenue à recouvrer une partie de son terrain perdu sans pour autant renouer avec la hausse. C’est ainsi que le dollar a dû se négocier à New York sur un ton mitigé comme suit : – 1,0215 pour un euro contre 1,0225, la veille. – 1,5585 pour un sterling contre 1,5605. – 1,9145 DM contre 1,9130. – 6,4195 FF contre 6,4145. – 1,5710 FS contre 1,5695. – 1 894,85 lires contre 1 893,95. – 122,60 yens contre 122,25. Bourse de Beyrouth : marché dépourvu d’activité Sur les places boursières, la tendance a été partagée encore une fois hier entre la baisse des actions «A» de Solidere de 8,00 à 7 5/8 dollars et la hausse des actions «C» de la Banque libanaise pour le commerce (BLC) de 13 3/4 à 14 1/4 dollars, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. Et c’est grâce à la hausse de la BLC dans une proportion plus grande que la baisse de Solidere que l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées est parvenu à gagner 0,14 % à 76,85 points, ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui a augmenté de 0,91 % à 180,04 points. Cette évolution s’est déroulée hier dans des volumes d’affaires très minces et insignifiants, ne dépassant pas au total 11 294 actions d’une valeur de 48 787 dollars. Irrégularité de Wall Street Wall Street a été tirée dans les deux sens hier, à la baisse par la chute des actions des fabricants de tabac et à la hausse par la reprise des valeurs de la haute technologie. Les sociétés de tabac ont été sévèrement affectées par la décision d’un tribunal de Floride qui a reconnu les grands groupes américains de tabac responsables de plusieurs maladies, dont certains types de cancers. Selon les experts, en retenant la responsabilité des groupes de tabac, la justice américaine ouvre la voie à des centaines de procès intentés par des particuliers dans les prochaines années contre les industriels de ce produit. Au total, à en croire ces mêmes milieux, les dommages et amendes qui pourraient être infligés aux fabricants de cigarettes pourraient être de 200 à 500 milliards de dollars. Quant aux valeurs de la haute technologie, elles ont été toujours activement recherchées avec les pétrolières. Pourtant, d’autres sociétés, dont General Electric qui a annoncé des bénéfices nets en hausse de 16,3 % au second trimestre, n’ont pas réussi à se reprendre. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a irrégulièrement oscillé entre un plus haut à 11 211,11 points et un plus bas à 11 092,07 points, avant d’afficher en préclôture 11 140,41 points, en baisse de 46,95 points sur la veille. Les Bourses européennes en demi-teinte Les menus et instables gains de Wall Street ont permis aux Bourses européennes de réduire leurs pertes dans l’ensemble jeudi, journée qui a vu en revanche une forte progression des banques allemandes. Deutsche Bank a pris 4,75 % et la Dresdner Bank 4,44 %, Goldman Sachs ayant relevé son objectif de cours pour les deux banques en 2000 et au-delà. La banque d’affaires estime que le projet de réforme fiscale allemand dopera les comptes des banques. Bonn entend ramener le taux de l’impôt sur les sociétés de 40 à 25 % à partir de 2001. Le record affiché par Wall Street la veille avait dopé les places européennes en matinée mais ce fut de courte durée car il est apparu que Wall Street ne rééditerait pas ses exploits jeudi. La retraite des places européennes est imputable à «des prises de bénéfices dans l’après-midi, sans thème majeur», a commenté Sharon Coombs (HSBC Securities). Au chapitre des hausses, on a distingué les valeurs de l’énergie, les cycliques, les producteurs de produits de base et la distribution. À mettre au débit des baisses, les pharmaceutiques, les conglomérats, les assureurs et les médias. L’indice STOXX 50 a perdu 0,19 % et l’Eurotop 100 0,18 %. Londres et Paris ont fini en baisse, cédant respectivement 0,61 et 0,67 %, tandis que Francfort, portée par les bancaires, a progressé de 0,33 %. Les pétrolières ont tiré parti d’une hausse des cours du brut à un pic de 19 mois de plus de $18 le baril, et ce à la faveur de statistiques signalant une accélération de la demande aux États-Unis. Royal Dutch a gagné 1,97 %. Par contre, Elf Aquitaine a glissé de 2,74 %, victime de sa résistance à l’OPE de TotalFina, qui elle-même a abandonné 1,07 %. Le compartiment des producteurs de matérieux de base a bénéficié d’un bond de 3,9 % du sidérurgiste ThyssenKrupp. De l’avis des opérateurs, cette progression est surtout imputable à un seul acheteur. Mais aussi, Morgan Stanley Dean Witter a relevé ses objectifs de cours sur quatre compagnies minières ou métallurgiques européennes, Pechiney, Rio Tinto, Billiton et Outokumpu. Pechiney a pris 2,30 % et le finlandais Outokumpu 4,48 %. Le secteur des médias a pâti d’une chute de 5,4 % de l’éditeur néerlandais Wolters Kluwer, victime de résultats de vente inférieurs aux prévisions de janvier à mai. Une fois de plus, le secteur bancaire français a tenu l’un des premiers rôles. L’OPA hostile de la BNP sur la Société Générale et sur Paribas a passé son dernier obstacle jeudi avec le feu vert du CECEI et du CMF, dernière étape avant les visas de la COB qui devraient être délivrés d’ici la fin de la semaine. Cette âpre bataille boursière devrait trouver une issue avec la clôture de l’ensemble des offres le 30 juillet. La BNP a perdu 0,5 %, la Socgen 1,6 %, mais Paribas a pris 1,6 %. Le Crédit Lyonnais a fait des débuts en fanfare en Bourse de Paris et affiché un gain de 13,76 % en clôture. Tokyo : hausse marginale La Bourse de Tokyo a fini jeudi en hausse marginale de 8,75 points, restant engluée, comme les jours précédents, au niveau des 18 000 points en l’absence de tout facteur nouveau. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a terminé la séance à 17 967,65 points. L’indice élargi Topix était, lui, en baisse de 7,93 points à 1 469,09 points dans un volume d’échange de 584 millions d’actions, contre 645 millions mercredi. Les investisseurs ont acheté tout un éventail d’actions, dont des valeurs électriques, des titres du secteur électronique grand public et de fabricants de semi-conducteurs, en s’attendant à une reprise de l’économie. Mais le marché se cherche des incitations nouvelles pour progresser, selon les opérateurs. «Le sentiment du marché est que toutes les incitations ont été épuisées et qu’il n’y a plus d’orientation», a estimé Mayumi Araki, de Daiwa Securities Co. Ltd. «Le marché a fait une petite pause cette semaine», après que le Nikkei a atteint les 18 000 points, a indiqué Tatsuo Kurokawa, de Nomura Securities Co. Ltd. «Les titres à prix élevés, qui avaient orienté le marché récemment, sont repartis à la baisse, les investisseurs désirant prendre leurs bénéfices», a-t-il ajouté.
Le dollar est resté confiné dans des limites très étroites hier au bas de la fourchette d’intervention élargie de la Banque du Liban (BDL) sur le marché des changes de Beyrouth. En procédant ainsi à l’achat de tout excès d’offres du billet vert à 1 502,00 LL tout en continuant à le proposer à 1 514,00 LL, la BDL est parvenue encore une fois à le faire clôturer au taux moyen indicatif de 1 508,00 LL, comme depuis le début de l’année. Mais compte tenu de la prépondérance de l’offre sur la demande du dollar, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier pratiquement au point inférieur d’intervention de la BDL, soit entre 1 502,00 et 1 502,25 LL, ont indiqué les cambistes de la place. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires de la journée d’hier aurait dépassé dix millions de...